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Cahiers d'enfrance
Sansot Pierre
PAYOT
8,75 €
Épuisé
EAN :9782228888233
J'ai tenté de restituer une certaine joie de l'enfance, une vacance de l'être, un univers de l'école qui maintenant s'éloigne de nous au point de paraître légendaire avec ses objets fétiches comme le buvard, le cahier de vacances, le carnet de notes, avec ses figures de proue comme le Cancre, le Fayot, le Crack. Au lieu de raconter une histoire, la mienne ou celle d'un autre, j'ai préféré me montrer attentif à ces objets et à délivrer ces figures, délivrer, autant que possible, leur charge poétique, leur sur-réalité. " C'est pourquoi le narrateur n'apparaît jamais. Le lecteur découvre à peine quelque constance dans sa manière d'être : heureux de vivre pleinement son enfance et d'observer ses camarades, émerveillé de participer à une liturgie dont il cherche à deviner le sens ".
L'originalité de ce livre tient au regard porté sur les classes populaires, leurs loisirs, leur culture, un "'goût commun pour les bonheurs simples''. De là des descriptions précises, savoureuses et parfois nostalgiques sur les bals du 14-Juillet, le bricolage, le camping, les rituels de la vie domestique, les scènes de ménage, le football des trottoirs, la légende dorée du Tour de France... Biographie de l'auteur Anthropologue, Pierre Sansot (1928-2005) a enseigné à l'Université Paul-Valéry de Montpellier. Il a publié plusieurs ouvrages, notamment: Poétique de la ville (Klincksieck-Méridiens), Jardins publics, Les pilleurs d'ombres, Les vieux ça ne devrait jamais devenir vieux, Cahier d'en France, Du bon usage de la lenteur (Payot)."
Résumé : La conversation n'est pas seulement un passe-temps agréable destiné à nous délasser du travail ou à nous divertir de nos tracas, mais tout autant une occasion d'entrelacer notre existence à d'autres que nous, en toute liberté et selon notre humeur. Nous y découvrons notre capacité à plaire, et aussi à savoir écouter. Mais alors, comment la distinguer du dialogue ou de l'entretien ? La correspondance et la causerie ne sont-elles pas des formes plus achevées de la conversation ? Pouvons-nous converser avec Dieu, avec les poètes disparus, entre amoureux, et dans quelles conditions ? A quels signes reconnaître l'horrible bavardage ? Comment éloigner les goujats, les fâcheux, les êtres suffisants qui, dans leur complétude, n'ont rien à attendre de nous, les ironistes aussi, à la froideur dérangeante ? Dans cette satire joyeuse de nos temps de " communication ", Pierre Sansot poursuit son projet singulier, récemment marqué par un Bon usage de la lenteur, de la marche ou de la séduction. De cette conversation ordinaire qui n'est pas l'apanage de quelques nantis, nul n'est exclu, à condition d'apporter son écot, en l'occurrence des phrases, des pensées, des élans de l'esprit qui lui appartiennent en propre.
On a souvent reproché aux jardins publics d'être impersonnels. Pierre Sansot y voit au contraire des lieux de rencontres, parfois de heurts, en tout cas d'émotions partagées. De Grenoble à Montpellier, en passant par Paris, il les a observés au fil des matins et des soirées, saison après saison. Il en restitue la beauté déconcertante, les personnages qui les habitent quotidiennement (gardien, mère de famille, enfants brailleurs, dragueur, commère, petites gens, paumés, simples passants) et les rituels qui s'y déroulent, montrant que pour être authentique un jardin se doit tout à la fois d'éblouir nos sens et de nous interroger sur notre destinée.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi
Résumé : Les hommes sont, plus souvent qu'on ne le reconnaît, hystériques. Ceux-là affectent d'être pervers ou prétendent que le sexe ne les intéressent pas, souffrent d'impuissance, de frigidité du sentiment ou d'éjaculation précoce. Mais que craignent-ils donc de rencontrer chez la femme ? A travers les grands textes fondateurs de notre imaginaire (la Bible, Shakespeare, Cervantès, mais aussi Alfred Jarry ou Albert Cohen), à travers surtout Don Juan, et en s'appuyant sur les analyses de Spinoza, Charcot, Freud et Lacan, le psychanalyste Jean-Pierre Winter dessine les contours d'un homme perpétuellement instable, décevant, toujours ailleurs et toujours dans l'attente.