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Le but, c'est le chemin
Santini Pierre ; Renaud André ; Cadiot Jean-Michel
ERICK BONNIER
20,00 €
Épuisé
EAN :9782367600499
Depuis plus d'un demi-sie`cle, Pierre Santini, acteur franco-italien, se donne sur les planches de France avec passion, accomplit avec bonheur son me´tier de come´dien, d'homme de the´a^tre, sans se me^ler du star-system. Cyrano et Figaro sont les deux ro^les qu'il a le plus aime´s. Mais il y a aussi des personnages comme Henri VIII ou Gaston Dominici. Et des centaines d'autres. He´ritier d'une culture conjuguant l'Italie de son pe`re, artiste-peintre, et de sa me`re franc¸aise, il est forme´ a` la fin des anne´es 50 a` l'e´cole Charles dullin par Wilson, vilar, darras. Il est plonge´ dans le grand bain en 1959 dans Crapaud-buffle d'Armand Gatti, mis en sce`ne par Planchon. Puis il devient un acteur-cle´ au TNP, a` Paris et a` villeurbanne. Il est au c?ur de l'aventure du the´a^tre populaire de´centralise´, un " transhumant ", travaillant avec d'autres grands metteurs en sce`ne : Gabriel Garran, a` Aubervilliers, Re´thore´, au TEP. Paralle`lement, il s'affirme comme une vedette du petit e´cran dans des se´ries tre`s populaires des anne´es 60, 70 et 80: Seule a` Paris, l'Homme de Picardie, Franc¸ois Gaillard, les Cinq dernie`res minutes. Il s'affiche aussi au cine´ma. Pierre Santini ne s'arre^te jamais. Il dirige deux the´a^tres, celui des Boucles de la Marne et de Mouffetard, cre´e ses propres compagnies. Il chante Paolo Conte. C'est un come´dien engage´, toujours a` gauche, qui repre´sente les acteurs, en mai 68 et pour de´fendre la profession de´chire´e, malmene´e, les beaux textes, le the´a^tre accessible a` tous. Il a lance´ les premiers " Molie`re ". Il refuse un the´a^tre soumis au diktat de l'argent. Il pre´side aussi " Cultures du coeur ". Sa vie est e´maille´e de fabuleuses rencontres.
Biographie de l'auteur Grand reporter au Monde, Benoît Hopquin est l’auteur chez Calmann-Lévy de Ces Noirs qui ont fait la France (2009) et de Passage de témoin (2011), dialogue entre Raymond Aubrac et Renaud Helfer-Aubrac.
Cet ouvrage retrace pour la première fois dans toute son étendue l'oeuvre paysagère de l'ingénieur Adolphe Alphand (1817-1891), l'une des personnalités les plus importantes, et les moins connues, de l'urbanisme parisien de la seconde moitié du XIXe siècle. Proche collaborateur du préfet Haussmann, et son héritier à la tête des travaux d'aménagement de la capitale, pendant presque quarante ans Alphand a dirigé la création du réseau des "espaces verdoyants" de Paris, c'est-à-dire de ce réseau de squares, jardins et promenades plantées qui, devenu un modèle de référence dans le monde entier, continue aujourd'hui à marquer l'espace public de la capitale, son imaginaire et ses usages. Grâce à une longue enquête menée dans des archives en partie encore inexplorées, ce livre révèle une dimension inédite des Grands Travaux qui ont transformé Paris en "capitale du monde" . A la tête d'une équipe pluridisciplinaire composée de techniciens de haute volée - ingénieurs, paysagistes, horticulteurs, architectes - Alphand élabore une vision globale du rôle du végétal dans l'aménagement urbain. Ainsi, en faisant de la "nature" l'une des matrices de la fabrique urbaine, il en invente les paysages.
L'auteur a quitté ce bas-monde. Il se retrouve dans un univers fabuleux où, depuis la nuit des temps, toutes les paroles et toutes les écritures sont recensées dans des archives universelles. "Le Chroniqueur des ténèbres" produit les documents utiles autant que de besoin. A peine installé dans la tombe, Feu l'auteur est interpelé par Alice, un personnage qui apparait dans plusieurs de ses romans. Elle lui reproche de l'avoir mise au monde virtuel de la littérature pour traduire un fantasme de femme sublimée et justifier ainsi son incapacité à aimer réellement. "Le Chroniqueur des ténèbres" ponctue le dialogue d'extraits d'ouvrages de Feu l'auteur.
Depuis le début de la Ve République le collège a connu bien des changements et des bouleversements mais donne pourtant le sentiment depuis bientôt vingt ans qu'il ne répond plus aux besoins et aux attentes de la population scolaire qu'il accueille. Un collège en marche ! Voilà ce que propose cet ouvrage. Un collège qui réfléchit à sa mission et qui prend le temps de donner du sens à tout ce qu'il met en place. Un collège qui prend le temps de rendre explicites ses intentions et ses moyens. Et cela dépasse largement la réforme du collège. Cet ouvrage s'adresse aux enseignants et aux équipes de vie scolaire. Ils y trouveront des pistes d'organisation et des outils indispensables pour le travail d'équipe et l'accompagnement de leurs élèves. Il s'adresse bien évidement aux chefs d'établissement, responsables de la mise en oeuvre de la nouvelle organisation du collège au plan local, désireux de mettre leurs équipes en réflexion. Ils pourront également s'inspirer des propositions et utiliser les outils proposés lors de journées pédagogiques. Enfin, ce livre pourra également permettre aux parents qui souhaitent en savoir plus sur la réforme du collège, au-delà des informations partielles et parfois partiales que l'on peut entendre ou lire dans les médias, de se faire une idée sur ce que pourra être le collège dans lequel leur enfant étudiera demain.
