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Berlin. Histoire, promenades, anthologie et dictionnaire
Sanson David ; Buffet Cyril ; Richard Lionel ; Col
BOUQUINS
31,01 €
Épuisé
EAN :9782221125700
Avant de (re)devenir l?emblème d?un jeune pays, Berlin a été la capitale d?un siècle : celui qui vient de s?achever, et dont l?effrondrement du Mur a précipité la fin, en même temps, pensait-on, que celle de l?Histoire. Mais avant ce XXe siècle qu?elle a symbolisé jusque dans ses espoirs les plus fous, jusque dans ses déchirements les plus aberrants, Berlin a d?abord été cette "Athènes de la Spree" rêvée par un despote éclairé, Frédéric II le Grand, qui voulait en faire un phare des Lumières européennes. Elle est ensuite devenue, durant la seconde moitié du XIXe siècle, l?une des plus grandes cités industrielles de la planète, "le Chicago de l?Europe" selon Mark Twain? Depuis 1989, cette capitale gigantesque, dont la nature occupe près de la moitié de la surface, a cristallisé en accéléré la plupart des changements structurels qui n?avaient affecté les autres grandes villes européennes que progressivement depuis les années 1960. C?est une ville-laboratoire, qui cache sous des atours placides une effervescence qui attire les créateurs du monde entier. Cet ouvrage s?articule en quatre parties, entre lesquelles le lecteur est invité à vagabonder librement. La première, "Histoire", relate les principaux événements qui ont marqué l?histoire politique, sociale, mais aussi urbanistique de la ville. Le volet concernant l?histoire contemporaine passe en revue les enjeux auxquels est aujourd?hui confrontée la capitale de la troisième puissance économique mondiale. Treize "Promenades" viennent ensuite proposer autant de chemins buissonniers pour parcourir, et regarder, Berlin autrement : à travers sa tradition cosmopolite ou sa dimension bucolique, par le prisme de son histoire musicale ou sur les traces de quelques-uns de ses plus glorieux flâneurs? Suit une "Anthologie littéraire" présentant un large éventail de textes d?écrivains allemands, mais aussi étrangers, du XVIIIe au XXIe siècle, d?E.T.A. Hoffmann à Marie Ndiaye, en passant par Alfred Döblin ou Vladimir Nabokov, parmi lesquels plusieurs traductions de textes inédits. Un "Dictionnaire" fournit enfin, au-delà des entrées classiques (monuments, personnalités, etc.), des mots-clés permettant de pénétrer intimement au coeur de l?histoire, de l?imaginaire et du quotidien de Berlin. Des cartes, un index et une bibliographie viennent compléter ce panorama.
Zweig Stefan ; Dermoncourt Bertrand ; Sanson David
Résumé : Publiés "à chaud" entre août 1914 et août 1918, les textes réunis ici - articles, manifestes et reportages inédits en français sur sa propre expérience des combats et sur le bouleversement de l'Europe - montrent l'évolution de Stefan Zweig à un moment clé de l'histoire et de sa vie. On y découvre que ses positions pendant la Grande Guerre sont mouvantes, complexes, sinon contradictoires : elles ont changé l'homme et transformé l'artiste, lui donnant une épaisseur qu'il n'avait pas. Zweig, qui revendiquait une pensée humaniste, semble abdiquer, confronté à la réalité de la guerre. Dans un premier temps, il est, comme bien d'autres, emporté par le déferlement des passions et par un élan patriotique quasi mystique. Puis il rejoint peu à peu les idées pacifistes de son ami Romain Rolland, notamment après son voyage en Galicie de juillet 1915 durant lequel il constate les horreurs "réelles" du conflit. A partir de 1917, Zweig prend peu à peu le rôle d'un "guide spirituel" pour l'Europe, en signant de nouveaux textes, dont un saisissant "Eloge du défaitisme", où il cherche à résister au "bourrage de crâne" qui s'exerce sans relâche sur les consciences individuelles. Un siècle après, cet appel à la résurrection de l'esprit retentit avec plus de force que jamais.
Zweig Stefan ; Sanson David ; Dermoncourt Bertrand
Résumé : Sont réunis ici pour la première fois deux textes de Stefan Zweig consacrés à Gustav Mahler : le long poème, "Der Dirigent", "Le chef d'orchestre", et l'essai en forme de portrait-souvenir, "Gustav Mahlers Wiederkehr", "Le retour de Gustav Mahler".
Zweig Stefan ; Sanson David ; Ollendorff Guillaume
Résumé : Stefan Zweig est un chroniqueur virtuose de son époque. Dans Mélancolie de l'Europe, il sonde un climat fiévreux, plein de menaces ; et se dessine le cheminement intellectuel d'un humaniste qui, au fil d'une actualité tragique, va se doubler d'un pacifiste de plus en plus convaincu. Les textes réunis ici - articles, manifestes, conférences - illustrent certaines facettes peu connues de son auteur qui, après quelques errements nationalistes, s'est engagé de plus en plus intensément en faveur de la paix, sous l'influence de son ami Romain Rolland. Et le lecteur de se nourrir de quantité de réflexions sur l'histoire mouvementée du continent ainsi que sur les possibilités de son unification.
