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Cent portraits pour un siècle. De la cour à la ville sous les règnes de Louis XV et Louis XVI
Salmon Xavier ; Mazières François de
SNOECK
24,99 €
Épuisé
EAN :9789461615107
La Ville de Versailles va proposer au Musée Lambinet du 6 novembre 2019 au 1er mars 2020 une exposition intitulée "Cent portraits pour un siècle. De la Cour à la ville sous les règnes de Louis XV et Louis XVI" . Le Commissariat scientifique de l'exposition sera réalisé par Xavier Salmon, conservateur général, directeur du département des arts graphiques du musée du Louvre. Depuis plus de trente ans, le conservatoire du portrait du XVIIIème siècle s'efforce de réunir les effigies des contemporains de Louis XV et de Louis XVI. C'est une quête permanente afin d'identifier les modèles dont les noms ne sont pas toujours conservés ou dont les identités se révèlent erronées. Ce travail ardu nécessite d'avoir une exceptionnelle mémoire visuelle afin de se souvenir des visages et de pouvoir ainsi les réassocier à leur véritable nom. La couleur des yeux doit être constamment vérifiée et comparée avec d'autres effigies. Les sources gravées sont également un précieux témoignage. L'attrait marqué pour la famille royale a permis année après année de réunir pratiquement tous les visages des proches de Louis XV et de Louis XVI. Les noms des plus grands artistes, tels Louis-Michel Van Loo, Joseph-Siffrède Duplessis ou Elisabeth Vigée Le Brun, côtoient ceux de maîtres beaucoup moins célèbres, à l'exemple du Chevalier de Lorge ou d'Adelaïde Hubert. C'est là l'une des caractéristiques de cette galerie de portraits, car jamais l'artiste n'y a été privilégié par rapport au modèle. Membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture, de celle de Saint-Luc ou bien portraitistes peu connus travaillant dans l'une des cités de nos provinces, tous ces maîtres se sont efforcés de transcrire à la fois l'apparence physique en désirant être au plus près de la parfaite ressemblance, tout en témoignant d'un tempérament ou d'un caractère. Les plus habiles descendaient au plus profond de l'âme de leurs modèles et les emportaient tout entiers. Les moins talentueux se contentaient de peindre une enveloppe charnelle. Assurément, le XVIIIème siècle fut le siècle du portrait. Chacun désira avoir sa propre image afin de témoigner de son assise sociale, de sa réussite ou bien des sentiments qu'il développait pour le destinataire de l'effigie. C'est pourquoi le genre fut pratiqué par de si nombreux artistes. Pendant quatre mois, le musée Lambinet offrira à ses visiteurs ces visages connus ou méconnus qui ont fait tout le sel de la société du XVIIIème siècle. Une nouvelle fois, chacun aura le sentiment en venant les découvrir d'interrompre une conversation de salon engagée au temps des Lumières.
A l'occasion du 250ème anniversaire de sa naissance, la fin de l'année 2005 met à l'honneur Marie-Antoinette. Une exposition lui est consacrée à Bordeaux et Sofia Coppola a décidé d'en faire le sujet de son prochain film (sortie : début 2006). Conservateur du château de Versailles, Xavier Salmon nous invite à découvrir cette reine aux multiples portraits à travers des tableaux des plus grands peintres de l'époque mais aussi des photos exceptionnelles qui nous emmèneront dans le Versailles du XVIIIème siècle.
En 1783, soit trois années après la mort de Gabriel de Saint-Aubin, Pahin de la Blancherie indiquait que l'on n'avait jamais rencontré l'artiste "qu'un crayon à la main, dessinant tout ce qui se présentait à ses yeux". Cependant, malgré cette passion du dessin, le chroniqueur de la vie parisienne fut bien vite oublié et il fallut attendre les Goncourt à la fin du xixe siècle pour le redécouvrir. Chacun, dès lors, goûta l'art de Saint-Aubin et rechercha ses oeuvres. Grand collectionneur du xviiie siècle français, Camille Groult entra en possession d'un exceptionnel carnet réunissant plus d'une centaine de pages sur lesquelles le maître avait griffonné son quotidien. Longtemps ce rarissime témoignage de l'art de Saint-Aubin demeura jalousement gardé. Edmond de Goncourt ne put en donner qu'un dépouillement incomplet. Quelques années après, Emile Dacier, grand spécialiste de l'artiste, ajouta quelques éléments nouveaux mais sans avoir obtenu de pouvoir examiner en détail le carnet. Le 20 novembre 1941, le Louvre en faisait l'acquisition. L'oeuvre livrait enfin tous ses secrets. Dacier en reprit l'étude et publia en 1943 un opuscule de quarante planches. Aujourd'hui, c'est l'ensemble du carnet qui est pour la première fois reproduit à l'échelle réelle et étudié de manière exhaustive. De petites dimensions (18 x 12,5 cm), et réunissant 108 pages dont 103 illustrées et annotées entre 1759 et 1778, l'ouvrage est un document inestimable. L'artiste nous invite à parcourir les rues de Paris, à découvrir certains de ses monuments, à partager avec lui quelques événements marquants ou bien encore à vivre le quotidien de son petit monde peuplé de si nombreuses jeunes femmes toutes occupées à la lecture, à la musique ou aux travaux d'aiguille. De sa fine écriture souvent si difficile à lire, il a couvert de jour comme de nuit les pages de nombreuses annotations, noms de collectionneurs, prix de denrées, maximes ou bien encore localisations. Pour qui aime le Paris du xviiie siècle, pour qui cherche à mieux connaître l'art de Saint-Aubin, le carnet du Louvre invite indéniablement à la plus passionnante des découvertes.
