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Pauvretés et inégalités dans le tiers monde
Salama Pierre ; Valier Jacques
LA DECOUVERTE
23,50 €
Épuisé
EAN :9782707123633
A partir d'une critique fouillée des fondements doctrinaux et philosophiques de la voie libérale, qui repose sur une confiance quasi-aveugle dans les mécanismes du marché, deux économistes critiques explorent les conditions de politiques économiques et sociales alternatives. L'amélioration de la situation des pauvres n'y est pas conçue comme un simple sous-produit de la croissance économique, mais comme une nécessité éthique, constitutive d'une croissance durable. Dans le tiers monde, près d'une personne sur trois vit en dessous du seuil de pauvreté. Depuis le début des années quatre-vingt, cette pauvreté s'est aggravée dans la plupart de ces pays, même si cette tendance recouvre des évolutions très contrastées. Et le plus souvent, on a observé une accentuation - parfois spectaculaire - des inégalités sociales. C'est d'abord cette situation complexe qu'entend éclairer cet ouvrage. Pierre Salama et Jacques Valier y donnent une présentation détaillée des indicateurs de la pauvreté et des inégalités et des évolutions récentes. En s'appuyant plus particulièrement sur le cas des pays d'Amérique latine, et en mobilisant un ensemble considérable d'études empiriques jusque-là peu connues en France, ils analysent les causes économiques de l'évolution de la pauvreté : l'inflation et le conflit profits/salaires auquel elle donne lieu ; ma récession économiques et la montée du travail informel ; la corruption comme moyen de reproduction des inégalités. Au-delà de cet état des lieux, les auteurs proposent une analyse approfondie des politiques de lutte contre la pauvreté. La critique fouillée des fondements doctrinaux et philosophiques de la voie libérale, qui repose sur une confiance quasi-aveugle dans les mécanismes du marché, leur permet d'explorer les conditions de politiques économiques et sociales alternatives. L'amélioration de la situation des pauvres n'est alors pas conçue comme un simple sous-produit de la croissance économique, mais comme une nécessité éthique, par ailleurs constitutive d'une croissance durable.
Ce livre n'est pas politiquement correct. Il va à l'encontre de tout ce qui s'écrit, se diffuse, se propage sur la question de l'éjaculation féminine et des femmes fontaines, ces amazones devenues les héroïnes d'une pratique sexuelle qu'exploite une société mercantile et hypersexualisée. Ce n'est pourtant pas une fiction. Vous traverserez les siècles, allant d'une gynécologie balbutiante à l'industrie du film pornographique, en vous égarant parfois sur des chemins de traverse comme autant de préliminaires qui vous permettront de mieux comprendre plaisir et orgasmes féminins. Intrigués par cet aspect mystérieux de la sexualité féminine que la médecine peinait à expliquer de façon convaincante, les Dr Salama et Desvaux en ont exploré toutes les facettes historiques, ont recueilli des témoignages et nous livrent les dernières expériences scientifiques, en en révélant ainsi le secret.
Sans conteste, les réflexions initiées par Sylvain Shomba Kinyamba à travers diverses thématiques qu'il a abordées, exercent une large influence sur la pratique des sciences sociales tant au niveau national que continental. Ses travaux servent aujourd'hui de références à la plupart des études qui se consacrent à l'analyse du social. Son apport, à la fois épistémologique, théorique et méthodologique, invite à repenser les fondements de nos pratiques scientifiques et plaide pour leur ancrage dans les réalités socioculturelles autochtones. La socio-anthropologie enracinée de cet auteur ouvre des perspectives nouvelles sur des questions aussi cruciales que l'utilité de la science, le dialogue entre l'université et la société, une contextualisation et revitalisation constantes des outils méthodologiques ainsi que la nécessité de l'interdisciplinarité dans la recherche scientifique contemporaine.
Latino-américaniste reconnu, primé par la chaire Julio Cortazar, docteur honoris causa des universités UAM et de Guadalajara (Mexique), docteur d?État, professeur émérite des universités (université de Paris XIII), membre du CEPN-CNRS, (UMR7115), membre du comité de rédaction de plusieurs revues étrangères et ancien directeur scientifique de la Revue Tiers Monde.
Résumé : Présentés depuis une décennie comme les nouveaux géants de l'économie mondiale, les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) offrent aujourd'hui une réalité plus contrastée. S'ils se sont imposés en produisant pour la plupart des biens à forte valeur ajoutée, ces pays montrent des fragilités structurelles susceptibles de contrarier leur développement. Place au débat analyse la situation sans omettre d'évoquer les nouvelles puissances émergentes (exemple de l'Argentine) et aborde des questions-clés (baisse de la pauvreté, émergence de classes moyennes, coûts environnementaux de la croissance, etc). Une synthèse à la fois dense et accessible.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.