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Le vocabulaire de Hume
Saltel Philippe
ELLIPSES
6,00 €
Épuisé
EAN :9782729858315
Nul, peut-être, ne montre tant d'ambiguïté dans ses usages de la langue que David Hume : soucieux d'être lu du plus grand nombre, il se veut écrivain, ce qu'il devient, d'ailleurs, non sans labeur dépensé à cette tâche - la comparaison du style rugueux, plutôt lourd, souvent désespéré du Traité de la nature humaine avec l'équilibre élégant des derniers Essais ou la vigueur des Dialogues sur la religion naturelle est édifiante ; mais il se plaint d'un vocabulaire qui ne convient pas à ce que cherche sa pensée. On aurait tort d'y voir la protestation d'un érudit : tout au contraire, c'est bien souvent le parti des hommes engagés dans la « vie courante » (common life) que prend le philosophe écossais, et leur langue qu'il adopte plutôt que les termes choisis des philosophes dogmatiques.
La haine est souvent donnée comme terme dernier d'une explication des conduites agressives, ainsi traitée comme un phénomène humain que l'on constate et réprouve. Ne peut-on aller plus loin et en proposer une analyse ? Telle est la tentative du présent ouvrage, qui prend le parti de recourir à la tradition philosophique pour décomposer cette passion en ses éléments constitutifs. Haines de choses, haines de gens, haines de soi montrent des intentions, des raisons et des états d'âme étroitement combinés, une passion étant peut-être une réalité plus complexe qu'on ne le croit. Et une telle analyse, qui met en évidence les faiblesses et les forces de cette passion si largement condamnée qu'on peut l'estimer odieuse (c'est-à-dire haïssable ) invite à réfléchir aux réponses qu'on lui oppose : dépasser la haine, mais comment ? Et comment ne pas se prendre au piège de l'odium, qui appelle la haine en retour ? Ce livre propose, sur la base d'une compréhension philosophique de la passion hostile, une visée éthique appuyée sur la générosité et la fermeté d'une inquiétude du bien ; il entend contribuer ainsi à la constitution d'une morale de la résistance, si l'on veut bien entendre sous ce nom chargé d'histoire une consistance morale soucieuse de l'avenir. . . Philippe Saltel, enseigne à l'Université Pierre-Mendès-France, Grenoble 2. Agrégé de philosophie, docteur de l'Université Paris I, habilité à diriger des recherches par l'Université de Paris X, il consacre ses travaux d'une part à la philosophie morale, d'autre part à l'histoire de la philosophie moderne (XVllle et XIXe siècles).
La paix est-elle vraiment le "souverain Bien" ? Certes non, s'il ne s'agit que d'être tranquille. S'il s'agit d'autre chose, elle se définit plus simplement comme "le contraire de la guerre", et le désir consistant que nous pouvons en avoir nous engage à combattre non seulement les ferments de haine et d'hostilité, mais aussi la bonne conscience, le sommeil dogmatique ou les charmes de l'idéal. Dès lors, la philosophie a toujours dû, et doit encore, penser à la fois la paix dans son idée, la guerre dans sa réalité et l'avenir dans ses possibilités.
La collection " Le vocabulaire de ... " présente les principaux termes dans lesquels s'exprime chaque philosophe, selon un ordre alphabétique, en partant du principe qu'un philosophe n'est intelligible que dans sa langue, dans son vocabulaire propre ou dans le vocabulaire commun qu'il s'approprie. L'approche de chaque notion comporte trois niveaux qui sont signalés dans le texte par des pictogrammes 1) : la définition de base, l'approche scientifique et une approche plus libre, permettant une interprétation plus large, comme par exemple la résonance de la notion au sein du système. Chacun des volumes de la collection " Le vocabulaire de ... " devrait constituer une voie d'accès privilégiée à la lecture et à l'intelligence d'un système philosophique. Nul, peut-être, ne montre tant d'ambiguïté dans ses usages de la langue que David Hume : soucieux d'être lu du plus grand nombre, il se veut écrivain, ce qu'il devient, d'ailleurs, non sans labeur dépensé à cette tâche - la comparaison du style rugueux, plutôt lourd, souvent désespéré du Traité de la nature humaine avec l'équilibre élégant des derniers Essais ou la vigueur des Dialogues sur la religion naturelle est édifiante ; mais il se plaint d'un vocabulaire qui ne convient pas à ce que cherche sa pensée. On aurait tort d'y voir la protestation d'un érudit : tout au contraire, c'est bien souvent le parti des hommes engagés dans la " vie courante " (commun life) que prend le philosophe écossais, et leur langue qu'il adopte plutôt que les termes choisis des philosophes dogmatiques.
Philosophe de l'expérience concrète, David Hume (1711-1776) est particulièrement attentif aux faits. Sa proposition est d'expliquer ce qui caractérise l'expérience des humains, sans présupposés métaphysiques, sans négligence des particularités mais aussi sans renoncement à ce qu'elles ont en commun. L'idée d'une nature humaine, souvent négligée au profit d'une insistance suspecte accordée aux différences entre nous, est précisément analysée, au fil de ses oeuvres, au moyen d'arguments soigneusement élaborés. C'est la raison de leur influence sur la philosophie contemporaine : en effet, au plaisir de suivre les raisonnements de ce penseur rigoureux, par ailleurs excellent écrivain, se joint celui d'apprendre à réfléchir avec lui sur la qualité de nos connaissances, les mécanismes de nos affects, les faits de nos préférences morales, politiques, esthétiques. Le présent ouvrage propose donc une présentation des axes principaux de la réflexion philosophique qui a accompagné sa vie, quelques textes majeurs en langue anglaise et en traduction française, un lexique des concepts inventés ou réinventés par lui. Il pourra précéder ou accompagner la découverte des oeuvres d'un esprit critique particulièrement ingénieux, d'un philosophe nuancé, certainement très utile aujourd'hui.
Résumé : L'autisme défraye régulièrement la chronique, déclenchant tour à tour passions et controverses. Plusieurs théories se sont succédé pour essayer d'expliquer la survenue de cette pathologie qui touche l'enfant dès ses 3 premières années de vie, en entravant gravement ses capacités d'interaction sociale et de communication. Alors que l'autisme était considéré comme rare il y a 20 ans, la prévalence de l'autisme n'a cessé d'augmenter, au gré des modifications des critères qui permettent d'en établir le diagnostic. Parallèlement, la mise en place de prises en charge plus précoces et plus ciblées a modifié le pronostic de ce trouble qui persiste toute la vie. Cet ouvrage présente les connaissances les plus récentes concernant l'autisme, en tentant de répondre de manière simple et précise aux questions que les familles et les professionnels, et plus largement toute personne intéressée par la question de l'autisme est amenée à se poser.
Harry Potter n’a pas fini de vous faire rêver... cette fois-ci en vous réconciliant avec la philosophie ! L’oeuvre de Rowling peut être vue comme une philosophie de la mort – de son refus total (Voldemort, les fantômes de Poudlard) à sa lente et progressive acceptation (Harry). Une lecture passionnante !