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Jojo, le Gilet jaune
Sallenave Danièle
GALLIMARD
3,90 €
Épuisé
EAN :9782072859823
4e de couverture : Il y a ce que disent les Gilets jaunes. Il y a surtout ce qu'ils révèlent. Cette manière de parler d'eux, dans la presse, les médias, les milieux politiques, sur les réseaux sociaux ! Une distance, une condescendance, un mépris. Danèle Sallenave Au miroir du mouvement des Gilets jaunes, l'élite politique, intellectuelle, culturelle a laissé voir son vrai visage. Début janvier 2019, le président promet d'éviter ces «petites phrases» qui risquent d'être mal interprétées, mais il rechute aussitôt. Les médias ne devraient pas, dit-il, donner sur leurs antennes «autant de place à Jojo le Gilet jaune qu'à un ministre». Ainsi se révèlent l'étendue et la profondeur de la fracture qui sépare les «élites» des «gens d'en bas». Fracture géographique, économique, politique et sociale. Et surtout fracture culturelle, entre les habitants des grandes villes, et tous les autres. La violence et les embardées de langage de quelques-uns ont jeté le discrédit sur les Gilets jaunes. Il ne faudrait pas qu'une élite, assurée de sa légitimité, en tire argument pour occulter la force d'un mouvement qui a fait entendre une exigence de justice et d'égalité, parfois confuse, mais toujours profondément démocratique. Retrouvant ainsi l'inspiration des grands sursauts populaires qui ont marqué notre histoire.Notes Biographiques : Danièle Sallenave naît à Angers en 1940. Fille d'instituteurs, elle devient un écrivain renommé dans les années 80 et publie romans, pièces de théâtre et essais. Traductrice de l'italien, professeur de lettres et d'histoire du cinéma à l'université entre 1968 et 2001, elle écrit pour "Le Monde" et plusieurs revues ("Les Temps Modernes" et "Le Messager européen"). Depuis 2009, elle tient une chronique hebdomadaire sur France Culture. Danièle Sallenave jouit d'une grande reconnaissance dans le monde des lettres. Elle remporte le prix Renaudot en 1980 pour "Les Portes de Rubbio", ainsi que le Grand Prix de littérature de l'Académie française en 2005 pour l'ensemble de son ?uvre. Six ans plus tard, en avril 2011, elle est élue membre de cette institution. Elle fait également partie du jury du Prix Femina. En 2009, elle développe une réflexion sur la lecture avec "Nous, on n'aime pas lire", fruit de sa rencontre avec les élèves et les enseignants d'un collège. Depuis, elle a prolongé ce dialogue avec les enfants et les jeunes en explorant les enjeux de la fiction dans "Pourquoi écrit-on des romans ?" paru en 2010 ; et en fondant l'association "Silence, on lit !".
Pris dans les contrats et les contraintes d'une vie provinciale réglée, Pierre croit trouver en Laure la figure de l'amour idéal propre à résoudre toutes ses insatisfactions. Et Laure, dans son extrême jeunesse, répond avec élan à cette passion.Les après-midi secrets, les joies équivoques de la clandestinité se succèdent ; ont-ils pour autant rencontré la " vraie vie " ? Sont-ils condamnés au contraire à ne connaître qu'un simulacre de vie, une vie fantôme ?
Revue de presse «Écrire, c'est essayer d'ouvrir des brèches, des trouées, pour mieux voir, mieux comprendre, mieux sentir. C'est une manière de vivre. D'unifier, d'éclaircir la vie.» Danièle Sallenave.
Il y a deux portes aux maisons de Gubbio : l'une est large, l'autre étroite, légèrement plus haute que le niveau de la rue ; l'une sert de passage aux vivants, l'autre de passage aux morts. Ma mémoire est semblable aux maisons de Gubbio, parfois cependant elle confond les deux portes. Mon passé, ma vie, mon corps, les amis, mes parents, la vie de F. , celle de Kaerner : comme une architecture aux styles mêlés, sans aucun désordre pourtant, mais une nécessité absolue dans son ordonnance. Et des colonnes anciennes y sont prises, comme à Rome, dans les arcades de murs récents. Je suis désormais comme un architecte qu'on aurait chargé de restaurer un palais, et qui découvrirait derrière les murailles des pièces, des escaliers secrets, des passages que les propriétaires n'avaient jamais soupçonnés. La part du quotidien s'estompe : plus forte et mieux exercée, ma mémoire sait maintenant se tourner vers des zones obscures. Patient travailleur de moi-même, j'ai donné congé à toutes les autres occupations, je n'ai plus de temps que pour cette couvre baroque, ce palais de pierres rassemblées au cours de mes promenades dans le temps. Je fouille et je bâtis : je dresse des plans que je ne suis pas, des cartes qu'une nouvelle découverte me fait Modifier chaque jour. Je dresse des étais, j'écarte les déblais, je cimente, je mure, et de nouvelles brèches s'ouvrent, il me faut recommencer. L'énormité de la tâche ne me rebute pas : un temps viendra, je le sais, où le présent, le passé et l'avenir seront confondus dans un même mouvement puissant dont je ne serai plus exclu".
Résumé : "Ce livre est un récit de voyage. Le voyage que j'ai fait dans ma région natale, l'ouest conservateur et clérical de l'Anjou, pour retrouver ce qui caractérisait l'éducation républicaine que j'y ai reçue, de parents instituteurs, au milieu du siècle dernier. C'est une certaine idée de la république, forgée au XIXe siècle dans la retombée des révolutions, la contre-offensive catholique et les débuts de l'expansion coloniale. Une république guerrière, avec ses symboles, son drapeau, son école dressée contre le pouvoir de l'église et des châteaux. Ses idéaux de justice, d'émancipation, de progrès. Mais aussi ses limites, et ses aveuglements. Le lourd passé de la guerre de Vendée. La contradiction entre les principes républicains et la réalité coloniale. Un universalisme abstrait. Une défiance continuée envers "la sociale". Or ce sont précisément ces traits négatifs qui se réveillent aujourd'hui par la voix d'une frange très combative de néo-conservateurs, dans une surenchère de laïcité et de nationalisme identitaire, centré sur "nos valeurs" et "nos racines". Pour répondre aux défis de la mondialisation, de l'immigration, de l'intégration, ce n'est pas de cette république-là que nous avons besoin, mais d'une république généreuse, consciente de ses fautes passées. Juste, post-coloniale, ouverte aux différences. Sociale. Placée sous le signe de l'églantine rouge, autrefois fleur du 1er mai ouvrier, chassée sous Vichy par le muguet, fleur de la Vierge Marie."
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.