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Arabian thriller
Salamé Barouk
RIVAGES
10,65 €
Épuisé
EAN :9782743623418
Faire exploser la Grande mosquée de La Mecque pour venger le 11 septembre et lancer la contre-attaque de l?Occident face aux intégristes musulmans ? tel est le projet fou de Michael de Maistre, mercenaire arabophone rompu aux guerres irrégulières, qui a une revanche personnelle à prendre sur l?Arabie Saoudite et sa dynastie.En pleine lune de miel ratée à Venise, le commissaire Serge Sarfaty et l'aventureuse colonel Benazir Gurasi sont mêlés à l?opération. Mais Sarfaty lui aussi déteste l'Arabie Saoudite, qu'il juge responsable de l?obscurantisme islamique, et n'a aucune envie de lui venir en aide. Sans compter qu'il doit, s?il veut se rendre à La Mecque, se convertir à l'islam, ce qu'il refuse... Benazir y voit l'occasion inespérée de faire accepter à sa famille son mariage avec un juif. Comment résoudre pareils dilemmes, alors que l'Arabie sombre dans le chaos?Derrière sa violence officielle, une Arabie méconnue et subtile se révèle néanmoins.
Été 1962: Serge Sarfaty, (Le Testament syriaque, Arabian Thriller) alors adolescent, sa grand-mère Rebecca et son cousin Samuel vivent la fin de l'Algérie française, meurtrie à la fois par l'OAS et par le FLN, en dépit des accords d'Evian censés permettre la réconciliation de toutes les populations. D?un côté, l'OAS n'en finit pas de plastiquer l'infrastructure de la ville; de l?autre, certains groupes du FLN sont engagés dans une spirale meurtrière: les Pieds-noirs sont enlevés par dizaine chaque jour et on commence à liquider les "collaborateurs" musulmans.Dans ce contexte confus, la famille Sarfaty, juive mais engagée en faveur de l?indépendance, croit n?avoir rien à craindre. Mais la grand-mère de Serge, Rebecca, qui s?était liée au MNA, un mouvement concurrent du FLN, détient sur ce dernier un document compromettant. Bientôt, le petit Serge est enlevé.Oran, le 5 juillet, fête de l'indépendance. Beaucoup de voyous et d'incontrôlés du FLN, armés, avides de vols ou de violences faciles sont cachés dans la foule en liesse. À la différence d'Alger, aucune mesure n'a été prise pour éviter les débordements, le service d'ordre est réduit. À la suite d'une fusillade, la fête dégénère en massacre. Pendant ce temps, l?ALN (Armée de Libération Nationale), qui n?a pas combattu dans les maquis mais a été armée par les Russes et les Chinois, attend à la frontière marocaine de pouvoir entrer en Algérie?
Nous sommes en 1859-1860 et une "République des paysans" naît de ce mouvement. Ephémère république qui ne résiste pas aux manigances de l'Empire ottoman et aux ambitions des Grandes Puissances qui cherchent déjà à le dépecer. Dans son nouveau roman, l'auteur relate un épisode important mais peu connu, surtout à l'étranger, de l'histoire du Liban, survenu au XIXe siècle, une révolte de villageois chrétiens maronites qui a donné naissance à la première république du Moyen-Orient.
Salamé Ghassan ; Al-Azmeh Aziz ; Bayart Jean-Franç
Elections interrompues en Algérie, scrutins sous contrôle en Iran, représentation bridée en Egypte, "parlements" nommés en Arabie : le monde arabe et islamique s'ouvre à une démocratisation vulnérable, ambiguë, réversible. Ici et là, les régimes empruntent les institutions pluralistes, les mécanismes politiques, les pratiques électorales qui relèvent de la démocratie libérale. Mais est-ce bien le signe d'un engagement durable des gouvernants, d'une exigence démocratique largement partagée dans la population ? Souvent, en s'ouvrant, ils répondent à une requête externe conditionnant une aide financière, cherchent un moyen pour gagner l'adhésion à une politique d'austérité ou pour remédier à un déficit passager de légitimité. Les régimes autoritaires autant que les forces d'opposition (en général aussi peu attachées aux vertus de la démocratie) peuvent ainsi jouer un jeu qu'ils n'ont pas vraiment voulu. Cet ouvrage analyse l'évolution récente des pays arabes et islamiques, et en particulier les liens entre libéralisation économique et démocratisation politique. Il dresse un bilan contrasté : devant la crise générale de l'autoritarisme, chacun reconnaît volontiers les vertus thérapeutiques du pluralisme politique. Mais les chances d'une véritable transition vers la démocratie, incertaines ici, prometteuses là, sont presque partout laborieuses.