Qui sommes-nous ? " : cette question continue d'agiter l'esprit des Libanais, qui s'interroge sur leur identité, sur la légitimité historique du Liban et sur le rapport de ce dernier avec la Syrie, si proche et si lointaine. Ce livre revient sur la proclamation du Grand Liban par le général Gouraud en 1920, qui deviendra six ans plus tard la République libanaise. Après avoir présenté tous les projets territoriaux en compétition à l'époque de la partition du Levant, François Boustani nous entraîne sur les circonstances de la naissance de l'entité libanaise et nous raconte la réaction des différentes communautés face au projet libanais. Cette identité libanaise en construction est traversée depuis un siècle par des conflits, des dissensions, mais aussi par l'altérité et la négociation entre les communautés, qui aboutissent actuellement sous nos yeux à une volonté de vivre ensemble. Dans cette Histoire du Liban se trouve une page méconnue de l'Histoire de France : celle des écoles des congrégations catholiques françaises au Levant qui ont contribué à l'émancipation des Libanais, celle du commerce de la soie avec Lyon qui a développé l'économie de la Montagne libanaise, enfin celle du mandat français qui a permis, en vingt-cinq ans, l'édification de l'Etat libanais. De cette rencontre féconde est né un espace de liberté et un foyer de rayonnement de la culture française sur les rivages orientaux de la Méditerranée, qu'il convient de préserver.
La plus jolie fille de Paris. Qui est-elle ? Sait-on jamais vraiment qui sont les gens ? En tous les cas, elle risque de vous surprendre. Comme tous les personnages de ces années grandioses, qui s'éparpillent joyeusement des fifties jusqu'aux seventies. Tout y était possible nous en a-t-on dit. A condition de ne pas sortir des clous. Parce qu'entre les yéyés, les rockys, les beatniks, les fachos et quelques guerres sans en avoir l'air, tout n'était pas forcément rose. Parenthèse enchantée sur le papier. Presque parfaite. Oui mais. Il suffit parfois de soulever un coin du tapis pour déterrer de drôles de surprises et de curieux cadavres. On y croise aussi des petites histoires qui auraient bien aimé faire partie de la grande. Des âmes décalées ou recalées dans une société mutante qui allait déjà beaucoup trop vite pour elles. Alors on pouvait toujours essayer de rire, de rêver sa vie, à défaut de vivre son rêve. Autant dire que derrière le pop, le wild et le glossy, des larmes discrètes, secrètes parfois, font couler le rimmel et fader les sourires. C'était sans doute le début de la fin pour toutes les utopies, même si elles s'y montraient encore touchantes, papier glacé et sucre glace, politesse et pince à vélo. Ou calandres chromées et crans d'arrêt. Qui saura qui saura ? Qui croire surtout ? Celles et ceux qui en auront été ou ces autres-là qui sont carrément passés à côté ? Orgueils mouchés, légendes défaites, ballades en marge, doutes et souffrances au beau milieu de ces pages souriantes et presque trop polies, écrites à l'encre de guimauve et de coca-cola. Moments de grâce fugaces, figés, saisis dans le glacis technicolor. Voilà, c'était les heures de gloire... mais à la gloire de quoi ?
Elle, Odette, Bretonne, fille d'ostréiculteurs, diplômée mais pas que, travaille à la Sorbonne, milite pour des causes nobles, justice sociale, droits de l'Homme, liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes. Nous sommes en 1950. Lui, Mohand, Algérien, grand, balèze, déteste l'hypocrisie et les esprits tordus. Né en Kabylie, montagnard de père en fils, berger ayant le certif en poche, il s'expatrie. Motif récurrent, gagner un peu de monnaie. Lieu de leur rencontre, qu'ils n'ont pas choisi, Paris. Rencontre abracadabrantesque. Tout de suite, elle lui saute au cou. Puis, très amoureuse, elle veut qu'ils se marient. Lui acquiesce. La noce, précipitée, fut célébrée en Bretagne, chez les parents d'Odette. Mohand découvre la dégustation des huîtres vivantes. Il fait la grimace mais il finit par reconnaître que c'est bon. Rien à voir avec les cuisses de grenouilles auxquelles il a refusé de goûter. Pauvres bestioles. Le coup de foudre d'avant-avant hier s'étiole dès la naissance du premier bébé. Odette se pose alors des questions. S'est-elle gourée en épousant le Viking du Djurdjura ? Le mariage mixte est-il responsable de la débâcle de ce couple ? Congé lui est donné. Jamais il ne s?est insurgé. Jamais il n?a élevé la voix. Odette l?a façonné, l?a cultivé, le poussant à lire, puis elle l?a chassé. Ne sachant que faire, Mohand reste à Paris jusqu?à sa retraite. Puis il retourne en Kabylie.
Mon voeu le plus cher est de pouvoir consigner par écrit mon histoire de presque cinq ans dans un terrible lieu d'incarcération. Si j'en contais oralement, ne serait-ce que quelques fragments, les auditeurs se moqueraient de moi, me prendraient pour un halluciné délirant, voire un fou à lier... " Mon témoignage, je le veux écrit, espérant qu'il me survivra et tombera sous les yeux d'un lecteur avisé, intelligent et sensé... " A égale distance de Souvenirs de la maison des morts de Dostoïeski et des reportages concernant la prison d'Abou Ghraib en Irak, ce roman nous entraîne aux confins de l'enfer. En courts chapitres qui claquent comme autant de coups de fouet, l'auteur ne laisse aucun répit à son lecteur, le tenant en haleine jusqu'à la dernière page. Et peut-être le plus étonnant est-il cet humour qui domine les pires souffrances, les plus atroces tortures, et qui confère à cette oeuvre hauteur et humanité.