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12 NOUVELLES D'ARABIE SAOUDITE
SAMARA RANIA (TRADUC
L'HARMATTAN
9,50 €
Épuisé
EAN :9782296556232
La littérature saoudienne jouit aujourd'hui d'un grand prestige. Ce recueil propose une sélection de douze auteurs saoudiens afin de mieux faire connaître cette richesse que recèle le patrimoine littéraire d'Arabie. Une poétique narrative qui suggère la splendeur, qui écrit et décrit l'expérience esthétique de l'Arabie saoudite des temps modernes. Ces nouvelles d'Arabie marquent l'interdépendance entre les hommes, les sociétés, les lieux, dans le monde d'aujourd'hui, qui fait que les textes littéraires sont à la base du dialogue des cultures, fondé sur un esprit solidarité et de coopération dans le respect des identités des uns et des autres. Cette approche du dialogue interculturel fait de la littérature une porte d'entrée vers la culture de l'autre, son imaginaire, ses désirs, ses craintes, ses peur, et ses joies, bref sa vie et sa vision du monde, loin des clichés et des sentiers battus. Le ministère de l'enseignement supérieur saoudien, représenté par le bureau culturel saoudien à Paris, déploie tous ses efforts pour faire connaître les chefs-d'oeuvre saoudiens en France. Ce recueil dresse un panorama des différents courants littéraires saoudien, utilisant des modes d'expression très divers et marquant l'essentiel de la création littéraire en Arabie saoudite, berceau de la culture arabe et islamique. Il permet de prendre la vraie mesure de cette richesse qui mériterait d'être mieux connue en France.
Milia rêve le passé comme l'avenir. Il suffit de trois nuits à Elias Khoury pour dérouler son histoire et celle de sa famille, entre Beyrouth et Nazareth, dans les années 1930. Le nouveau roman de l'auteur de La porte du soleil (15 000 ex. vendus). Milia, une jeune femme beyrouthine des années trente, a le don de voir en rêve ce qui est arrivé dans le passé, mais aussi de prévoir l'avenir. Durant trois nuits, ses rêves restituent son histoire d'amour avec Mansour, entre Beyrouth et Nazareth, et celle de leurs familles respectives. On apprend ainsi des bribes de la vie de Hassibé, sa grand-mère, qui recouvre sa virginité après avoir accouché de l'un de ses fils ; les aventures de Salim, son grand père, avec une Egyptienne ; l'étrange mort de son oncle qui se pend par mégarde à la corde de la cloche de l'église ; sa relation à sa mère, entièrement sous la coupe d'une nonne, dite la Sainte en raison de ses nombreux « miracles ». En arrière plan sont esquissées les transformations politiques et sociales que connaît le Proche-Orient entre la fin du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle : l'immigration juive en Palestine, l'influence des missions chrétiennes étrangères, l'occidentalisation des moeurs...La narration fait une grande place à la langue parlée mais frappe d'abord par ses références constantes à la poésie arabe classique et à la légende dorée des saints de l'Eglise d'Orient. L'identité du narrateur n'est révélée que vers la fin du roman. Il s'agit d'Iskandar, le neveu de Milia, qui se tient devant la photographie de sa tante, encore accrochée sur le mur de la maison familiale à Beyrouth, et tente de déchiffrer les quelques mots palis, calligraphiés en bas de l'image : « La jeune fille n'est pas morte mais elle dort », phrase tirée du Nouveau Testament.
Feux croisés est le récit précis, personnel et engagé des cinq premiers mois du soulèvement populaire né à la mi-mars 2011en Syrie par l?un des auteurs les plus en vue de Damas.Damas. Place Al-Marjey. Avril 2011. Samar Yazbek est aux côtés d?un homme venu demander la libération de son épouse. Il n?a que le temps de confier à l?auteur son petit garçon de quatre ans avant d?être roué de coups et embarqué avec son autre fils de dix ans dans un véhicule par les hommes du président Al-Assad.Feux croisés est le journal à vif du soulèvement populaire syrien né à la mi-mars 2011. La journaliste et romancière Samar Yazbek est l?une des porte-parole les plus célèbres de la révolution. Semaine après semaine, elle relate minutieusement les événements des cinq premiers mois de l?insurrection. Jour après jour, elle décrit méthodiquement les horreurs de la répression du régime de Bachar Al- Assad. Plusieurs fois arrêtée, les autorités l?obligeront à visiter les prisons où sont enfermés les insurgés.Son point de vue est multiple. Femme, elle est exposée à la fureur des conservateurs religieux, eux aussi pourtant opposants, comme à celle des hommes du parti. Alaouite, comme d?ailleurs la famille Al-Assad, elle est considérée avec méfiance par la masse sunnite. Intellectuelle révoltée contre le régime Assad, elle a « trahi » aux yeux des siens.
Trois histoires se croisent tout au long de ce roman, celles de deux hommes et d'une femme. Ibrahim est le dernier rejeton d'une famille qui serait originaire du Hauran, en Syrie, et qui se serait installée dans un village du Sud du Liban avant de se disperser entre Beyrouth et Bogotà, en Colombie. Hanna, lui, est un cordonnier qui habite le même quartier qu'Ibrahim. Il a été affreusement torturé puis condamné à mort pour un crime qu'il n'a pas commis, et c'est le jour même où il devait être pendu que la police est parvenue à arrêter l'assassin. Libéré, il devient trafiquant de haschisch. Quant à la femme, Norma, on apprend qu'elle a couché aussi bien avec Ibrahim qu'avec Hanna et tenté de convaincre chacun d'eux qu'il l'a déflorée le premier... Pour raconter cette histoire ? ainsi que celles des vingt ou trente personnages secondaires qui surgissent peu à peu avec leurs petits secrets ?, Elias Khoury s'est employé à multiplier les angles d'approche et à recourir à plus d'un narrateur. Et dès que l'un d'eux se confond avec tel ou tel personnage, un autre met en cause la véracité de ce qu'on vient de lire, avant qu'un troisième n'apparaisse pour apporter une précision historique ou pour glisser une anecdote littéraire. De la sorte, le récit s'ouvre sur diverses probabilités, se reprend pratique-ment à chaque chapitre, dévoile certains secrets mais garde le coffre (le Liban sans doute, entre deux guerres civiles) bien scellé... en attendant d'autres révélations.
Résumé : A New York où il enseigne la littérature arabe, l'auteur dit avoir rencontré un certain Adam Dannoun, mystérieux marchand de falafel israélien ; il aurait réussi à acquérir des cahiers en partie calcinés trouvés dans l'appartement après la mort de ce dernier. Il s'agit de deux romans inachevés. Le premier raconte l'histoire d'un poète arabe de l'époque omeyyade, Waddâh al-Yaman, amant de la femme du calife. Celle-ci le cachait dans un coffre du palais ; l'ayant appris, le calife ordonna de déposer le coffre au fond d'un puits, où le poète mourut noyé sans avoir pu ou voulu prononcer un mot. Le second manuscrit, bien plus ample, se présente comme un récit autobiographique. Il rapporte en détail, en retraçant la destinée d'une foule de personnages, les événements tragiques survenus à Lod en 1948, quand presque tous les habitants de la ville furent expulsés ; ceux qui y étaient restés, dont Adam, encore nourrisson, furent regroupés dans un camp sordide auquel les vainqueurs donnèrent cruellement le nom de ghetto...
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.