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Mentir à perdre haleine. Toute la vérité sur les incroyables mensonges et le fabuleux destin de Jame
Samuels David ; Armengaud Wurmser Louis
SOUS SOL
19,00 €
Épuisé
EAN :9782364680562
Il existait autant d'histoires à son sujet que de personnes pour les raconter. Cela tenait au fait qu'il préférait laisser parler les autres à sa place. Ses proches eux-mêmes peinaient à discerner le vrai du faux ; leur imagination prenait parfois le dessus, au point que les détails les plus élémentaires de sa biographie feraient toujours débat de longues années après son départ de la ville. Il était originaire du Wyoming, ou bien du Kansas. Il avait fait ses études à l'Université du Texas, ou du Wyoming, ou de Stanford, ou de Princeton, et obtenu un master en génie biomédical, ou en chimie, ou en ingénierie mécanique, ou en géologie. Ce n'étaient là que des rumeurs, mais toutes comportaient un fond de vérité, dessinant les contours d'une vie qui susciterait la perplexité générale à Telluride. Chacun se demanderait comment et pourquoi on avait pu les berner de la sorte." James Hogue est un personnage caméléon. Ce coureur de fond s'est inventé au fur et à mesure de son existence de multiples identités. David Samuels nous livre un portrait éclaté qui rend hommage à la complexité du personnage, notamment par le témoignage de victimes flouées ou trompées par ce menteur hors du commun. En s'immergeant dans son histoire trouble et touchante, l'auteur finit lui-même par s'interroger sur la mince frontière qui le sépare de Hogue : et si nous étions tous potentiellement des menteurs, qui n'oseraient simplement pas sauter le pas ?
Né à Ravenne en 1966, Davide Reviati est peintre, illustrateur et auteur de bandes dessinées. Il participe à de nombreuses revues et collectifs (Kaos, Blue), et ses illustrations sont régulièrement publiées dans la presse (Il Manifesto, La Stampa, L?Unità). Son style graphique, entre expressionisme et abstraction, réalisme et onirisme, culmine dans l?album autobiographique Morti di sonno. Etat de veille (Casterman, 2011) plusieurs fois primé et très remarqué par la critique (Prix du meilleur album du festival de Naples en 2010, Prix du meilleur album étranger du magazine dBD).
Le manuel de SVT de 5è par Belin Education Manuel nouveaux programmes, réforme des collèges Une structuration du programme en 11 parcours d'apprentissage. Une démarche spiralaire dans chaque parcours d'apprentissage. Des documents scientifiques originaux et adaptés aux élèves. Le manuel augmenté avec flashbelin Ressources pédagogiques Livre du professeur Fichier MP3 élève Exercices interactifs Vidéos Schémas muets Cahiers connectés rassemblant une base de plus de 600 exercices interactifs aux typologies variées.
Ce livre du professeur explicite la démarche scientifique et pédagogique des auteurs. Il présente de façon détaillée le découpage en chapitres du programme qui a été retenu, en insistant sur la dimension spiralaire. Outre les réponses aux activités et aux exercices, le livre du professeur contient des conseils bibliographiques.
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Comme souvent dans les récits de David Grann, un homme est dévoré par son idéal.Ce personnage d'un autre temps sorti tout droit d'un film de Werner Herzog, se nomme Henry Worsley. The White Darkness raconte son extraordinaire histoire. Celle d'un militaire britannique fasciné par l'exemple d'Ernest Shackleton (1874-1922) et par ses expéditions polaires ; un homme excentrique, généreux, d'une volonté exceptionnelle, qui réussira ce que Shackleton avait raté un siècle plus tôt : relier à pied une extrémité du continent à l'autre. Une fois à la retraite, il tentera d'aller encore plus loin en traversant l'Antarctique seul, sans assistance.Il abandonne tout près du but, dans un état de santé tel qu'il meurt quelques heures après son sauvetage. Édifiant destin d'un homme perdu par une quête d'impossible, qui n'est pas sans rappeler Percy Fawcett, autre explorateur guidé par une obsession, dont David Grann avait conté l'histoire dans La Cité perdue de Z."Tout le monde a son Antarctique', a écrit Thomas Pynchon, rien n'est moins vrai dans ce récit magnifique qu'on ne peut lâcher avant de l'avoir accompagné jusqu'à son terme.
