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Révolution par les territoires. Une réponse française aux défis du monde
Salat-Baroux Frédéric ; Hazan Eric ; Burdin Nicola
L'OBSERVATOIRE
20,00 €
Épuisé
EAN :9791032923047
Dans ce passionnant et vibrant manifeste, Frédéric Salat-Baroux et Eric Hazan posent un diagnostic sans concession : l'Occident, concurrencé, vacille et voit son unité même remise en question par le projet Trump-Musk ; l'Europe est distancée après avoir raté la première révolution technologique ; la France est en crise morale, en quête de sens et désormais menacée de "tiers-mondisation" économique. Entre l'impasse actuelle et les extrémismes, les auteurs proposent une vision, une promesse enracinées dans ce qui reste notre force : les territoires, la Ve République, la taille critique de l'Europe. A la condition que nous soyons au rendez-vous de la seconde révolution technologique, celle de l'intelligence artificielle. Proposant un nouvel équilibre institutionnel, démocratique et social fondé sur une hyper-décentralisation, ils dessinent les voies d'un sursaut collectif : vivre mieux à partir des territoires, de nos terroirs, sans rien abandonner de nos ambitions individuelles, nationales et mondiales. Un plaidoyer pour concilier enracinement et ouverture au monde, tradition et innovation. Une réflexion stimulante sur l'avenir de notre démocratie et la maîtrise de notre destin collectif.
Les livres sur de Gaulle ou Pétain ne manquent pas. En revanche, les livres mettant en scène les deux hommes sont peu nombreux. On se souvient de l'ouvrage de Jean-Raymont Tournoux (1964) ou d?Herbert Lottman, écrit il y a plus de dix ans. Depuis, rien n?a été tenté. Pourtant l?histoire de ce duo, de leur confrontation, est passionnante. Rappelons que ces deux chefs, d?abord unis par les liens très étroits d'une admiration profonde, vont s?opposer en juin 1940, l?un choisissant l?armistice, l?autre la poursuite du combat. La première rencontre entre Pétain et de Gaulle date de 1912. Pétain est, cette année-là, commandant du 33e RI. À sa sortie de Saint-Cyr, de Gaulle, qui aurait pu choisir un poste plus convoité, demande à rejoindre ce régiment. Pétain sera alors une espèce de parrain qui supervisera la montée en puissance du jeune de Gaulle. C'est lui qui le fera entrer à l'école de guerre en 1927. Pour un jeune capitaine, l'appui du « vainqueur de Verdun » constitue un atout de poids. Mais, en 1925, le capitaine de Gaulle rédige, à la demande du Maréchal, un ouvrage sur l'armée française. Pour lui, il s'agit d'un livre de De Gaulle qui sera préfacé par Pétain. Pour Pétain, c'est son livre, ses idées, mises en forme par de Gaulle. Les deux hommes se fâchent. Enfin, le 18 juin 1940, de Gaulle, sous-secrétaire d?État à la Défense, réagit depuis Londres à l?annonce du maréchal Pétain de mettre un terme aux hostilités. Les deux hommes incarnent deux attitudes face à la défaite: la collaboration pour l?un, la résistance pour l?autre. La radio, lecteur capital du combat idéologique, prend une place inédite jusque-là dans la propagande. Jugé par la Haute Cour d'avril à juillet 1945, Pétain, qui prononce une courte déclaration, est condamné à la peine de mort, à l'indignité nationale et à la confiscation de ses biens. Gracié par de Gaulle, il est emprisonné à l'île d'Yeu, où il mourut en 1951. Fin connaisseur de la politique contemporaine, Frédéric Salat-Baroux remet dans une perspective vraie l'histoire de ces deux figures, déformée par les passions et le « politiquement correct ». Il réussit à éclairer d'un point de vue original leurs choix stratégiques avant et après 1914, traitant de leurs rapports humains et hiérarchiques tout en précisant leur rôle en mai-juin 1940, en novembre 1942 ou encore en 1945. Le lecteur trouvera dans cet ouvrage les éléments du dossier qui lui permettront de tirer toutes les pièces d?un puzzle complexe.
Résumé : De Gaulle et Pétain se sont rencontrés dès 1912. Ils ont d'abord été unis par une complicité et une admiration réciproque, avant de devenir les porte-drapeaux de ces deux France qui n'ont cessé de s'opposer depuis la Révolution. Dans un livre captivant, à la fois récit historique et réflexion politique, Frédéric Salat-Baroux nous plonge au coeur de l'affrontement sans merci entre le chef de la France libre et celui du régime de Vichy.
Le 13 février 1936, la voiture de Léon Blum est attaquée par des nationalistes d'extrême droite à sa sortie de la Chambre des députés. "A mort Blum ! " hurle la foule. Trois mois plus tard, la France se donne, en toute connaissance de cause, un président du Conseil juif et socialiste. On est là au coeur de la grandeur et du mystère français. A celui-ci s'ajoute un mystère Léon Blum. Comment ce jeune homme délicat, ami de Proust et de Gide, s'est-il transfiguré en leader politique, héritier et successeur de Jaurès ? Frédéric Salat-Baroux offre un portrait inédit et passionnant, tout à la fois psychologique, intellectuel et politique, du grand homme d'Etat. Il replace son parcours dans celui d'une génération de juifs européens, entre littérature et socialisme, et éclaire cette passion juive pour la France, dont Léon Blum est le plus brillant et le plus émouvant représentant. A travers le récit de ces années d'apprentissage, c'est un tableau de cette "Belle Epoque" si mal nommée que dresse l'auteur. Une Belle Epoque qui aura été le ferment des tragédies du XXe siècle.
