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Lévinas vivant
Salanskis Jean-Michel
BELLES LETTRES
25,40 €
Épuisé
EAN :9782251780139
Ce livre rassemble les textes qui ont servi d'appui à sept conférences données au cours du premier semestre 2006 dans des colloques d'hommage à Emmanuel Levinas, à l'occasion du centenaire de sa naissance. Ensemble, ils composent un livre qui plaide pour une appropriation audacieuse, fidèle et novatrice, prosaïque et radicale de la pensée de Levinas. En substance, on veut la lire et la recevoir comme quelque chose qui continue de nous surprendre et nous déplacer, en nous faisant tout comprendre à partir de l'émotion éthique. Et qui par là même nous libère des mauvaises formes du rationalisme: celles qui donnent lieu à un théoriser aveugle et clos, aussi bien que celles qui amènent un discours oraculaire intégrant et confondant les niveaux. L'ensemble est organisé en trois sections. Dans la première (Le noyau éthique), on expose les "fondamentaux" de cette pensée - la vision de la morale, la critique de l'ontologie, la relation avec le Judaïsme - en essayant de la présenter de manière à la fois plus pédagogique qu'on ne le fait d'habitude et moins conventionnelle. Dans la seconde (Rationalité lévinasienne), on tente de caractériser la philosophie de Levinas par un certain usage des grandes ressources de toute pensée que sont d'une part la spatialité, d'autre part le couple logique de l'universel et du particulier. On prend donc le parti de ne pas envisager le geste philosophique de Levinas comme radicalement étranger à la posture strictement intellectuelle, conceptuelle, épistémique, ainsi que beaucoup sont tentés de le faire. Dans la troisième section (L'ancien siècle et son futur), on essaie de voir le vingtième siècle comme cet auteur qui l'a pour ainsi dire traversé d'un bout à l'autre nous le montre, et de tirer de cette vision une annonce, voire une promesse du futur. Ce livre est en même temps un voyage et un pèlerinage, d'une ville à l'autre: les textes se rattachent chacun à un des lieux, à une des haltes de Levinas. Paris, Strasbourg et Fribourg, Jérusalem, Paris à nouveau, Kaunas et pour finir Paris encore sont ainsi les étapes de ce "Semestre avec Levinas".
Résumé : Parmi les philosophes qui s'inscrivent dans la généalogie fameuse - et peut-être mythique- inaugurée avec Platon, Martin Heidegger (1889-1976) est historiquement le plus proche de nous. Ce livre est un essai de présentation de sa pensée selon un ordre qui n'est pas celui de l'?uvre même : plutôt une sorte de reconstruction pédagogique. Il expose d'abord les deux grandes intuitions de Heidegger : celle de l'existence et celle de la différence ontologique entre être et étant. Puis il fait le point sur les prolongements contemporains de l'?uvre heideggerienne, sujets de réflexion, débats, ou orientations qui sont importants dans notre monde et nous viennent de lui. On traite ainsi de la technique, de l'herméneutique (pensée radicale de l'interprétation), d'une certaine conception de l'histoire de la philosophie et de l'idée du " voisinage de la pensée et de la poésie ". Enfin on introduit le lecteur au débat sur l'adhésion de Heidegger au nazisme en proposant quelques réflexions qui servent de conclusion.
Résumé : La philosophie contemporaine s'intéresse plus que jamais au sens. Le présent essai soutient cependant qu'il lui reste à accomplir une mue décisive, pour devenir spécifiquement "philosophie du sens". Pour cela, elle doit reconnaître qu'elle n'est pas au service exclusif de la vérité, comme l'est la science et, plus profondément encore, qu'elle n'est pas en charge de l'Etre, comme toute sa tradition pourtant l'invite à le croire. Le sens n'est donc pas ici envisagé comme l'ensemble des conditions de vérité des phrases, à l'instar de la philosophie analytique ; il n'est pas non plus conçu comme la façon de se donner de la chose, ainsi que le recommande la phénoménologie : suivant une inspiration levinassienne, l'auteur envisage le sens comme ayant sa source dans l'adresse, c'est-à-dire dans ceci même qu'un message est toujours reçu. Cette conception du sens va de pair avec un nouveau style de philosophie, qui s'attache à déterminer ce que nous comprenons de nos savoirs, de nos pratiques, de nos aspirations, plutôt qu'à trancher en termes de vérité sur les objets, les lois, les modes d'existence et la finalité de tout ce qui se passe. Partant, c'est la clef de l'itinéraire philosophique de Jean-Michel Salanskis qui est ici délivré : à la fois proche de la science, de la philosophie française des années 1960-1970 et de la tradition juive, l'auteur, longtemps préoccupé par les mathématiques et l'épistémologie, s'engage ici ouvertement sur les enjeux de son travail.
Résumé : Autour de l'adjectif "juif" et du substantif "Juif/Juive" bouillonnent pour ainsi dire des affects et des enjeux d'une intensité redoutable. On pense à la Shoah, au face à face concurrentiel des religions, à l'interminable conflit du Proche-Orient. Ce livre fait le pari qu'il est possible de s'extraire de tels contextes, sans les ignorer pour autant : de s'attacher, simplement, à comprendre de quoi il retourne dans le destin d'un petit groupe humain. A prendre connaissance du sens du "fait juif" comme fait insistant dans l'histoire. Il décrit donc le fait juif à partir de la structure fondamentale de l'étude-observance, qui correspond à autre chose qu'une religion. Il s'achève de plus par l'évocation d'un rapport à la vie émanant du fait juif - mettant en vedette la mémoire, le concret et l'homme - où beaucoup pourraient se reconnaître. L'espoir est qu'il n'est pas inutile de clarifier, d'expliquer.
Résumé : Edmund Husserl (1859-1938), mathématicien, père de la Phénoménologie - science radicale de ce qui apparaît en tant qu'il apparaît - précurseur à sa manière de la Philosophie analytique, mérite d'être considéré comme le plus grand philosophe de ce siècle. Même ceux qui ne voient en lui qu'un idéaliste dépassé par le monde et l'histoire acceptent de le célébrer, impressionnés par la portée de l'?uvre, qui a notamment influencé Heidegger, Fink et Ingarden en Allemagne, Lévinas, Merleau-Ponty, Ricoeur et Derrida en France. Le but de ce petit livre, au-delà de l'exposition correcte des principaux gestes et idées de la philosophie husserlienne, des Recherches Logiques à la conférence La crise de l'humanité européenne et la philosophie, serait de donner un contenu de passion à cette célébration : de montrer ce qu'il y a de fou, de grand, de mathématique, en bref d'émouvant et de vertigineux dans cette construction monumentale.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »