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Les relations extérieures de la CEDEAO
Sall Alioune
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782343108568
Les relations extérieures de la CEDEAO consistent aujourd'hui en un réseau dense de liens avec les acteurs les plus divers des relations internationales : Etats, organisations internationales, organisations non gouvernementales. L'importance acquise par la CEDEAO sur la scène internationale est illustrée non seulement par son rôle essentiel dans des processus comme la négociation et la conclusion des accords de Partenariat Economique (APE) avec l'Union Européenne, mais par ses interventions politico-militaires dans diverses situations de crise, souvent en collaboration avec l'ONU ou l'Union Africaine. Il faut à cela ajouter l'important réseau de relations diplomatiques qu'elle a tissé avec d'autres Etats, à travers l'accréditation de représentants auprès d'elle. C'est à l'étude de cette constellation de relations que s'attèle cet ouvrage. Fidèle à une démarche explicative et critique dont ses précédents ouvrages ont donné la mesure, l'auteur investit, par la présente réflexion, un secteur quelque peu méconnu de l'action de la CEDEAO. Ecrit comme toujours dans un style épuré et agréable, l'ouvrage allie, au grand bonheur du lecteur, clarté pédagogique, rigueur et pénétration dans l'analyse, ainsi que la perspective constructive, diverses suggestions étant faites pour améliorer le dispositif normatif des relations extérieures de la CEDEAO.
The legal inventiveness of contemporary African societies has not received the attention it deserves. A widespread prejudice too often consists in presenting the rules of law as a kind of artifice condemned to oscillate between mimicry and ineffectiveness, between extroversion and disembodiment. To counter this popular misconception, the author gives ten examples, evoking ten themes touching on major legal issues, in which Africa has created, refined, enriched, or sublimated principles or institutions. Ten examples through which, while remaining firmly within the realms of modernity, the African continent can certainly claim a kind of precedence and, perhaps, exemplarity. Firmly rejecting any vertical or monopolistic rationale, the book is based on the conviction that the development of law takes place in a horizontal mode of osmosis, hybridisation, and polycentrism. It is an exhortation to look at what is being done elsewhere, an invitation to listen and to explore new horizons.
Iconolcaste, l'auteur se livre ici à un jeu de massacre des stéréotypes, d'idées reçues et de théories erronées avant d'asséner ses convictions : les langues ne sont pas toutes égales; une langue n'est pas en soi apte à l'enseignement; on enseigne dans "les langues de culture"; nos langues dites nationales ne sont pour le moment pas des langues d'enseignement; il nous faut en attendant d'apprendre, étudier le français sans complexe; le français du Séngal n'existe pas.
La qualité de l'ouvrage est en fait articulée autour de la rigueur de la démarche scientifique de l'auteur. C'est une démarche fondée sur la collecte systématique et l'interprétation méthodique du matériau constituée par les avis et décisions des cours de justice de la CEDEAO et de l'UEMOA. Dès lors, ce qui est écrit procède de l'analyse de la jurisprudence et non de l'imagination de l'auteur. C'est ainsi que les qualifications auxquelles recourt l'auteur sont appropriées : le contentieux de la Cour de Justice de l'UEMOA est considéré comme un contentieux de la fonction publique régionale en raison de la prépondérance des fonctionnaires communautaires dans la population des requérants ; le contentieux de la Cour de Justice de la CEDEAO est présenté comme un contentieux des droits de l'homme du fait de la croissance exponentielle des requêtes fondées sur les violations des droits de l'homme. Extrait de la préface du professeur Luc Sindjoun
Mandated to make judgments on human rights cases since 2005, the ECOWAS Court of Justice has undeniably acquired the reputation of a forum for human rights protection, in the manner of courts of justice as prestigious as the European Court of Human Rights, the Inter-American Court of Human Rights or the African Court on Human and Peoples' Rights. With no systematic study of the Court's human rights jurisprudence having been undertaken till today, this work comes to fill the gap. Part I of the book presents the body of case law emerging after fifteen years of practice. Two feats must be acknowledged here. The feat of the Court itself, whose original mandate was, and is still in force any rate, that of a custodian of the norms of economic integration, not adjudication on human rights violation. The human rights case law of the Court was therefore born out of a sustained effort, not devoid of approximations and sometimes mistakes, all the more deserving of commendation, because unlike similarjudicial bodies, it had succeeded in ridding itself of what the author calls "a pointer of orientation for the norms relied upon", a single codified body of rules of reference. Then, the exploits of the author, who succeeded, in an effort of re-composition, in sustaining, by a consummate art of summary, a reconstitution of the various phases of the trial proceedings, and in retrieving and discussing in a systematic manner, the viewpoints of the Court. Part II is made up of a collection of studies whose themes centre on the major interrogations of international disputes on human rights : the status of the applicants, relations between the Court and other sister or rival courts of justice, the dialectics of relationship between the national judge and the international judge, etc. Part II closes up with a prospective reflexion on "The Future of the Court", where the author expresses his hopes, but also his serious concerns regarding what is to become of a court whose usefulness and cathartic function are not lost on him. The book is, as always, written in pure delightful language, and the analyses, nourished with the experience of the judge that the author was, are remarkable in richness, finesse and depth.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.