Cet ouvrage, le premier à paraître en France sur le sujet, traite de la vie et de l'oeuvre du compositeur estonien Arvo Pärt - le plus joué aujourd'hui dans le monde. Publié avec la participation active de l'artiste, il est essentiellement constitué d'une conversation entre Arvo Pärt et le musicologue italien Enzo Restagno. Pour la première fois, l'auteur de Tabula Rasa revient sur son parcours et son esthétique. En complément, on trouvera une "introduction au style tintinnabuli", par Leopold Brauneiss. Ces deux textes ont été traduits par David Sanson, également auteur de l'avant-propos. Comme tous les volumes de la collection "Classica", ce Pärt est enrichi d'une chronologie, d'une bibliographie, d'une discographie et d'un index.
Schopenhauer Arthur ; Raymond Didier ; Dietrich Au
Résumé : Les Parerga et Paralipomena, titre grec qui signifie " Accessoires et Restes ", connurent un immense succès en Allemagne à leur parution, en 1851, et furent traduits en France entre 1905 et 1912. Bien qu'ils comptent parmi les textes majeurs d'Arthur Schopenhauer, ils n'ont fait l'objet, depuis, que de parutions marginales. Ils offrent pourtant aux lecteurs de l'auteur du Monde comme volonté et comme représentation un véritable kaléidoscope des grands thèmes traités par le philosophe : l'ennui, le désespoir, la bouffonnerie des comportements humains. Son pessimisme, qui lui fait dire que " la vie est une affaire qui ne couvre pas ses frais ", connaît ici de nouveaux développements dans ses articles Sur le suicide ou Le Néant de la vie. Schopenhauer propose un art de vivre pour remédier à la douloureuse condition humaine, sous la forme de conseils et de recommandations, comme de pratiquer avec prudence la compagnie de femmes. L'Essai qu'il consacre à celles-ci connut un vif succès auprès d'écrivains français tels Maupassant, Zola, Huysmans et tant d'autres dont Schopenhauer a nourri la misogynie. Evoquant l'influence considérable de la pensée de Schopenhauer sur les créateurs de son temps, Didier Raymond souligne le paradoxe qui veut que son pessimisme ait eu sur beaucoup d'entre eux " les effets bénéfiques d'une libération longtemps attendue. Sa philosophie, écrit-il, confère enfin une certitude au sentiment de désespérance, d'extrême lassitude de l'existence ". Par sa perspicacité philosophique et sa lucidité psychologique, comme par la clarté et la lisibilité de son écriture, cet ouvrage reste à cet égard un stimulant inépuisable.
De La Tombe (1917) au Défi d'outre-espace (1935), voici, en trente et un contes et nouvelles, une palette très complète de l'inspiration de Lovecraft lorsqu'elle n'évoque pas le mythe de Cthulhu. L'argument de certaines de ces histoires annonce ce mythe à une époque où l'auteur ne l'avait pas encore cerné. D'autres témoignent de son génie pour renouveler avec un modernisme étonnant les archétypes du fantastique traditionnel: fantômes, vampires, sorcières, satanisme, nécrophilie... Les unes et les autres révèlent une maîtrise de l'atmosphère et un sens du récit faisant de Lovecraft l'un des plus grands auteurs fantastiques. Ce premier ensemble d'histoires est suivi par un second moins connu, car composé des travaux de "nègre" non signés par Lovecraft bien qu'il en soit l'auteur principal ou même unique. Ces deux ensembles de nouvelles sont complétés par Fungi de Yuggoth (cycle de poèmes fantastiques), par l'essai Epouvante et surnaturel en littérature, et par un choix de documents retraçant la vie de Lovecraft selon sa femme et selon ses proches amis.