Shutter Island est un îlot au large de Boston où un hôpital psychiatrique semblable à une forteresse accueille des pensionnaires atteints de troubles mentaux graves et coupables de crimes abominables. Un matin de septembre 1954, le marshall Teddy Daniels et son équipier Chuck Aule débarquent sur cette île pour enquêter sur l?évasion de Rachel, une patiente internée après avoir noyé ses trois enfants. Dès leur arrivée, les deux policiers perçoivent l?étrange atmosphère de ce lieu clos. Ils comprennent vite que personne ne les aidera dans leur mission et ils se posent plusieurs questions : quel rôle jouent sur l?île les médecins qui dirigent cet hôpital et quelles méthodes expérimentent-ils sur leurs patients ? À quoi sert le phare qui domine l?îlot et dont l?entrée semble inaccessible ? Persuadés que l?évadée a bénéficié de complicités, les deux marshalls vont ruser pour découvrir tout ce qu?on leur cache mais un message codé laissé par Rachel les enfonce davantage en plein mystère. Petit à petit, ce drame fait ressurgir chez Teddy des éléments de son passé : il a connu la douleur de perdre sa femme dans un incendie criminel. Mais lorsque Chuck Aule découvre que le pyromane responsable des malheurs de son collègue se trouve interné sur l?île, il s?interroge sur Teddy : celui-ci est-il venu pour enquêter ou pour se venger ? Dennis Lehane a construit un puzzle diabolique et subtil dans l?intention de jouer jusqu?au bout avec les nerfs de ses lecteurs qui vont s?interroger tout au long d?un récit où les apparences sont souvent trompeuses et la vérité entrevue, contredite au chapitre suivant. Dans son précédent opus, le merveilleux Mystic River (porté à l?écran par Clint Eastwood), le romancier avait exprimé la mesure de son talent. Avec Shutter Island (en cours d?adaptation à Hollywood) il récidive de belle façon et son thriller à tiroirs se conclut par un magistral coup de théâtre. Si Lehane a changé de registre formel, il continue inlassablement à explorer les ressorts de la condition humaine. --Claude Mesplède
Parmi les milliers de lettres que Tolstoï écrivit à ses correspondants du monde entier, célèbres ou inconnus, les 840 lettres qu?il envoya à son épouse de 1862 à 1910, occupent une place à part et brossent un portrait intime de l?auteur de La Guerre et la Paix. Vivant fréquemment dans deux lieux différents, Tolstoï dans le domaine familial notamment, quand sa femme était à Moscou avec les enfants, l?un et l?autre se donnent des nouvelles de leur vie quotidienne. Parmi cette masse, une cinquantaine de leurs lettres, pour la plupart inédites, sont passionnantes; car elles illustrent les profondes dissensions du couple, lorsque Tolstoï se sent de moins en moins compris par sa femme. Lui, écrivain mondialement connu, devient le prophète d?un christianisme épuré, un apôtre de la non-violence, critiquant les fondements idéologiques et économiques de la société de son temps, jouant à la fin de sa vie un rôle politique et social considérable, quand sa femme demeure une mondaine, attachée à ses privilèges de grande aristocrate. Le fossé qui se creuse entre eux s?exprime dans ces lettres dans lesquelles Tolstoï se livre totalement, évoquant sa vie intime, son ?uvre, ainsi que les relations tumultueuses avec son épouse. Lettres étonnantes, parfois violentes, toujours dans l?essentiel, elles permettent de mieux comprendre l?un des plus grands écrivains de tous les temps. Elles seront accompagnées d?extraits des lettres de Sofia Tolstoï.
«Malgré son poids, american tabloid tient de l'épure, tant il semble que l'auteur ait taillé à la serpe dans un manuscrit que l'on imagine colossal. Plein comme un oeuf, american tabloid requiert une attention de tous les instants : une simple ligne parcourue d'un oeil distrait, et c'est une conspiration, un retournement de veste ou un cadravre qui risquent d'échapper au lecteur. Il n'en fallait pas moins pour passer au scalpel les mille jours de l'administration Kennedy et dresser le tableau dantesque des cinq ans qui courent de novembre 1958 au 22 novembre 1963 à Dallas...».
Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d?une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence drive, l?histoire, selon James Sallis, d?un homme "qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands". Dans la grande tradition du roman noir, il est "doublé" lors d?un hold-up sanglant, et bien qu?il n?ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l?ont trahi et ont voulu le tuer.Dédié à Ed Mcbain, Richard Stark et Lawrence Block, Drive est un roman au style affûté comme un rasoir, qui n?est pas sans rappeler l?écriture sèche et nerveuse de Jean-Patrick Manchette. Un exercice de style éblouissant de la part de James Sallis, créateur du privé Lew Griffin, poète, universitaire, traducteur en Amérique de Raymond Queneau et dont la plupart de ses romans ont été édités en Série noire.Drive a fait l?objet d?une adaptation cinématographique, réalisée par Nicolas Wending Refn (Pusher, Valhalla Rising le guerrier silencieux), qui a d?ores et déjà reçu l?accueil très favorable de la critique ainsi que le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.