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Le ver était dans le fruit. Un christianisme en dégénérescence...
Santaner Marie-Abdon
CERF
20,90 €
Épuisé
EAN :9782204086806
Quand l'Évangile devient une doctrine, il cesse d'être source de vie et peut se transformer en principe de mort. " Cette phrase du philosophe Éric Voegelin dit en deux lignes de quelle dégénérescence parle cet ouvrage. L'auteur y analyse, siècle après siècle, la dérive qui, petit à petit, a substitué à la démarche du croire-en-l'autre, vécue par Jésus-Christ, celle de croire des vérités érigées en doctrine. On voit comment cette dérive, au bout d'un certain nombre de siècles, se traduit en bûchers d'Inquisition et guerres de religion. On voit aussi pourquoi le christianisme n'a pas pu empêcher les grands conflits, d'abord entre nations puis entre groupes idéologiques, qui ont dévasté l'Europe et ensuite le monde à partir d'un Occident réputé chrétien. De tels aboutissements obligent à repenser la démarche du croire chrétien pour ce qu'elle est vraiment : une démarche de tout l'être humain, avec son intelligence certes, mais tout autant avec sa volonté et son affectivité. Sous ces deux derniers aspects, même si les théologiens n'en avaient cure, elle n'a jamais cessé d'être vécue dans le peuple croyant, depuis saint Martin et saint François d'Assise jusqu'à saint Vincent de Paul et l'Abbé Pierre. Le pape Jean XXIII en avait l'intuition lorsqu'il fixait comme objectif à Vatican II d'être un concile pastoral et non pas dogmatique. N'est-ce pas un objectif que devrait se donner le christianisme lui-même s'il veut retrouver crédit auprès de tant d'hommes de bonne volonté pour qui il n'est guère qu'une idéologie parmi d'autres ?
Dans un contexte où le recours au numérique est quasi quotidien, notamment pour évaluer ou choisir le moindre produit ou prestation de service, il devient impératif pour le vétérinaire de comprendre les enjeux de sa présence numérique, et de ne pas subir mais savoir utiliser au mieux les outils à notre disposition. Ce guide pratique, rédigé spécifiquement pour les praticiens, permet de découvrir pas à pas les espaces où être présent, comment les gérer, comment répondre efficacement aux attentes de ses clients, mais aussi comment organiser le travail de son équipe pour l'adapter à ces nouveaux enjeux. Il consacre une partie aux bases à mettre en place pour installer sa présence sur le réseau numérique (site internet, référencement, médias sociaux...) et conseille ensuite les démarches à instaurer pour assurer une veille numérique efficace. Nul besoin d'être passionné par le numérique pour comprendre les enjeux clairement décrits par l'auteur. Les démarches, abondamment illustrées par des captures d'écran, permettront également de rapidement se familiariser avec les outils du web. Ce guide pratique constitue une mine d'informations réactualisées.
L'ouvrage de Sebastian Santander cherche à restituer dans une perspective globale le régionalisme de l'après-guerre froide. Résolument interdisciplinaire, il mobilise les études comparées, les relations internationales, les études latino-américaines et européennes. Son originalité est double. Comme l'écrit Mario Telo dans sa Préface, c'est " l'œuvre d'un chercheur qui connaît de l'intérieur la vie de plusieurs pays latino-américains " et d'un " spécialiste des études sur l'Union européenne et ses relations internationales ". C'est aussi une " étude des facteurs externes, exogènes, du régionalisme latino-américain ", entre autres du " triangle atlantique ", incluant les deux puissances du Nord, l'Europe et les Etats-Unis " : Sebastian Santander y analyse les visées hégémoniques du projet régionaliste promu dans les Amériques par les Etats-Unis et la stratégie d'exportation du modèle d'intégration et de gouvernance régionale de l'Union européenne. Fondé sur la tension théorique entre deux pôles, l'International political Economy et l'institutionnalisme, l'ouvrage, poursuit le président de l'Institut d'Etudes européennes de l'ULB, met " en exergue le lien profond entre régionalisme et mondialisation néo-libérale " - appréhendé à travers les idées, les politiques d'adaptation ou les ruptures avec les traditions étatistes en économie - , mais aussi les " facteurs politiques, internes et externes, qui expliquent l'émergence d'un " régionalisme stratégique " (..) Cette tension théorique présente donc une logique évolutive " : Sebastian Santander le démontre, " l'approche politico-stratégique du néo-régionalisme s'impose en raison de l'instabilité et de l'hétérogénéité du système international de l'après-guerre froide, de la fragilité de la globalisation, de la stagnation de l'OMC, des tensions géopolitiques transatlantiques qui opposent l'Europe et l'Amérique latine d'un côté, les Etats-Unis de l'autre, après les attentats du 11 septembre ".
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...