Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Pouvoirs anciens, pouvoirs modernes de l'Afrique d'aujourd'hui
Salvaing Bernard ; Gaulme François ; Perrot Claude
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753541801
L?ouvrage examine l?influence sur les Etats actuels d?Afrique subsaharienne des conceptions du pouvoir héritées du passé : l?hypothèse de base est que les évolutions ressenties depuis 1960 sont largement conditionnées par la culture politique africaine ancienne, ce qui permet de mieux comprendre l?écart entre le fonctionnement des Etats et leurs Constitutions libérales. Est d?abord abordée la décolonisation du Sénégal. Puis sont présentés des Etats de l?Afrique d?autrefois (royaumes akans, Fouta-Djalon, Adamawa), où les dirigeants cultivaient le consensus dans les modalités de la prise de décision, tout en étant soumis à divers contre-pouvoirs. On étudie ensuite les cas de Madagascar, la Côte d?Ivoire, le Mali, en période de parti unique puis de multipartismes. Plusieurs articles sont consacrés aux thèmes des armées, de la justice, des Conférences nationales. Des rapprochements sont faits avec d?autres espaces (Maroc, Pacifique sud).
Résumé : Jean Jourdain, milliardaire et vigoureux septuagénaire, entame une tournée d'adieux au monde, suivi d'une équipe de télévision. Nombreux sont les conseils d'administration et les cénacles où il siégeait. Nombreux les pays où il a investi et fait fortune. Plus nombreux encore ses enfants et petits-enfants, éparpillés aux quatre coins de la planète. Jourdain veut saluer une dernière fois les êtres et les paysages de son existence. La caméra donne une solennité parfois embarrassante à ces ultimes entrevues. Son ?il noir pèse sur l'attitude de celui qui est filmé comme de ceux qui filment. Entre aveux enregistrés et confessions " off ", les comptes se règlent peu à peu. Entre Jourdain et les siens, femmes, fils et filles. Entre Jourdain, son siècle d'histoire de France, ses origines juives, les stigmates de sa déportation et sa destination finale : Israël. Pourtant suffit-il qu'un homme se livre pour qu'on perce son mystère ? Quelles sont les parts de la sincérité, de l'exhibitionnisme et de la manipulation ? Réalisateur, caméraman, familiers ou témoins, nul en tout cas ne devinera quelle violence Jourdain prépare pour son dernier acte.
Résumé : Qui est cette femme apparue aux bergers un été, blonde et nue dans la montagne, au milieu d'ours ? Et pourquoi des villages entiers se liguent-ils pour la traquer ? D'où vient-elle ? Quel drame l'a-t-il conduite à vivre en animal sauvage ? En 1813, cinq ans après les événements, le juge Chanfreau, magistrat instructeur, reprend le dossier qui a scandalisé toute une région et bouleversé son existence. Pas à pas, il essaie de comprendre le vertige qui s'est emparé de lui, puis des siens, devant La Nuda, son mystère et son destin. L'intrigue se noue et se dénoue dans un âpre paysage pyrénéen, et sur la toile de fond d'une société en grand chantier : le Code civil entre en scène, les psychiatres libèrent de leurs chaînes les aliénés et les guerres napoléoniennes avalent les générations et les espérances.
Résumé : Deux enfants. L'un recevra le foie de l'autre lors d'une transplantation. Jegu est péruvien, Ludovic français. Jegu naît dans un village des Andes, grandira à Lima. Ludovic, à Cahors, est d'une famille de moyenne bourgeoisie. La mère de Jegu, Immaculada, rêve d'un fils qui sache lire et dispose du tout-à-l'égout. Georges et Janine Beynac, les parents de Ludovic, espèrent une greffe, seule chance de survie pour leur enfant. Le récit va de l'un à l'autre, rebondit de la guerre du Sentier lumineux aux querelles que la maladie n'éteint pas dans les familles, des couloirs de l'hôpital Bicêtre aux ruelles de s bidonvilles du tiers monde, de la trace des Incas et des conquistadores aux filières de trafic d'organes. En chemin on rencontre cent personnages : paysans indiens et médecins parisiens ou new-yorkais, soldats et rebelles, musiciens parisiens ou new-yorkais, soldats et rebelles, musiciens de village, présentateur de télévision, policiers, sponsors de loteries, infirmière douteuse, avocat marron, négociant en reins... Fable moderne, l'histoire de cette annonce faite à une mère va vers son but, inexorable. Cela n'étonnera pas les lecteurs de Misayre ! Misayre ! (prix du Livre Inter, 1988) ou de De purs désastres.
Et si je étais beaucoup d'autres ? J'ai écrit ces dix nouvelles comme on essaie des masques, prenant avec le même plaisir des identités inaccessibles ou de très familières. Tour à tour employée de supermarché tramant une virée, coureur cycliste nanti d'un frère promoteur et encombrant, syndicaliste au lendemain d'un accident du travail, bibliothécaire inquiète sur le chemin de Valmy, chef d'orchestre à la retraite, amoureux à Florence, rescapé de la route luttant contre la convalescence, jouranliste interviewant son sosie, étudiant tiré de sa douche par Brigitte B. , star nationale... Je. Jeux. J'eux. Si c'était à revivre, je serais toujours plus nombreux. François Salvaing est né en 1943 à Casablanca. Il a fait paraître, depuis 1974, sept livres de fiction dont Misayre ! Misayre ! (prix du Livre Inter 1988), De purs désastres, Une vie de rechange et La Nuda. En 1996, il a publié chez Fayard, Vendredi treizième chambre.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.