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L'école indigène. Nouvelle-Calédonie, 1885-1945
Salaün Marie
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753501393
L'École est au c?ur de la revendication dont est porteur le mouvement indépendantiste mélanésien depuis 30 ans en Nouvelle-Calédonie. Les termes dans lesquels la "question scolaire" s'est trouvée posée pendant les "événements" (1984-1988) ont partiellement oblitéré une dimension pourtant essentielle de cette question: son histoire. Objet évanescent, l'institution qui s'est mise en place pendant la colonisation n'était jusqu'ici apparue que par bribes, au gré des témoignages des missionnaires catholiques et protestants. L'historiographie classique se révélant incapable d'éclairer le présent, et notamment les rapportsambigus que les Kanak semblent entretenir avec l'École aujourd'hui, il y avait urgence à renouveler les sources de ce pan méconnu du passé de la Nouvelle-Calédonie. Au croisement des champs de la sociologie, de l'histoire et de l'anthropologie, ce travail a pour objet de restituer la genèse d'une institution coloniale. Son objectif est moins d'agiter le spectre d'un passé douloureux que de comprendre pourquoi la cohabitation de fait des habitants de l'archipel ne s'est pas traduite par ce "destin commun", que le préambule de l'Accord de Nouméa (1998) appelle désormais de ses v?ux. Exhumant un matériel inédit, constitué à la fois d'archives et de témoignages recueillis auprès d'anciens. élèves, l'ambition de ce livre est de restituer ce qu'on peut savoir aujourd'hui des écoles dites "indigènes" de 1885 à 1945, faisant se croiser les subjectivités pour entrer dans la complexité des interactions coloniales.
Depuis toute petite, on vous a appris à rêver de ce destin fait de fleurs et d'étoiles dans les yeux, d'un amour durable entre les bras rassurants d'un homme solide et fidèle, de votre regard attendri sur l'enfant qui sommeille et des soirées sereines au coin du feu dans le salon où ronronne un chat paisible. Pourtant, vous le sentez confusément, tout ceci n'est pas pour vous. Votre avenir ne saurait se dessiner dans ces tons pastels dont la douceur soulève votre coeur conçu pour le chaos et l'amertume. Votre vocation à vous, c'est la romance inaboutie, le vagabondage sans issue, les cris et les larmes, le muscadet tiède et le ratage inconditionnel. Mais d'innombrables obstacles seront dressés sur votre route pour vous empêcher d'accomplir votre destinée et vous orienter sur la funeste voie des robes blanches et des layettes. Grand-mère avide de petits-enfants, mère désireuse d'être grand-mère, meilleure amie ambitionnant d'être demoiselle d'honneur, magazines féminins et autres comédies sentimentales se relaieront pour vous convaincre des vertus de la vie conjugale et de l'ineptie de vos choix. Face à ce gigantesque matraquage familial, amical et médiatique, il vous faudra être forte. Ce guide est conçu pour vous mener de la façon la plus sûre qui soit vers la solitude et la dépression. Vous nous remercierez plus tard. " Avec ce préambule impertinent, François Salaün annonce le ton de ce guide ironique et anticonformiste.
A travers la présentation de neuf témoignages de parents de collégiens, ce livre propose de faire un pas de côté dans l'analyse de la difficulté scolaire à Tahiti. Privilégiant une approche "par le bas" qui donne la parole à ceux qui l'ont rarement, il souhaite dépasser l'appréhension institutionnelle des phénomènes de décrochage, pour se donner les moyens d'interpréter autrement, au prisme de leurs expériences de l'école, les résistances à l'impératif de scolarisation. Cet ouvrage est publié avec le concours de l'Agence nationale de la recherche, programme Legs colonial et outre-mer autochtones : Kanak de Nouvelle-Calédonie, Amérindiens de Guyane et Mä ohi de Polynésie face à deux institutions de la République française (justice, école).
Résumé : En 2016, Chantal Deltenre se voit confier une mission d'observation ethnographique par l'administration pénitentiaire française au " Camp Est ", la prison de Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Elle y est demeurée un mois. Etrangère à l'univers carcéral tout autant qu'au monde calédonien, elle en rapporte un récit qui plonge le lecteur de plain-pied dans un centre de détention directement hérité de la colonisation ? et peuplé à 90 % de détenus kanak. Son témoignage interroge alors avec acuité les impasses d'une justice pénale trop facilement conçue au prisme des " différences culturelles ". Car c'est surtout la prison dans son ensemble, ici ou ailleurs, que questionne cet ouvrage.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.