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DU REEL A L'ORDINAIRE QUELLE PHILOSOPHIE DU LANGAGE AUJOURD'HUI?
SANDRA LAUGIER
VRIN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782711613939
La question du réalisme a occupé, dans la seconde moitié du XXème siècle, l'essentiel des débats de la philosophie analytique, qui a ainsi retrouvé certains des soucis de la philosophie traditionnelle. Mais n'est-ce pas la volonté même d'affirmer ou de justifier un réalisme philosophique qui nous éloigne du réel, du réalisme au sens ordinaire, et nous conduit à cette alternative stérile entre relativisme et naturalisme qui semble souvent dominer les débats contemporains ? C'est la question critique posée par la philosophie du langage ordinaire, telle qu'elle a été définie et pratiquée par Austin et, en un sens, Wittgenstein. Ce livre voudrait en faire entendre la voix (la «voix de l'ordinaire») et contribuer ainsi à une meilleure perception de l'histoire de la philosophie du XXème siècle, en rendant tous ses droits, aujourd'hui, à une tradition encore trop méconnue.
Résumé : Les séries télévisées, comme toute "? culture populaire ? ", transforment la définition de l'art : d'objet de distinction, il se fait oeuvre d'éducation morale et politique. En mettant en avant des questions politiques, et en y apportant des réponses radicales, elles éveillent les sensibilités sur des enjeux contemporains majeurs. Menace terroriste et espionnage (Homeland, The Americans, Le Bureau des légendes), ambition personnelle des dirigeants (Game of Thrones, Baron Noir), éthique du capitalisme néolibéral (The Good Place), féminisme et intersectionnalité (Orange is the New Black, I May Destroy You, Killing Eve), conflit israélo-palestinien (Fauda, Our Boys), racisme et antisémitisme (Lupin, Watchmen, The Plot Against America), impact de la fiction sur la réalité géopolitique (Serviteur du peuple), fatalité des inégalités sociales (The Wire, Engrenages), menace apocalyptique (The Walking Dead), dérives des nouvelles technologies (Black Mirror), violence du système carcéral (Orange is the New Black) : sur tous ces éléments, les séries fournissent des référents culturels communs forts, qui peuplent conversations ordinaires et débats politiques. Leur impact sur les régimes démocratiques, conçus comme espaces de délibération, de contestation et de transformation sociale, est majeur. Un décryptage d'une vingtaine de séries pour en souligner la puissance éthique et politique.
Résumé : L'usage extensif et indifférencié du terme "populisme" traduit aujourd'hui la prégnance de ce que Albert Ogien et Sandra Laugier appellent l'antidémocratie, c'est-à-dire le refus de reconnaître que les citoyen.ne.s ont la capacité de prendre collectivement des décisions respectueuses de l'égalité, de la justice et de la dignité de tou.te.s. Cette répugnance n'est pas l'apanage des ennemis déclarés de la démocratie. Elle se donne à entendre chaque fois qu'on hésite à accorder une liberté nouvelle aux individus, qu'on craint l'expression de leur jugement ou qu'on limite leur intervention dans la vie publique. Derrière cette méfiance, il y a le soupçon de l'incapacité du "peuple" à s'occuper des affaires publiques et le risque de chaos que la société courrait si on confiait la responsabilité de gouverner à ces "incompétents". A partir de l'analyse d'événements récents (terrorisme, crise grecque, Nuit debout, élections), le livre plaide en faveur de l'accroissement du contrôle que les citoyen.ne.s exercent sur les institutions publiques, en s'appuyant sur leur intelligence collective et en écoutant la voix de chacun.e. Il rappelle également que l'usage de la langue pèse sur la manière dont on pense et pratique la politique. Il soutient enfin que dénoncer toutes les expressions de l'antidémocratie contribuerait à élaborer non pas une postdémocratie, mais une démocratie enfin réelle.
Comment et pourquoi compter sur soi-même? C'est la question du perfectionnisme moral, une tradition qui traverse la philosophie antique puis a été dominée, à l'époque moderne, par des éthiques normatives, utilitaristes, puis libérales. Ce volume met en évidence la pertinence nouvelle du perfectionnisme, comme alternative à un paradigme moral et politique qui a montré sa limite. Emerson, Dewey, Nietzsche, puis Pierre Hadot, Stanley Cavell, Michel Foucault... promeuvent le souci de soi, contre la morale des devoirs abstraits et des calculs d'utilité.Il montre l'importance du perfectionnisme dans la réflexion morale et politique, et quotidiennement, au cinéma (des comédies hollywoodiennes à Rohmer et Desplechin), dans la littérature (de J. Austen à Musil et Coetzee), le discours public d un B. Obama, ou les trajectoires ordinaires de sortie de la dépendance et de réappropriation de soi.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.