On connaît aujourd'hui assez peu Marie Leszczynska. L'épouse de Louis XV s'est effacée aux yeux de l'Histoire devant Madame de Pompadour et Madame Du Barry, les deux maîtresses les plus célèbres du souverain. Dans ses appartements à Versailles, à Fontainebleau, ou bien encore à Compiègne, la reine cultiva un cercle d'amis ; elle aima aussi y lire, s'abîmer dans la dévotion et pratiquer de multiples petits travaux manuels. Comme toutes les jeunes filles de son rang, elle avait été éduquée aux arts d'agrément. A l'exemple de son père Stanislas, elle pratiqua aussi en amateur la peinture. Loin d'avoir été une passade, cette activité fut pour Marie Leszczynska un passe-temps auquel elle se livra avec plaisir et constance. La reine avait très tôt manifesté un grand intérêt pour cet art. Sa vie durant, elle s'entoura de portraits, de paysages et de sujets religieux commandés aux maîtres de son temps, ainsi que de ses propres oeuvres ou celles de son père. Cet univers pictural fut définitivement dispersé à sa mort en 1768. Cet ouvrage permet de le redécouvrir.
Le musée du Louvre conserve la plus importante collection en France de pastels européens des xviie et xviiie siècles. Peintes pour l'essentiel sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI, ces oeuvres d'une extrême fragilité, puisque créées au moyen d'une poussière colorée que l'on a souvent comparée à celle couvrant les ailes de papillon, permettent de rencontrer la société du siècle des Lumières et de mesurer le génie de ses artistes les plus célèbres : Rosalba Carriera, Maurice Quentin de La Tour, Jean-Baptiste Siméon Chardin, Jean-Baptiste Perronneau, Jean Etienne Liotard, Jean-Marc Nattier ou encore Elisabeth Louise Vigée Le Brun, mais aussi de maîtres moins connus comme Marie-Suzanne Giroust, Adélaïde Labille-Guiard, Joseph Boze ou Joseph Ducreux. Avec plus de cent soixante numéros, le catalogue raisonné de la collection invite à mieux connaître l'histoire de cette technique et donne à voir l'ensemble des oeuvres conservées au Louvre, certaines depuis la fin du xviiie siècle, en les étudiant de manière approfondie, en dévoilant une part des secrets de leur histoire et de leur exécution, et en les reproduisant toutes pour la première fois en couleurs. Afin d'accompagner la parution de l'ouvrage et de révéler au public à titre exceptionnel cet ensemble habituellement conservé à l'abri de la lumière, une exposition présentera au coeur du Louvre l'essentiel de la collection de juin à septembre 2018.
L'exposition La Fête et la kermesse dans la peinture flamande du XVIe et XVIIe siècles se déroulera du 16 mars au 14 juillet 2019. Cette exposition s'inscrit dans le cadre des festivités liées à l'anniversaire de la mort de Pieter Brueghel l'Ancien (mort en 1569), dont le nom est indiscutablement lié à la fête villageoise. Un comité scientifique composé d'historiens de l'art, de spécialistes de la littérature et de musicologues des XVIe et XVIIe siècles rédigeront les articles du catalogue et permettront de mieux souligner les interactions entre ces domaines artistiques et de replacer les oeuvres dans leur contexte de création afin d'apporter un nouvel éclairage. Dans l'imaginaire collectif, les réunions villageoises sont principalement associées au nom de Brueghel mais ce genre ne se limite pas à cet artiste. Il prend en outre une autre coloration avec la représentation des scènes galantes, souvent légitimées par l'histoire du Fils prodigue. L'exposition rassemblera plus d'une centaine d'oeuvres provenant de musées nationaux et internationaux, parmi lesquels une majorité de tableaux mais aussi des gravures, des dessins et des enluminures. En outre, les instruments de musique, qui figurent souvent dans les compositions peintes, seront mis en relation avec ces dernières.
La Mésopotamie, le pars "entre les deux fleuves" Tigre et Euphrate, est le berceau de l'écriture avec laquelle commence l'histoire. C'est aussi le pays des premières villes et des plus anciens systèmes politiques et administratifs connus. A la recherche des origines de nos civilisations, de nos mythes ou de notre imaginaire, c'est eu Mésopotamie que l'on retrouve les plus anciens témoins concernant les villes, l'Etat, l'écriture, la comptabilité, les mathématiques, l'astronomie ou l'astrologie, dont nous ayons notamment hérité le découpage du temps, et bien d'autres inventions fondamentales. Elargissant une formule de Samuel Noah Kramer, l'exposition "L'histoire commence en Mésopotamie" présente ce qu'a pu être l'antique Mésopotamie depuis l'apparition de l'écriture à la fin du 4e millénaire jusqu'à la conquête d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant notre ère. Trois mille ans d'histoire y sont racontés pour découvrir ses croyances, son économie, son cadre de vie urbain, ses rois, ses dynasties et ses empires mais encore son écriture et ce qu'elle nous dit, aussi bien de la société au quotidien, que des plus hautes sciences et lettres. C'est également l'occasion d'évoquer l'aventure de la redécouverte relativement récente de l'histoire mésopotamienne. L'exposition rappelle à la fois l'importance universelle du patrimoine mésopotamien et l'imaginaire plus ou moins fantasmé autour de cette vénérable civilisation, à qui nous devons tant et qui finit pas de fasciner.