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Sylvère ou la vie moquée
Salmon André
GALLIMARD
5,60 €
Épuisé
EAN :9782070257270
Tout ou rien ! Ca aurait pu être la devise de Sylvère Garance, né à Paris, rue Saint-Charles, en 1900, et qui, contrarié dans ses desseins, s'applique cruellement à n'être rien, se donnant pour but à faire de sa vie un chef-d'oeuvre de médiocrité. Mais l'art est difficile. On exagérerait en soutenant que, passé du berceau de la rue Saint-Charles au lit-cage de la rue du Commerce, Sylvère égalait Pascal enfant. Au moins doué pour les mathématiques à ce point que son père le destinait à Polytechnique, mais "tel qu'en songe", sans comprendre qu'en retirant trop tôt son fils du collège il lui fermait les portes de l'X. La mère ? Une dolente créature remarquable par sa vocation de la dégringolade. Parlons d'Adeline, la chère petite soeur. Est-elle bonne ? Est-elle méchante ? N'est-ce pas pour payer des études idiotes à Adeline que Sylvère fut retiré du collège ? Volontaire en 1918, revenu d'une guerre qu'il fit parce que c'était la mode. Sylvère deviendra compilateur, fournissant de trompe-l'oil scientifique les candides abonnés d'une revue de vulgarisation. Pas longtemps. Honnête homme, il s'écoure de trahir à la fois la science et ses humbles dévots. Il abandonne, comme il abandonne sa famille après une scène capitale ; franc tableau d'intérieur que je vous recommande. Tout ou rien ! Ayant rêvé d'égaler Henri Poincaré, Sylvère se métamorphose en Français tout ce qu'il y a de moyen au siècle de Raymond Poincaré. Un Julien Sorel à l'envers ? Presque. Mais qu'il est donc difficile de rompre avec tout. Les années coulent. Les temps deviennent durs. Par fortune, le Six Février, Sylvère s'est égaré à Luna Park... 1939... La Guerre !... Encore elle... Juin 1940. Après un séjour mouvementé aux Etats-Unis, une ancienne maîtresse de Sylvère s'est réfugiée auprès de lui. C'est elle qui, ingénument, portera à son point de perfection le désir que put avoir un homme fier de s'anéantir dans la béatitude des banlieues de nos villes et de l'âme. Un personnage cher à l'auteur est Tante Gabrielle qu'un vif esprit de famille dévoyé par la fièvre patriotique jeta dans les bras de son beau neveu mobilisé. Quant au père, comptable et peintre du dimanche, on le connaîtra soudain révélateur d'un art sordide. Devenu fou, il étranglera son marchand de tableaux. C'est bien fait."
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.