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LA GUERRE DE JUGURTHA
SALLUSTE
ALLIA
10,00 €
Épuisé
EAN :9791030405781
Héritier par adoption de la couronne du royaume de Numide, le jeune Jugurtha n'hésite pas à corrompre les dirigeants romains pour éliminer tout rival et s'emparer seul du trône. Mais bientôt la grogne se lève au sein du peuple de Rome, indignation de la plèbe qui se révolte contre les massacres en chaîne et les manoeuvres de la noblesse. Obligée, par crainte d'une guerre civile, de combattre le roi barbare, celle-ci l'emporte grâce à Marius, général aux origines modestes. Cette victoire marqua l'entrée dans les hautes sphères politiques de personnalités issues des classes populaires. Par une attaque sévère contre l'aristocratie romaine, vénale et corrompue et le récit de la première victoire du "parti populaire", Salluste écrit l'une des toutes premières luttes des classes de l'Histoire.
Dans cette monographie, Salluste relate l'histoire de la conjuration de Catilina, noble dévoyé qui n'hésita pas à agir contre les intérêts de la Cité. Patricien ambitieux, pendant un temps au service du didacteur Sylla, Catilina ne parvint jamais à se faire élire consul. Dans les derniers mois de -63, il décida de s'emparer du pouvoir par la force. Cicéron, alors consul, informé de ce qui se tramait, étouffa la conspiration. Les complices de Catilina furent exécutés et lui-même, réfugié en Etrurie, fut mis à mort à Pistoia en février -62.L'événement que Salluste a estimé «mémorable entre tous par la nouveauté du crime et du péril où il mit l'Etat» est l'occasion pour l'historien, alors retiré de la vie publique, de réfléchir sur la dissolution de la République qui allait aboutir au principat.
Résumé : Dans un contexte de crise climatique, d'attaques croissantes des droits de travailleurs et le durcissement de la société de surveillance, la perspective du "retour à la terre" gagne en popularité. Si les justifications écologiques de ce phénomène social ont fait couler de l'encre, celles liées à la réappropriation d'un "temps choisi" sont en revanche moins étudiées. A travers une recherche anthropologique portant sur les rapports au temps, cet ouvrage propose une porte d'entrée originale sur les enjeux idéologiques et politiques des collectifs agricoles du Sud-est du Massif central français. Sur base d'un terrain d'observation participante, l'autrice développe une analyse temporelle de la critique sociale qui anime ces collectifs néo-paysans, mais également les modalités de l'organisation du travail, la mise en concurrence de la cyclicité agricole avec les aspirations à un travail libéré, ainsi que les tensions et les contraintes liées à la professionnalisation et aux trajectoires de vie. Cette approche apporte un éclairage empirique nécessaire aux travaux socio-anthropologiques qui prônent l'existence des temporalités multiples et porte un regard nuancé sur le phénomène néo-paysan, embrassant le principe selon lequel les sociétés humaines s'accomplissent de façon dynamique et que leurs objectifs sont sans cesse négociés, divers et pluriels.
Résumé : La Cité des Doges n'a pas une, mais plusieurs histoires, depuis la cité lacustre, où venaient se réfugier les Vénètes fuyant les invasions barbares jusqu'à la construction définitive de l'Arsenal, où les artisans firent naître l'invincibilité de cette république maritime. Une cité unique au monde, cosmopolite, centre commercial de la Méditerranée, vers où convergeaient d'immenses richesses venues de l'ensemble du monde connu. Il fallait bien toute la science de Jacques Martin et le talent graphique d'Enrico Sallustio, Vénitien d'origine, pour faire revivre les hautes heures d'une cité fabuleuse qui continue à cacher ses secrets à l'ombre du Lido et du palais des Doges, non loin du pont des Soupirs - le tout sous le regard vigilant de l'apôtre Marc, dont les restes furent emmenés d'Egypte et sans lequel la basilique, qui porte son nom, ne serait pas tout à fait ce qu'elle est devenue. En compagnie de Jhen, le bâtisseur de cathédrales, un voyage dans le temps qui est aussi un voyage au pays des merveilles.
