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La tumultueuse histoire de la desserte maritime de service public de la Corse. Mirages de la continu
Salini Patrice
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782343130934
Tumultueuse. C'est l'image que l'on peut avoir de la desserte de service public de la Corse. Qu'il s'agisse du service postal, puis du service public d'intérêt général, et enfin de la continuité territoriale. Un tumulte qui est fait de faillites, des crises de la marine nationale et des contrecoups des guerres. Un tumulte alimenté par quelques naufrages célèbres, parfois dramatiques et souvent symboliques. Mais un tumulte fait aussi de tergiversations et d'incapacités de s'entendre. Un tumulte lié enfin aux divergences, et parfois contradictions entre les problématiques insulaires et celles de l'Etat central. Et pourtant, des petits voiliers aux temps de parcours aléatoires, emportant une dizaine de passagers, aux lourds ferries de l'ère moderne, de la manutention verticale de ports mal équipés, petits et incommodes, aux ports d'aujourd'hui, tout change. Quand, à coup de crises ou de révoltes, mais aussi de statuts particuliers, la Corse conquiert la liberté de décider par elle-même, après avoir été autorisée à donner son avis, elle mettra le temps à assumer ses nouveaux pouvoirs et n'évitera pas complètement le piège tendu par l'Etat. Et il faudra attendre finalement la disparition de la SNCM, et l'arrivée au pouvoir d'une majorité qualifiée de nationaliste corse au sein de la collectivité territoriale pour qu'une ère nouvelle s'ouvre. C'est à ce moment seulement que sera ouverte la voie à une maîtrise corse de la desserte de service public, de façon autonome et dans le respect des règles européennes. Mais est-ce pour autant une véritable révolution ? Il faudra s'en assurer dans cinq ou dix ans, quand l'expérience livrera son verdict.
Prendre l'utopie comme clé de lecture de la polétique du compositeur belge Henri Pousseur (1929-2009) permet de pointer un aspect trop souvent absent des commentaires habituels à son propos, et qui, pourtant, ne pouvait qu'interpeller l'observateur : la récurrence de l'association des modèles wébernien et fouriériste. Ma démarche, moins musicologique qu'anthropologique, s'appuie sur les éléments inédits recueillis lors du séjour d'Henri Pousseur en Corse, à mon invitation à l'Université en 1987, et associe étroitement Michel Butor, avec qui il a partagé une certaine conception de la création et du rôle politique de l'art. La création est politique parce qu'utopique ou bien politique parce qu'utopique, dès lors qu'il y analogie entre les systèmes d'oppression et de subordination, qu'il s'agisse de peuples, d'expressions ou de productions artistiques. On ne peut pas prôner une démocratisation de l'art sans militer pour une société dé-chaînée. Et inversement. Formulée sous cet angle, la question du faire rendait indispensable une relecture de l'histoire de la musique de l'après-guerre dans sa relation très ambiguë à l'héritage, l'histoire, bien sûr encombrée de chefs-d'oeuvre, étant surtout un process auquel chacun d'entre nous peut prendre part, où qu'il soit, puisqu'elle est à la fois palimpseste et palindrome. En même temps, elle exigeait une autre approche esthétique du musical, plus anthropologique que musicologique - puisqu'elle incluait désormais d'autres identités culturelles -, en tout cas utopique, parce que profondément politique. Quatre personnages sont désormais interactifs dans le parcours ici proposé, où l'utopie est envisagée non comme système, mais comme quelque chose qui n'a pas eu lieu pour l'instant, quelque chose de non-encore-advenu.
Un pilote de chasse, ce n'est pas seulement un robot chargé d'appliquer des procédures, d'estimer des distances, des vitesses et de man?uvrer son avion pour se mettre en position de tir. C'est aussi un homme, avec ses joies, ses douleurs, sa peur ou sa colère. La conduite de l'avion ne l'empêche pas de penser, d'avoir des émotions, des regrets ou des amours.
Il y a un peu plus d'un siècle et demi, les hommes étaient en train de réaliser une extraordinaire révolution technique et économique en permettant de briser l'espace au moyen du temps sur terre. La construction du chemin de fer allait être le point de départ d'une fantastique conquête des espaces. Ce fut aussi le début d'une histoire financière et économique complexe, et comme on s'en doute, d'une histoire politique riche. Mais l'intervention publique ne naît pas du chemin de fer. Les transports constituent un enjeu économique trop important pour ne pas mobiliser l'attention des pouvoirs publics et leur intervention, qu'elle soit réglementaire, financière, ou directe, ne serait-ce que pour assurer le développement des infrastructures. Ce livre s'interroge sur le lien complexe entre l'économie, l'intervention publique et le domaine particulier du transport terrestre de fret des 150 dernières années.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.