Résumé : Frédéric Salat-Baroux propose une réflexion utile, instruite par notre histoire et par les réformes conduites avec succès par nos voisins. Un livre portant des propositions concrètes pour changer tout afin de rester nous-mêmes, qui s'attache à apporter sa contribution aux deux questions essentielles actuelles : Comment en sommes-nous arrivés là ? et Que faire ?
Blasphème, homosexualité, masturbation, athéisme... la puissance du tabou qui enveloppe ces thèmes rend presque impossible tout débat en islam. Figé politiquement par un despotisme empêchant l'émergence d'une réflexion apaisée et rationnelle, englué dans un conservatisme religieux anachronique, et travaillé en profondeur par des courants réactionnaires, le monde islamique, hétérogène, complexe, est à la peine lorsqu'il s'agit de considérer sereinement ces sujets, pourtant fondamentaux. Marqueurs d'une modernité enfantée par un Occident jadis chrétien, hier colonisateur, aujourd'hui sécularisé, ces questions génèrent des crispations parfois paroxystiques comme en attestent les attentats commis sur notre sol depuis quelques années. Aujourd'hui, l'islam est à la croisée des chemins. Soit ce culte entame un profond examen de conscience, soit il est condamné à périr. L'agonie, du reste, a déjà débuté, comme en témoigne la montée de l'athéisme en terre musulmane. L'heure est donc au sursaut religieux I Secondée par la science, la raison, chère à Averroès, peut apporter son écot à ce processus salutaire de revivification. Et le temps presse !
Il faut nous y préparer : demain, robots, agents conversationnels (chatbots) et autres poupées humanoïdes vont détecter nos émotions avec de plus en plus d'acuité. Si nous sommes malheureux, ils nous remonteront le moral ; si nous sommes seuls, en difficulté, ils se feront aidants. Ces "amis artificiels" vont prendre une place grandissante dans la société. Or ils n'ont ni émotions ni sentiments, ni hormones de désir et de plaisir, ni intentions propres. A l'instar de l'avion qui ne bat pas des ailes comme un oiseau pour voler, nous construisons des machines capables d'imiter sans ressentir, de parler sans comprendre et de raisonner sans conscience. Si leur rôle peut être extrêmement positif, notamment dans le domaine de la santé, les risques de manipulation sont par ailleurs réels : dépendance affective, isolement, perte de liberté, amplification des stéréotypes (80 % de ces artefacts ont des voix, des noms - Alexa, Sofia - et des corps de femmes, qui en font des assistantes serviles ou des robots sexuels)... Seront-ils un prolongement de nous-mêmes ? Jusqu'où irons-nous pour programmer une émergence de conscience artificielle ? Et l'éthique dans tout ça ? Mêlant technologie, philosophie et neurosciences, Laurence Devillers pose les questions centrales de responsabilité sur l'application de ces robots "émotionnels" au sein de la société et les enjeux qu'ils représentent pour notre dignité humaine.
Résumé : "La Chine n'est plus communiste" : la rumeur s'est répandue, comme une évidence. Mais ne serait-ce pas le plus grand malentendu de notre époque ? Malgré l'ouverture économique de 1978, les mesures d'internationalisation des entreprises d'Etat, l'établissement de relations diplomatiques avec les puissances occidentales, la Chine demeure fidèle à ses racines rouges. "Le communisme est un idéal vers lequel nous devons tous tendre" affirment aujourd'hui encore les cadres du Parti. Renforcé par l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2013, le Parti communiste chinois s'infiltre au quotidien dans toutes les strates de la société : politique et économique, bien sûr, mais aussi culturelle, artistique, éducative, sociale ou religieuse, et ambitionne d'étendre cette influence à l'international. Il fallait bien sept années d'observation et plus de 400 entretiens menés par Alice Ekman auprès de hauts cadres du Parti et fonctionnaires, diplomates, représentants d'entreprises, chercheurs et étudiants pour parvenir à comprendre la Chine contemporaine, son fonctionnement, ses évolutions récentes et sa stratégie de puissance, dans un contexte périlleux de tensions avec les Etats-Unis et de rapprochement avec la Russie. Car, alors que l'idéal libéral est de plus en plus contesté, la Chine cherche désormais à s'imposer comme une puissance de référence, une "solution" pour le monde, selon les propres mots de Xi Jinping, pour un jour parvenir à la "disparition ultime du capitalisme et la victoire finale du socialisme".
Qu'elles soient joyeuses ou tragiques, visibles ou non, les ruptures rythment notre existence, nous transforment, nous remettent profondément en question. Comment conjuguer ces « bifurcations » de nos vies que sont les ruptures avec l'idée de notre identité, une et constante ? Nous révèlent-elles la multiplicité de nos identités possibles, ou le fait que nous nous affirmions progressivement, au fur et à mesure de ces « accidents » de la vie ? Nous épurent-elles ou nous démolissent-elles ? Pour la philosophe Claire Marin, la définition de notre être est tout autant dans nos sorties de route que dans nos lignes droites, dans les accrocs au contrat que dans le contrat lui-même. Naissances ou deuils, séparation ou nouvel amour, besoins d'ailleurs : nos oscillations, nos vacillements fragilisent nos représentations, ébranlent nos certitudes, certes. Mais ils soulignent aussi fondamentalement la place de l'imprévisible, et questionnent notre capacité à supporter l'incertitude, à composer avec la catastrophe et, en les surmontant, à parfois démarrer une nouvelle vie.