Ce livre offre un formidable voyage dans le temps et l'espace à travers toutes les substances psychotropes et leur imaginaire : de l'Inde védique à l'époque contemporaine des drogues de synthèse, des pharmacopées antiques et moyenâgeuses à la vogue moderne des psychostimulants en passant par l'opiophagie britannique, le cannabis romantique, l'opiomanie coloniale, la morphine et l'éther fin-de-siècle, l'invention du "junkie" au XXe siècle et la révolution psychédélique des années 60. S'il révèle une pratique universelle, il peut aussi se lire comme une histoire parallèle de la littérature mondiale tous genres confondus puisqu'on y trouve des poèmes, des récits, des romans, des nouvelles, du théâtre, des lettres, des journaux intimes, des essais, des comptes rendus d'expériences, des textes médicaux et anthropologiques... Précédée d'un prologue autobiographique de l'auteur, cette somme se divise en quatre grandes parties : Euphorica (opium, morphine, héroïne), Phantastica (cannabis, plantes divinatoires, peyotl et mescaline, champignons hallucinogènes, LSD), Inebriantia (éther, solvants), Excitantia (cocaïne et crack, amphétamines, ecstasy, GHB). Pour chaque drogue, à la suite d'un développement sur son histoire sacrée, médicale et culturelle, est proposée une anthologie chronologique de textes précédés d'introductions détaillées. Avec plus de 300 textes signés par 220 auteurs où les grands classiques obligés et les expérimentateurs célèbres côtoient des signatures moins connues tout aussi fascinantes et d'autres désormais oubliées, cette entreprise jusque-là inédite en français et sans équivalent dans une autre langue propose autant de récits d'expériences qui, comme l'écrit Cécile Guilbert, sont "à l'image de la vie même, tout à la fois joueuse et risquée, traversée d'effrois et d'extases, illuminée par la connaissance par-delà le bien et le mal, la culpabilité et l'innocence".
Depuis trois quarts de siècle, le Kobbé est l?ouvrage de référence des amateurs d?opéras dans le monde entier. Paru pour la première fois en 1922 ? quatre ans après la mort accidentelle de son auteur, Gustave Kobbé (1857-1918), écrasé par un hydravion alors qu?il faisait du bateau au large de Long Island ?, cette bible des mélomanes a connu d?innombrables rééditions et de nombreuses traductions.À trois reprises (1954, 1976, 1985), Lord Harewood ? qui a dirigé pendant plus de vingt ans le Royal Opera House de Londres, puis l?Opéra de Covent Garden ? a complété et mis à jour cet incomparable instrument de travail.Aujourd?hui, il présente, secondé par Antony Peattie, une version entièrement renouvelée. Enrichi de soixante oeuvres nouvelles, portant à près de cinq cents les opéras répertoriés, le Nouveau Kobbé présente, par ordre alphabétique des compositeurs, des analyses fouillées et faciles à lire d?un répertoire en constante évolution. Un classique dont le succès ne se dément pas.
Pourquoi une telle somme ? Parce que d?hier à aujourd?hui l'avenir de l'Europe s'est largement joué dans les Balkans, où les puissances occidentales et russe n'ont guère cessé d'intervenir, sans que leurs opinions publiques soient éclairées sur les enjeux. Ce troisième volume guide le lecteur dans les méandres actuels de la région, depuis la consolidation des démocraties populaires, puis l'effondrement de la dictature militaire grecque jusqu'à l'éclatement du glacis soviétique et les terribles conflits qui s'en sont suivis. Il s'achève sur les espoirs et les désillusions suscités par l'Union européenne - de l'enthousiasme démocratique aux ambiguïtés de la sécession kosovare et aux cures d'austérité brutalement imposées aux peuples. En définitive, cette somme dessine l'histoire de l'ensemble aux destins indissociables que forment la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la Serbie, le Kosovo, l'Ancienne République yougoslave de Macédoine, l'Albanie, la Bulgarie, la Roumanie, la Turquie, la Grèce et Chypre. Elle est présentement un ouvrage unique.
Raconter l'Europe. Pas celle de l'Union, mais l'Europe pluriséculaire : celle du XXe siècle aux mémoires brûlantes, mais aussi celle d'Athènes, de Rome et de Jérusalem, de la Raison et des Lumières, des croisades, des révolutions et de la colonisation. Raconter l'Europe à travers son imaginaire, ses utopies, ses démons, ses trous noirs, tout ce qui, dans le passé, irrigue le présent et constitue la mémoire : l'histoire telle qu'elle a été vécue par les peuples. Une traversée de vingt-cinq siècles d'histoire, conduite par un collectif de chercheurs du monde entier, pour tenter de comprendre qui nous sommes, d'où nous venons, où nous allons. Et retrouver, enfin, la profondeur d'un "nous" européen.
Pourquoi une telle somme ? Parce que dans cet Orient de l?Europe, où les passés byzantin et ottoman ont lié les vieilles identités religieuses aux nouvelles identités nationales, a éclaté le premier conflit mondial. Parce que les faiblesses économiques héritées de l?histoire ont rendu les structures politiques importées d?Europe occidentale particulièrement vulnérables à la crise de 1929 et à la diffusion de régimes totalitaires dans les années 1930. Parce que géographie et politique expliquent tout à la fois une occupation allemande particulièrement sauvage en Grèce et en Yougoslavie, puis la transformation de la région en un des points chauds de la guerre froide. D?une guerre l?autre, ce deuxième volume conduit le lecteur du refoulement de la puissance turque hors de l?Europe lors des guerres balkaniques de 1912-1913 et de la liquidation d?un hellénisme d?Asie Mineure deux fois millénaire en 1922-1923, à la constitution, notamment à travers la guerre civile en Grèce, des blocs antagonistes à partir de 1947.