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Le Caravage
Salvy Gérard-Julien
FOLIO
10,50 €
En stock
EAN :9782070341313
«Mon métier est celui de peintre. Quand je dis qu'un homme a du talent, je veux dire qu'il réussit dans son art ; ainsi, un peintre de talent est un peintre qui peint bien, et qui imite bien les choses de la nature.» Le Caravage. (1571-1610)4e de couverture : «Mon métier est celui de peintre. Quand je dis qu'un homme a du talent, je veux dire qu'il réussit dans son art ; ainsi, un peintre de talent est un peintre qui peint bien, et qui imite bien les choses de la nature.» Depuis qu'il a été redécouvert, il y a moins d'un siècle, le Caravage (1571-1610) n'a cessé d'être la victime de légendes et d'affabulations touchant tant à sa spiritualité qu'à sa vie privée. C'est pourquoi cette biographie s'est donné pour objectif de le dépouiller de ces travestissements successifs et de s'en tenir aux témoignages d'archives les plus sûrs, lui restituant ainsi sa personnalité complexe mais nullement contradictoire, sa vérité d'homme de souffrance et d'artiste, adulé de son vivant et protégé par les amateurs les plus éclairés.
Dans la petite ville de Sélinonte, en Sicile, un étrange libraire essaie en vain de faire aimer la lecture aux habitants qui le prennent pour le diable. Seul le jeune Nicolino, surnommé "Frullo", aime l'entendre lire à haute voix ses textes préférés. Agenouillé entre deux piles de livres, le jeune garçon vient en cachette chaque soir à la librairie afin de l'écouter. Mais, quand ce dernier est agressé, toute la ville commence à perdre l'usage de la parole. Seul l'adolescent semble échapper à cette malédiction... Récit fantastique sur le thème de la perte du sens, Le Libraire de Sélinonte est servi par une écriture limpide et poétique. Biographie de l'auteur Roberto Vecchioni est né en 1943. Depuis les années 1970, il est l'un des chanteurs les plus célèbres d'Italie, La qualité de ses textes l'a fait entrer dans le patrimoine de la chanson de son pays. Son troisième livre, Le Libraire de Sélinonte, est le premier à être traduit en français.
La contemplation d'un tableau ne se résume pas à une simple expérience visuelle. Depuis des siècles, le langage muet de la peinture est riche en équivoques et attise sans cesse notre curiosité, à la suite de celle des collectionneurs et des historiens de l'art. Ce livre recense et explore cent des plus célèbres de ces énigmes de la peinture : cent cas fameux qui ont rempli des livres entiers d'érudition, la plupart du temps en vain, sans livrer toujours la clef de leur mystère. L'ouvrage nous raconte les péripéties et les rebondissements infinis de ces enquêtes, non sans proposer çà et là quelques pistes susceptibles de percer les secrets de ces oeuvres. Il y a d'abord le mystère de la main à laquelle est due un oeuvre. Il y a aussi le mystère du modèle : quel est le personnage représenté ? Puis viennent toutes les incertitudes entretenues par les artistes quant à l'identité du sujet, pour en multiplier le sens, évoquer une vérité profonde ou nous égarer dans l'étrangeté ou la dérision : par exemple, pour quelle mystérieuse raison Hans Holbein le Jeune a-t-il intégré, au premier plan de son célèbre tableau Les Ambassadeurs, une image déformée d'un crâne au moyen d'une vertigineuse anamorphose ? Ces tableaux nous séduisent aussi car nous éprouvons une certaine fascination face au tour de force illusionniste de l'artiste, au mystère lié au phénomène de la représentation. Entrer dans une image revient souvent à perdre de vue notre réalité bien tangible pour pénétrer dans un monde fait de leurres autant que de vérités, à la merci des dispositifs plus ou moins honnêtes et des stratagèmes plus ou moins trompeurs de l'artiste même le mieux intentionné. Qui observe qui dans les Ménines de Vélasquez dont le jeu de regards démultipliés par l'artiste, représenté lui-même en train de peindre sa toile, incluent jusqu'au couple royal invisible, hormis dans le reflet d'un miroir ? Et aussi, combien y a-t-il de tableaux dans ce tableau ?
Autant que des traits, le portrait inscrit un nom : celui d?un homme mais aussi celui de l?artiste qui le peint. Celui-ci, par sa gloire, garantissant la gloire de celui-là : qui se souviendrait du roublard Andrea Odoni si Lotto ne l?avait peint ? Qui se souviendrait de l?ennuyeuse Signora del Giocondo sans Léonard ? En dessinant les traits d?un homme, le peintre fige pour l?éternité un visage qui, de ce fait, devient plus ressemblant que cette réalité mouvante que fut sa physionomie au fil des ans. En ce sens, un portrait n?est pas simple reproduction ? et non imitation ? d?une physionomie, mais un témoignage de l?intemporalité qui gît dans un visage et donc de sa dimension morale. Au fil des pages, à contempler ces effigies, de l?Antiquité jusqu?à nos jours, que Gérard-Julien Salvy scrute à la loupe, on réalise qu?elles recèlent des énigmes sans nombre. D?abord parce que le portrait, qui semblerait la plus anodine des disciplines de la peinture, est en fait celle qui concentre le plus grand nombre de questions touchant à un au-delà de la représentation et avant tout au rapport avec la mort, bien avant la photographie. Ensuite parce que, en peignant les traits d?un autre, l?artiste exécute, par ses choix, son « autoportrait par procuration » d?où un feuilletage vertigineux de leurre et de probité cachés sous la physionomie muette de la centaine de modèles réunis ici et que Gérard-Julien Salvy soumet avec finesse et sagacité à l?interrogatoire de l?historien de l?art.
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
Quelle est la forme de l'Univers? Est-il courbe, refermé sur lui-même? Est-il en expansion? Vers quoi tend-il? L'espace serait-il "chiffonné" au point de créer des images fantômes des lointaines galaxies? Spécialiste des trous noirs et du big-bang, Jean-Pierre Luminet nous fait voyager dans de surprenants couloirs de l'espace-temps où topologies de l'Univers, explorations de l'infini et mirages cosmiques conjuguent leurs mystérieux attraits pour dérouter nos sens. La construction de l'ouvrage épouse la forme de son sujet une lecture à multiples entrées, des pistes à explorer pour s'y perdre, bifurquer à nouveau ou revenir en arrière, au gré du plaisir ou de la curiosité de chacun. Anecdotes cocasses et révélations historiques étonnantes agrémentent ce parcours à la recherche des secrets de la beauté sidérale.
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»