Comme souvent dans les récits de Joseph Mitchell, il ne se passe pas grand-chose, sinon la rencontre entre deux hommes, occasion d'un portrait de ce personnage excentrique - y compris à l'aune des critères de l'auteur, assez élevés en la matière. M. Flood se définit comme un "fruitdemerien" qui, depuis presque six décennies, n'a pratiquement rien mangé d'autre que du poisson, des langues de raie frites, de l'anguille, des palourdes, du crabe et tout ce qui est vendu au marché de Fulton Street. (Les seules exceptions à son régime, ou peu s'en faut, sont les quelques aliments dignes selon lui d'accompagner ces produits de la mer, tels que le pain beurré, les oignons et les pommes de terre au four). Il se dit convaincu que le secret de sa longévité réside dans son régime alimentaire. Lorsque Joseph Mitchell mentionna pour la première fois son nom dans les colonnes du New Yorker en janvier 1944, M. Flood avait quatre-vingt-treize ans et sa principale préoccupation était d'atteindre l'âge de cent quinze ans. C'était bien entendu une idée absurde en soi, mais après avoir fait plus ample connaissance avec le vieux M. Flood, la plupart des lecteurs furent convaincus qu'il y parviendrait. Quoique considéré comme un joyau du journalisme littéraire, le portrait du vieux Flood relève de la fiction de tout premier ordre. Old M. Flood ou l'invention du portrait composite, et tout le reste est littérature.
Baleo ! Baleo ! Baleo ! La vie des Lamalériens est régie par cet appel se propageant, tel un écho, des rivages jusqu'au coeur des montagnes. Il prévient les chasseurs qu'une baleine est proche. La chasse est ouverte... Sur une petite île volcanique, perdue au milieu de la mer de Savu, vit une tribu de chasseurs-cueilleurs qui, depuis plus d'un demi-millénaire, suit les préceptes des Ancêtres. A bord de leurs bateaux en bois et armés de leurs harpons en bambou, les Lamalériens chassent la baleine pour survivre. Mais leur mode de vie est menacé d'être broyé dans l'étau de la modernité se resserrant un peu plus chaque jour sur eux. L'écrivain Doug Bock Clark a vécu trois riches années aux côtés de ce peuple autochtone pour livrer au lecteur cet édifiant récit de voyage au coeur d'une culture en voie de disparition. Au fil des pages on y rencontre Jon, un orphelin apprenti chasseur, qui peine à subvenir aux besoins de ses grands-parents malades, pendant que sa petite soeur, Ika, cherche à tout prix à se construire une vie libérée du poids des traditions. Frans, un shaman vieillissant, qui souhaite unir la tribu afin d'annuler un sort mortel. Ou encore Ignatius, un harponneur légendaire, qui tente d'inculquer les préceptes des Ancêtres à son fils, Ben, qui, lui, préférerait fuir à Bali pour poursuivre ses rêves et trouver ce qu'il croit être la liberté.
En 1973, Tom Wolfe inventait l'expression "Nouveau Journalisme' pour désigner ce type de reportage à mi-chemin du récit et du roman. L'auteur de L'Etoffe des héros, lui-même coutumier de cet effacement des frontières entre fiction et non-fiction, théorisait dans l'anthologie réunissant quelques-uns de ces "nouveaux journalistes' (Joan Didion, Norman Mailer, Hunter S. Thompson, Truman Capote, etc.) une écriture qui dans sa forme même se rapprocherait de la littérature mais dont le souci des faits et de leur véracité déterminerait son but : rendre compte du réel, raconter, enquêter, révéler. "Une investigation artistique', écrivait-il, tordant davantage deux termes qui de prime abord semblaient incompatibles. Près de cinquante ans après ce manifeste du Nouveau Journalisme, Robert S. Boynton reprend le flambeau et en actualise le propos en exposant l'importance et la variété du journalisme littéraire contemporain. A travers une série d'entretiens avec les grands noms du reportage, de William Finnegan à Gay Talese, de Michael Lewis à Jane Kramer, l'ouvrage dessine un art du reportage comme l'on écrirait un art du roman. Qu'il s'agisse de Ted Conover exposant ses techniques d'immersion dans une prison d'Etat, ou d'Adrian Nicole LeBlanc racontant dix ans de vie avec une famille du Bronx, ces conversations à bâtons rompus avec des légendes du reportage forment un bréviaire passionnant du genre.