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Profession fripouille. Mémoires
Sanders George ; Slocombe Romain ; Neuhoff Eric
SEGUIER
20,00 €
Épuisé
EAN :9782840499138
Les acteurs sont un bizarre mélange de réalité et d'imaginaire. Ce sont des ensorceleurs victimes de leurs propres sorts. Parfois, cette curieuse sorcellerie produit une seconde personnalité, une sorte d'apprenti sorcier, ou de marionnette, qui vit une vie distincte et presque incontrôlée, tandis que notre actrice ou acteur se retrouve à sa grande stupéfaction surnommé "l'homme que vous adorerez haïr', "la petite chérie de l'univers' ou "le type le plus radin du monde'. " George Sanders en savait quelque chose, lui qui, par cette mystérieuse opération, devint inséparable des rôles de " canaille aristocratique " pour lesquels il montrait de si redoutables dispositions. Nul n'a jamais joué avec autant d'élégance les crapules qui mettent un point d'honneur à se salir les mains sans tacher leur chemise. Pourtant, sa vie et ses talents excédaient de beaucoup ce don pour incarner les fripouilles : dans ses formidables Mémoires, on découvre ainsi un écrivain sensible et passionné, un excentrique qui courut l'aventure en Amérique du Sud, un authentique moraliste dont l'humour ravageur fait mouche à chaque page. Victimes de leur succès, ses souvenirs étaient devenus introuvables. Les voilà donc réédités dans une nouvelle traduction qui en révèle tout le sel et le mordant.
Saunders George ; Cardinal Chelsea ; Crandall Agat
Renard 8 a toujours été curieux et un brin rêveur. En se cachant derrière une maison au crépuscule pour écouter les histoires lues aux enfants, il a appris à parler "Umin". Le pouvoir des mots et des histoires est enivrant pour un renard à l'âme poétique, mais un "danjé" se profile à l'horizon : un centre commercial est en construction, coupant les vivres à son clan. Pour sauver sa peau et celle de ses congénères, Renard 8 devra se lancer dans une quête éprouvante qui le mènera des étendues sauvages de la nature jusqu'au coeur sombre de la banlieue. "L'Amérique n'a pas produit de satiriste aussi drôle depuis Twain". Zadie Smith "Très drôle [... ] Avec Renard 8, Saunders réussit quelque chose que l'on pourrait croire presque impossible à faire pour un texte : resensibiliser le lecteur à la violence". The Guardian "Aucun auteur ne capte la vanité humaine, ni notre infinie capacité à nous montrer pleins d'espoir ou de cruauté, comme George Saunders. Renard 8 est un récit édifiant, doublé d'une comédie désopilante, doublée d'une fable. La façon dont les Umins (et les Renards) se comportent est tout à la fois hilarante et tragique. Ce sont les licences poétiques que s'autorise Saunders avec la langue qui l'ont toujours rendu unique et audacieux, et elles se déploient pleinement dans ce merveilleux livre. Renard 8 a beau être un texte court, je vous mets au défi de ne le lire qu'une seule fois. " Eileen Zimmerman Nicol, Bookreporter "Dans Renard 8, le message environnemental est énoncé sans détour ; ce qui le sublime, c'est l'innovation linguistique qui apporte une fraîcheur malicieuse et ludique aux lecteurs adultes. Le récit de Saunders est un séduisant mélange de mauvaise grammaire et d'orthographes phonétiques, et son ton alterne entre la naïveté enfantine et l'espiègle savoir de l'adulte". Arifa Akbar, Financial Times
Résumé : Washington, le 25 février 1862. Dans le cimetière de Oak Hill, près de la Maison-Blanche, quelque chose se prépare. Ce jour-là, on y a enterré un enfant prénommé Willie, qui n'est autre que le fils du président des Etats-Unis. En pleine nuit, Abraham Lincoln, dévasté de chagrin, vient se recueillir en secret sur sa sépulture. Il croit être seul. Mais voici que des voix se font entendre et que jaillissent des caveaux des âmes errantes, prises au piège entre deux mondes, dans une sorte de lieu intermédiaire (le bardo de la tradition tibétaine). Magistral chef d'orchestre de ce choeur d'ombres, George Saunders s'amuse à dynamiter tous les registres romanesques pour mieux nous confronter aux plus profonds mystères de notre existence : comment vivre, comment aimer, quand nous savons que tout est voué au néant ? Un roman d'une forme aussi inédite qu'audacieuse. Le Monde. Une sensibilité extrême et une furieuse poésie. Les Echos. MAN BOOKER PRIZE 2017. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Pierre Demarty.
Voici un livre pionnier, qui aura une influence déterminante sur toutes les études à venir sur le théâtre de Sarah Kane. Graham Saunders a parlé avec les metteurs en scène, les acteurs et tous ceux qui ont travaillé avec elle et la connaissaient intimement. On peut entendre le bruissement des pages de manuscrits, les pas dans les salles de répétition, les tasses de café des étudiants qui discutent tard dans la nuit." Edward Bond
The Short History of English Literature provides a comprehensive and introductory guide to the literature of the British Isles from the Anglo-Saxon period to the present. Earlier editions have been widely welcomed as an authoritative and accessible introduction to the subject, tracing its development frome Beowulf to the "post modern" fictions of Seamus Heaney and Angela Carter.
