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Contre la rhétorique. Comment les mots des démagogues prennent le pouvoir
Salazar Philippe-Joseph
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204155526
Le langage est un champ de bataille. Le discours, une arme. Ici, tout est affaire de pouvoir, prévient l'éminent professeur Philippe-Joseph Salazar. Voici comment les mots déforment, mentent et trahissent. Voici l'indispensable traité contre toutes les manipulations. Un anti-manuel de rhétorique en forme d'appel à la résistance. A l'heure des réseaux sociaux et des médias de masse, on livre sa vérité, on délivre son ressenti. Chacun s'exprime et tout se confond. Or l'opinion n'est pas la vérité, le point de vue n'est pas le fait. La démocratie, qui donne la parole à tous, consiste à fabriquer des scènes de parole, à user et abuser de situations de parole où les élites et le peuple sont tétanisés parla séduction des mots, exaltés par des fictions de langage, portés par la fièvre de leur puissance. Quand la parole politique se confond avec la parole managériale, quand les indignations de façade dissimulent l'endoctrinement de masse, il est urgent de se défendre. Car les mots ont un sens, rappelle Philippe-Joseph Salazar dans cet essai décapant qui ne laissera personne indifférent. Et restituer le bien-parler, c'est déjà refuser de se conformer. Un livre jubilatoire.
Rhétorique, éloquence, art de parler, art oratoire: autant de termes que la tradition antique, aux sources de la démocrate athénienne ou de la république romaine, rassemblait dans une formule: "savoir-faire citoyen" (scientia civilis). L'art de parler, en public et entre égaux, inventé par les sophistes grecs, affiné par les orateurs romains, était le levier principal de la vie en commun. La Révolution y reviendra, lors de joutes oratoires qui étonneront, effraieront, enthousiasmeront l'Europe. Entre ces deux tempos de la civilisation politique européenne, l'Athènes, du VIe siècle av. J.-C. et la France de 1789, l'art de parler s épanouit, il invente de nouvelles formes, il s'adapte aux Empires et aux Eglises. Longtemps ancré dans une culture orale puis, dès le XVIe siècle, cohabitant avec la culture du livre qui lui empruntera l'essentiel de ses effets, l'art de parler - la rhétorique, l'éloquence, l'art oratoire - est cultivé, enseigné, propagé jusqu'à l'époque d'un Jean Jaurès. Les médias de masse, qui contribuèrent ensuite à éloigner l'individu de la prise de parole, commencent, de nos jours, à revenir aux méthodes oratoires. Cette anthologie offre donc un panorama des moments essentiels de la longue histoire de l'art rhétorique, de Platon à 1930, coups de projecteur éclairant successivement les moments clefs, les débats et les pratiques qui placèrent le "métier de la parole" (rhetorikè technè) au centre de la culture politique européenne Biographie de l'auteur Philippe-Joseph Salazar est titulaire de la chaire de rhétorique de l'université de Cape Town (Afrique du Sud) et dirige le programme "Rhétorique et démocratie" du Collèginternational de philosophie (Paris). Il est conseiller en rhétorique auprès d'instances internationales
La présidentielle, on en connaît l'intrigue et les acteurs: depuis cinquante ans, c'est toujours tous contre deux, ou trois, et puis un contre un. Ce qu'on connaît toujours mal c'est la façon de capter le million de voix (pas plus) qui va décider du quinquennalisé. Ce qui fait la différence, en définitive, c'est la rhétorique et ce qui est rhétorique est le résultat accumulé de petites techniques de parole qui, mises bout à bout, créent l'effet décisif: le million de voix qui passe ici, ou là. Chacun fait confiance à sa baraka, à l'inspiration et aux trucs des communicants. Pour en finir avec tout ce bricolage voici dix conseils de rhétorique aux candidats. Dix petits conseils qui sont aussi dix décryptages à l'attention des électeurs pour comprendre comment ça marche, une élection présidentielle
Nous sommes devenus incapables de penser politiquement. Nous pensons par clichés, par "ressenti" attifé en idées et ne voulons pas voir qu'à travers les gesticulations de la télévision, les faux débats, nous vivons une véritable déroute intellectuelle. Nous laissons des marionnettes, les intellos, donner voix à nos "ressentis" . Nous nous déchargeons sur eux de notre devoir d'intelligence. Or, ces intellos nous trahissent en glapissant qu'ils aident. Il suffit pourtant de peu pour casser l'élan de la bêtise et de la prétention. Il suffit de résister. Pour résister il faut des armes et c'est à cela que les idées servent. Il faut aussi que les intellectuels se retirent derrière les idées, qu'ils soient modestes, qu'ils cessent d'être des poseurs, qu'ils laissent certaines idées monter au front. C'est le propos de ce livre : un appel aux idées contre les "intellectuels" , un appel à résister à ce et ceux qui nous mettent en déroute, un appel à commencer à penser - politiquement.
