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Du courage ! En finir avec ces trahisons qui nous tueront
Saporta Isabelle
FAYARD
16,70 €
Épuisé
EAN :9782213668871
Le courage serait un mot désuet. Un terme qui appartiendrait à un passé révolu, au temps où le "système", la "finance", les "lobbys", "Bruxelles" n'auraient pas encore fait main basse sur notre libre arbitre. A l'évocation de ce terme, vous verrez se dessiner un sourire au mieux gêné, plus souvent condescendant, sur le visage de nos élites. Depuis 15 ans, j'assiste, atterrée, à la mise à mort des agriculteurs vertueux assommés sous des tombereaux de normes et de réglementations tatillonnes. Depuis 15 ans, j'observe les lobbys dicter leur tempo, usant de leurs vastes réseaux pour stopper les réformes qui sauveraient notre santé et l'environnement. Depuis 15 ans, je constate, la boule au ventre, les mêmes reculades, la même stigmatisation de Bruxelles, le même travail de sape des grands argentiers mus par leur seul intérêt. Pendant ces 15 ans, les politiques ont été incapables de tenir bon et de s'élever pour protéger nos enfants des pesticides ou pour que nous sachions enfin ce que nous mangeons. Stop ! Assez de cette lâcheté. De sacrifier notre bien-être, notre planète et l'intérêt des générations futures. Si nos dirigeants ne souhaitent pas changer le monde, nous si. Et du courage, nous en avons à revendre.
Vous souvenez-vous des Shadoks, ces étranges oiseaux qui passaient leur vie à pomper, pomper, pomper et à inventer des machines toujours plus absurdes? Les Shadoks, aujourd'hui, c'est nous, ou plutôt notre agriculture. Onéreuse, elle ne respecte ni le pacte social qui la lie aux paysans, ni le pacte environnemental qui la lie aux générations futures, ni même lé pacte de santé publique qui la lie à chacun de nous. Les ressources d'eau sont gaspillées, polluées. Nous recevons chaque jour dans nos assiettes notre dose de pesticides et autres résidus médicamenteux. L'agriculteur ne s'en sort plus, et il est injustement voué aux gémonies, lui qui n'est que le bouc émissaire d'un système qu'il subit. Pendant deux ans, Isabelle Saporta a parcouru les campagnes françaises. Dans cette enquête, elle met au jour l'absurdité du système, en le remontant de la fourche à la fourchette. La conclusion semble s'imposer: puisque notre agriculture pose plus de problèmes qu'elle n'en résout, il est urgent de changer de cap. Des solutions existent, les mettre en oeuvre serait aisé. Il suffirait d'une seule chose: que nos élus fassent preuve d'un peu de courage politique. Or, aujourd'hui, ce courage semble faire cruellement défaut.
Deux générations boulot-surgelé-dodo, dépitées et navrées, s'étonnent de s'empâter, de se fatiguer, et de dépenser plus d'année en année. Chez les moins de trente ans, les frigidaires sont remplis de plats exotiques ou cuisinés, pizzas, compotes en boîte, salades variées sous plastique, jambon longue conservation et fromages pasteurisés. Résultat: 18 % des enfants sont en surpoids, 41 % des femmes, 57% des hommes. Et pour l'Assurance maladie, la mauvaise nutrition coûte huit cents millions d'euros par an.La connaissance des saveurs, le goût de ce que l'on mange est perverti par ce que nous vend la publicité qui déclenche les désirs et conditionne les achats massifs de produits light qui ne le sont pas ou d'alicaments qui relèvent de la pensée magique. Entre l'action des lobbies de l'industrie alimentaire et les directives européennes, entre la sophistication des emballages, le packaging Terroir, les absorbeurs d'odeur et les additifs de saveur, chacun de nous perd son latin, son moral et surtout sa santé. Isabelle Saporta appelle aujourd hui à la résistance contre cette manière de se nourrir qui est mauvaise pour notre palais, notre porte-monnaie (exemples à l'appui) et notre corps tout entier. Quelques notions de bonne alimentation doivent être données à l'école comme en famille. Sans se priver des grandes surfaces, il s'agit d'éviter une américanisation galopante, de maintenir des liens avec la campagne, de conserver des singularités, d'identifier des régions. Il s'agit, sans retourner dans le passé, de décider comment vivre mieux en mangeant autrement. Biographie de l'auteur L'auteur: Isabelle Saporta est journaliste à Marianne et à France Inter où, pendant quatre ans, elle travaillait avec Jean-Pierre Coffe. Elle a publié en 2006 Un si joli monde, un essai sur les altermondialistes.
Isabelle Saporta est journaliste. Elle a longtemps préparé les émissions de Jean-Pierre Coffe sur France Inter. Elle est l?auteur de documentaires, dont « Manger peut-il nuire à notre santé? »Vous souvenez-vous des Shadoks, ces étranges oiseaux qui passaient leur vie à pomper, pomper, pomper et à inventer des machines toujours plus absurdes? Les Shadoks, aujourd?hui, c?est nous, ou plutôt notre agriculture. Onéreuse, elle ne respecte ni le pacte social qui la lie aux paysans, ni le pacte environnemental qui la lie aux générations futures, ni même le pacte de santé publique qui la lie à chacun de nous. Les ressources d?eau sont gaspillées, polluées. Nous recevons chaque jour dans nos assiettes notre dose de pesticides et autres résidus médicamenteux. L?agriculteur ne s?en sort plus, et il est injustement voué aux gémonies, lui qui n?est que le bouc émissaire d?un système qu?il subit. Pendant deux ans, Isabelle Saporta a parcouru les campagnes françaises. Dans cette enquête, elle met au jour l?absurdité du système, en le remontant de la fourche à la fourchette. La conclusion semble s?imposer: puisque notre agriculture pose plus de problèmes qu?elle n?en résout, il est urgent de changer de cap. Des solutions existent, les mettre en ?uvre serait aisé. Il suffirait d?une seule chose: que nos élus fassent preuve d?un peu de courage politique. Or, aujourd?hui, ce courage semble faire cruellement défaut.
Résumé : Sur les terroirs de la viticulture française, derrière les étiquettes prestigieuses de nos bouteilles, se joue un impitoyable Dallas hexagonal avec ses rivalités, ses haines viscérales, ses intrigues et ses coups bas. Une tragi-comédie sur fond de spéculation, dans laquelle une poignée de winemakers rusés et rivaux se font la guerre, où les pesticides utilisés semblent bien plus nocifs que l'on veut nou,s le faire croire, et où le classement des grands crus demeure un mystère. Mais chut... car notre vin dissimule des enjeux colossaux. Véritable or rouge, il est devenu le pétrole moderne que s'arrachent à des prix indécents les gros industriels et les investisseurs asiatiques sous le regard bienveillant de nos services publics. Une enquête inédite sur l'une des gloires de notre patrimoine protégée par une loi du silence qui résiste à tous les scandales.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.