Construit autour de la personnalité de Jugurtha, prince ambitieux, cruel et rusé, mais promis à une fin misérable, le récit de la guerre menée par Rome en Afrique entre 111 et 105 avant J.-C. permet à Salluste de réfléchir aux interactions de la guerre et de la politique intérieure. En effet, ce conflit qui vit s'illustrer Metellus, Marius et Sulla marque aux yeux de l'historien latin le début de la rébellion contre le pouvoir exclusif de la noblesse, véritable préambule aux guerres civiles qui déchireront le dernier siècle de la République: "Je me propose de raconter la guerre que le peuple romain livra contre Jugurtha, le roi des Numides. D'abord parce que ce fut une grande guerre, acharnée et changeante. Ensuite parce qu'elle amena la première contestation réelle du pouvoir arrogant de la nobilitas" (V, 1). L'ouvrage s'achève sur le triomphe de Marius, l'homme de la plèbe dont le courage et la force ont fini par l'emporter sur la vénalité et l'orgueil des aristocrates et sur la détermination d'un ennemi réputé perfide.
Les Miscellanées de Mr. Schott sont un ouvrage sans équivalent. A tel point unique qu'il est impossible à définir. Encyclopédie ? Dictionnaire ? Almanach ? Anthologie ? Fourre-tout ? Vade-mecum ? Tout cela, et - bien sûr - beaucoup plus. Recueil de futilités pas toujours futiles, de bagatelles souvent primordiales, Les Miscellanées de Mr. Schott ne se veulent ni exhaustives, ni définitives, ni même utiles. En revanche, elles se veulent essentielles. On peut - à la rigueur - vivre sans ce livre mais ce serait là, selon les mots mêmes de son auteur, une tentative bien étrange - et bien téméraire. Qu'on en juge. Quel autre ouvrage peut se targuer d'offrir dans sa table des matières la longueur des lacets de chaussures, le langage des signes, la liste des sept péchés capitaux, la façon de dire "je t'aime" dans 44 langues différentes (dont le morse) ? Dans quel autre ouvrage trouvera-t-on réunis, sur la même page, le nom des coups du golf, l'histoire de la taxe sur les chapeaux, la liste des morts violentes dans l'histoire du rock, celle des insultes utilisées par Shakespeare dans ses pièces et les couleurs du drapeau de la Guadeloupe ? Où donc, si ce n'est dans Les Miscellanées de Ben Schott, pourra-t-on trouver la liste des 12 travaux d'Hercule, celle des différents modes opératoires des crimes élucidés par Mrs Marple ou des fournisseurs officiels de la reine d'Angleterre ? On l'aura compris, les Miscellanées de Mr. Schott sont aussi réjouissantes qu'indispensables : elles offrent la quintessence de l'esprit et de l'humour anglais, mélange de rigueur et d'absurde, de précision et de fantaisie. Le plus fort, peut-être c'est qu'au bout du compte, l'ouvrage se révèle effectivement pratique : un véritable couteau suisse sous forme de livre. Last, but not least : le livre en lui-même, par sa reliure, l'attention maniaque portée par l'auteur à la typographie, à la mise en page, au papier, est objet d'une grande élégance.
Si les Européens veulent avoir un avenir, ils doivent se proclamer citoyens d'une république européenne. Ils se donneraient par là le moyen de prendre en main leur destin commun." Jean François Billeter.
Dès 1933, Edmund Husserl, d'ascendance juive, se voit rayé de la liste officielle des professeurs d'université. Peu après sa mort, le père Van Breda, alors étudiant à Louvain, rencontre sa veuve en 1938 à Fribourg. Devant la masse de documents qu'il découvre, dont maints inédits et une bibliothèque de plus de 2700 volumes souvent annotés de la main du maître, Van Breda pressent que s'y trouvent les clefs pour retracer la genèse de la phénoménologie. Sa décision est prise : il faut créer un centre d'études dédié à cette oeuvre. Les précieuses archives doivent franchir les frontières du Reich. Van Breda entend coûte que coûte les sauver d'une destruction certaine, par les mêmes moyens dont usent les nazis dans leur entreprise de spoliation. Un périlleux périple commence dans la clandestinité.
Peut-on concilier variété des désirs individuels et quête universelle du bonheur ? Y aurait-il un dénominateur commun aux désirs de chacun ? Peut-on imaginer des principes nous permettant de bien vivre ? Spinoza distingue d'emblée actions, portées par la raison, et passions, contraintes depuis l'extérieur. Parce qu'indépendantes de notre seule volonté, les passions sont généralement mauvaises. Le libre examen et l'intelligence confèrent au contraire à l'homme une puissance d'agir, garantie de son bien-être. Il faut donc oeuvrer à parfaire ses facultés d'entendement. D'un même allant, être de nature, l'homme ne peut faire fi des contingences extérieures, et encore moins d'autrui. Spinoza expose les fondements de la sociabilité humaine, vertu à laquelle accéder par l'exercice de la raison.