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Les Palestiniens dans le siècle
Sanbar Elias
GALLIMARD
16,20 €
Épuisé
EAN :9782070532568
« Nous, peuple de Palestine, nous tenons devant vous avec toute notre douleur, notre fierté et notre attente, car nous portons depuis longtemps un vif désir de paix et un rêve de justice et de liberté. » Depuis la signature de l'accord de Washington, le conflit le plus long du XXe siècle semble approcher de son dénouement. Un peuple qui partageait la vie quotidienne des autres peuples arabes s'est trouvé, avec l'aventure sioniste, écarté de sa terre, disséminé, forcé à l'exil et aux camps, jusqu'à devenir pure absence. De la déclaration Balfour à la reconnaissance, en passant par les révoltes des années trente, la guerre de 1948, la création de leurs mouvements de résistance, les guerres israélo-arabes, les massacres de la première puis de la seconde Intifada, les Palestiniens ont marqué le siècle de leur entêtement à ne pas disparaître. Elias Sanbar, Palestinien en exil et historien, retrace ce long et douloureux « retour », celui des siens.
L'histoire de la Palestine, berceau des trois monothéismes, remonte à celle des "gens de Terre sainte", et c'est pourquoi chacun sent confusément que s'y joue le sort du monde. En 1948, la création de l'Etat d'Israël l'a mise pour longtemps sous les feux de l'actualité. Ces feux sont devenus plus brûlants encore depuis le 7 octobre et la guerre qui ravage Gaza. Elias Sanbar remet ces événements dans la continuité d'une histoire que tant de commentaires ont souvent faussée ou étouffée : le peuple polychrome d'avant le mandat britannique et le projet sioniste, l'expulsion de 1948, la résistance palestinienne, les chemins sans cesse obscurcis vers la reconnaissance et la coexistence de deux Etats, jusqu'aux suites des accords d'Oslo en 1993. La Palestine, c'est aussi l'histoire d'un pays que les Palestiniens ont emporté dans leur exil. Et d'un long combat qui, malgré l'écrasement actuel, n'est pas fini. Ce livre est une version revue et complétée de l'édition parue en 2013.
Comment traiter d'un pays qui n'aurait jamais existe ou d'un Etat qui n'existe pas encore? Telle pourrait être l'équation en apparence impossible posée par ce Dictionnaire amoureux de la Palestine. Sans faire l'impasse sur les grandes interrogations liées à un conflit emblématique, véritable "caisse de résonance" des passions et des délires du monde. l'auteur entend ramener le pays et son peuple à leur réalité, leur banalité quotidienne, à l'ambition profonde d'être enfin un pays comme les autres. Fort de son vécu, mais sans renoncer à l'analyse, il fait le choix ici d'aborder une autre Palestine, plus réelle, une Palestine intime, subjective, née de la profonde relation entre une terre natale et un enfant réfugié en 1948 qui. malgré ou grâce à l'exil, découvrira le monde et se transformera sans jamais se renier.
Résumé : Exilé de sa patrie palestinienne avant même d'y avoir vécu, Elias Sanbar donne ici à voir, dans un miroitement d'épisodes aux tonalités changeantes, l'immatérielle présence d'une terre d'origine ressentie "du dehors". Le "bien des absents", c'est cette maison à Haïfa qu'il a fallu fuir dans la peur et qui s'entrouvre cinquante ans plus tard, livrant ses souvenirs, repères essentiels de l'expatrié. Dans ce kaléidoscope de choses vues, d'expériences presque indicibles et d'anecdotes douces-amères, jamais Elias Sanbar n'abandonne le sens de l'humour, ni le pays où naquit son peuple jeté aux quatre vents.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.