La révolution orange en Ukraine, la libération des Pays Baltes, l'émergence de la Pologne,: nations aux confins de l'Union européenne, illustrent de nouveau un problème que le Victor Hugo polonais, Adam Mickiewicz (1798-1955) avait formulé; à Pans, en 1842, dans ses cours du Collège de France:: qui sont les Slaves? les Russes sont-ils capables de liberté? pourquoi l'acharnement contre la Pologne? entre Russie et Pologne, autocratie et république, n'est-ce pas le destin européen des Slaves qui, régulièrement, se rejoue en un vrai choc de civilisations?,comment le résoudre? Les cours de Mickiewicz, grand orateur, enflammèrent le Tout-Paris romantique et socialiste, entre les sursauts révolutionnaires, républicains, européens de 1830 et de 1848. Michelet et George Sand pleuraient en l'écoutant expliquer le "terrorisme intellectuel" de la discipline russe, le "destin littéraire de la Sibérie" et du chamanisme, la "lutte entre les. systèmes et les passions" qui anime l'histoire de l'Europe,. Mickiewicz formulait ainsi une méditation toujours actuelle sur l'Europe de l'Est face à ta modernité et à son destin démocratique, mieux: "républicain".
Omniprésentes et soupçonnées de bien des maux contemporains, les images répondent à certains de nos besoins essentiels : elles nous émeuvent et nous apaisent, elles nous instruisent et stimulent notre mémoire, nos sens, nos émotions et nos désirs. Mais qu'est-ce qu'une image ? Face à elles, quels mécanismes opèrent en nous ? Comment expliquer le goût et le plaisir commun que nous avons à les contempler ? Dans une approche originale, à la fois historique, artistique et neuroscientifique, Maxime Coulombe explore le puissant pouvoir mémoriel et affectif des images, la manière dont elles réveillent nos souvenirs et nourrissent nos fantasmes, la force avec laquelle elles nous ébranlent et leur capacité à lever le voile sur notre vie intérieure.
4e de couverture : Nous voilà immergés dans une nouvelle ère numérique. La profonde mutation que nous connaissons aujourd'hui n'est pas seulement le fait d'une révolution technologique impliquant des outils inédits, mais aussi le résultat d'une insurrection mentale. En passant d'un système analogique à un système numérique, notre mode de vie, nos réflexes se trouvent profondément modifiés. Afin d'expliciter ce changement, Alessandro Baricco remonte le temps et dresse un historique des événements fondateurs qui ont contribué à forger nos habitudes contemporaines. Avec son style si singulier, mêlant sérieux et humour, il établit une histoire et une géographie de cette nouvelle civilisation. De l'invention du jeu vidéo jusqu'au bouleversement qu'a représenté l'iPhone, en passant par l'invention de Google, chaque innovation a fait évoluer notre rapport au monde, un monde requalifié de «Game», où les problèmes deviennent des parties à gagner, et dans lequel le jeu est élevé au rang de schéma fondateur. Un essai documenté et accessible dans lequel chacun peut puiser quantité d'informations utiles à sa propre réflexion et qui s'adresse autant aux générations qui ont connu les différentes étapes de cette évolution qu'aux enfants de l'ère numérique.
Le scandale Facebook/Cambridge Analytica a révélé le vrai visage des réseaux sociaux. Derrière la façade charmante de milliers d'amis et de petits pouces bleus se cachent en réalité des fléaux que l'on a malheureusement laissé s'installer : la haine, l'exploitation des données personnelles, les fausses nouvelles, la cybercriminalité et l'addiction. Faut-il pour autant quitter Facebook, YouTube, Twitter, Instagram ou Snapchat ? Pas si simple... Car ces plateformes sont devenues indispensables à la vie économique et démocratique. Et si la solution était de mieux les connaître pour mieux les pratiquer ? Comment adopter une bonne "hygiène numérique" ? Faut-il un "permis de conduire" pour les réseaux sociaux ? Le nouveau règlement européen RGPD est-il la solution à tous les maux ? Cet ouvrage décrypte les dangers existants et propose une réflexion sur ces outils qui révolutionnent les relations humaines. Préface de Jean-Gabriel Ganascia, informaticien et philosophe, professeur à la faculté des sciences de Sorbonne Université, président du Comité d'éthique du CNRS.
Bernard E. Harcourt propose une critique puissante de notre nouvelle transparence virtuelle. Il livre une analyse de ce que les technologies big data font à nos vies, et de la manière dont elles s'y introduisent, et révèle l'ampleur de notre renoncement, volontaire, à la liberté ? jusqu'à l'acceptation de toutes les dérives sécuritaires. Ces atteintes à nos libertés sont flagrantes ; pourtant, nous ne semblons pas nous en soucier.Exploitant notre désir sans fin d'avoir accès à tout, tout le temps, les géants d'Internet dressent un portrait de notre propre intimité, collectent des millions de données sur nos activités, nos centres d'intérêt et nos relations, tandis que les agences de renseignement les croisent aux milliards de communications qu'elles enregistrent chaque jour. Nous continuons cependant, et malgré notre connaissance de l'instrumentalisation de ces données, de publier nos photos de familles, nos humeurs et nos pensées. Nous donnons en caisse, en même temps que notre carte bleue, nos adresses email et postale. D'où vient le sentiment de fatalité à l'égard de cette transgression du public et du privé ?Ce livre montre d'une manière saisissante comment les nouvelles technologies exploitent notre désir illimité d'accéder à tout, tout le temps et sans attendre ? au risque de la surveillance généralisée. Et invite à la désobéissance et à la résistance.Professeur de droit à Columbia University où il dirige le Center for Contemporary Critical Thought, Bernard E. Harcourt est aussi directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales et avocat de condamnés à mort dans l'État d'Alabama. Il a établi l'édition des deux cours de Foucault donnés au Collège de France, dont Théories et institutions pénales et La Société punitive. Il est par ailleurs l'auteur, en français, L'illusion de l'ordre.