En 1982, la carrière musicale de Nico, l'ancienne top-modèle, la chanteuse culte du Velvet Underground, l'ex-égérie de Warhol et de Philippe Garrel, est au point mort. Au hasard de sa vie d'errance, plus accro que jamais à l'héroïne, elle échoue à Manchester. Pour le Dr Demetrius, un excentrique tourneur local, l'occasion est trop belle : il la persuade de tenter un come-back et rassemble de toutes pièces un groupe de musiciens pour l'accompagner. Parmi eux, James Young, un jeune étudiant que rien ne destinait à rejoindre cette troupe de saltimbanques. C'est le début d'une tournée chaotique de plusieurs centaines de concerts qui s'étalera sur six années et les emmènera dans le monde entier. Un road-trip halluciné que Young raconte avec un humour décapant, à mi-chemin entre le Big Lebowski des frères Coen et la folie British des Monty Python. "Etourdissant, peut-être la meilleure odyssée rock jamais écrite ! On retrouve Nico en chair et en os dans ce récit génial ; je l'ai reconnue au premier coup d'ail. James Young tenait les claviers dans la bande très à part de musiciens déjantés qui l'a accompagnée lors de son ultime tournée, et c'est un écrivain spectaculaire. Laissez-le vous transporter dans la cour vagabonde de celle qui restera à jamais la divinité de l'underground musical." ? Danny Fields, manager des Ramones et des Stooges
Los Angeles, été 1958. Abigail Fairchild, ancienne directrice du Chateau Marmont, décide soudainement d'y reparaître après des années de retrait et de solitude. Un lieu hors du temps que cet hôtel baroque et licencieux, élégant et libertaire, construit à une époque où les abords de Sunset Boulevard étaient encore colonisés par les coyotes. Pourquoi Abigail, qui fut aussi une star du cinéma muet, revient-elle au Chateau ? Serait-elle poussée par un élan nostalgique ? Un désir de revanche ? Il est vrai que sa rencontre accidentelle avec le jeune Wayne Cornwall vient de lui redonner le goût d'une vie oubliée. Ce beau vagabond surgi des collines de Hollywood prend peu à peu une place essentielle dans son existence, de même qu'il se révèle plus complexe que son air réservé ne le laissait penser. Avertie de la cruauté de Hollywood, Abigail compte bien l'éduquer et le préparer aux nombreux dangers qui menacent. L'usine à rêves n'a rien d'une Arcadie et il arrive que les candidats au succès finissent au fond d'un bar ou d'un canyon... Un récit imprégné de cinéma, de musique et de Californie, où la fiction se mêle à des épisodes réels. Les prestigieux pensionnaires du Chateau défilent, de James Dean à Robert De Niro, de Duke Ellington à Jim Morrison, cherchant là une inspiration, une planque, une récréation... parfois au mépris de la loi.
Réac, Nicolas Ungemuth ? Plutôt mélancolique, et lucide à propos des quatre dernières décennies françaises. Dans Nous vivons une époque formidable ! , le journaliste dépeint une société du XXIe siècle à côté de la plaque. Sous sa plume cruelle et drôle, nous voyons passer des trottinettes à contresens sur les avenues, des touristes qui vont en troupeaux, Anne Hidalgo et sa gestion .. "lumineuse" de la tour Eiffel, des projets de design objectivement nuls, nous assistons aux délires du "véganisme" comme de "l'antispécisme", aux dérives du langage et à l'avènement d'un nouvel hygiénisme. Pour Ungemuth, si l'époque que nous connaissons invente son lot traditionnel de stupidités, elle se distingue surtout des précédentes en faisant passer ses gadgets et ses laideurs pour des progrès "historiques". Nous aurions tout lieu d'en douter : les imprimantes 3D (des heures pour démouler un dentier) ou les "uritrottoirs " (des pissotières 2.0) sont-ils aussi nécessaires que le Gramophone ou la brosse à dents ? La trottinette électrique est-elle vraiment l'avenir du bipède ?
12 juillet 1963, Aix-en-Provence. Charles Trenet déjeune à la terrasse du restaurant où il a ses habitudes. Soudain, une altercation éclate avec un jeune homme et, quelques heures plus tard, le chanteur est arrêté puis jeté en prison. De quoi l'accuse-t-on ? D'"actes impudiques et contre-nature sur mineurs de moins de vingt et un ans". Dès le lendemain, la rumeur enfle : Charles Trenet organiserait des parties fines, des "ballets bleus". Une certaine presse en remplit ses colonnes en confondant, avec la volonté de les confondre, "pédérastes" et "pédophiles". Parce qu'à cette époque, une loi héritée du gouvernement de Vichy considère qu'une personne homosexuelle ne saurait être capable d'un consentement éclairé avant vingt et un ans. Charles Trenet, d'un tempérament insoumis et éternellement juvénile, refuse de céder au chantage auquel il s'avère en réalité confronté. Mais dans la solitude de sa prison, l'artiste se laisse aller à une incontournable introspection : est-il seulement victime de la morale ? Ses élans et plaisirs ne seraient-ils pas coupables à force d'être minoritaires ? Est-il un adulte raisonnable ? Un fou chantant ? Dans un récit imaginé à la première personne, Olivier Charneux accompagne un homme qui vacille. A travers cet épisode judiciaire, l'auteur nous rappelle combien nos moeurs sont instables, les lois parfois inadaptées et nos jugements souvent brutaux.