Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Discriminations ethniques. Les politiques du logement social en France et au Royaume-Uni
Sala Pala Valérie
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753521643
La société française est-elle aussi universaliste et aveugle à l'ethnicité qu'elle semble vouloir le croire ? Le détour comparatif par le Royaume-Uni conduit au contraire à mettre à distance l'idée d'un " modèle français républicain d'intégration". A partir d'une enquête de terrain consacrée aux politiques du logement social à Birmingham et à Marseille, la recherche présentée dans ce livre montre comment, en France comme au Royaume-Uni, la politique du logement social contribue à la construction des frontières ethniques et produit des catégorisations. des discriminations. et de la ségrégation ethniques. On ne peut, en conséquence. opposer un modèle français universaliste, qui serait aveugle à l'ethnicité, à un modèle britannique multiculturaliste, qui reconnaîtrait les différences ethniques et mobiliserait des catégories ethniques. Des deux côtés de la Manche. on peut mettre en évidence les ressorts d'une production institutionnelle des discriminations. notamment au niveau des attributions de logements sociaux. Les institutions qui fabriquent la politique du logement social construisent et mobilisent de façon routinière des catégorisations ethniques et développent des logiques d'ethnicisation. de discrimination, et/ou de ségrégation des groupes minorisés. La comparaison franco-britannique éclaire aussi les apories des politiques locales visant à lutter contre les discriminations. Au Royaume-Uni, la stratégie multiculturaliste, fondée sur la reconnaissance de la "différence culturelle" et des communautés ethniques. favorise l'euphémisation des discriminations ethniques en simples "différences culturelles". En France. la stratégie universaliste. sous-tendue par le mythe républicain de l'indifférenciation ethnique, nourrit le déni des discriminations ethniques. euphémisées en inégalités socio-économiques ou attribuées à l'"inadaptation" de certains groupes.
Desage Fabien ; Morel Journel Christel ; Sala Pala
Résumé : "Peuplement"... Au premier abord, la notion semble évoquer des temps révolus, où des Etats en formation ou en expansion s'employaient à peupler des territoires considérés comme "vides" ou dont la population était jugée inadaptée, justifiant ainsi leur colonisation. La notion a pourtant refait surface ces vingt dernières années en France, pour qualifier l'action des pouvoirs publics visant à intervenir sur la répartition spatiale de populations, en fonction de certaines de leurs caractéristiques sociales, ethniques, religieuses, ou autres, réelles ou présumées. Le propos de ce livre est d'abord d'interroger la manière dont cette question du peuplement a été historiquement construite comme enjeu de l'action publique - et tout particulièrement de l'action publique urbaine -, dans des contextes sociaux singuliers, qu'ils soient ouvertement conflictuels ou apparemment pacifiés, qu'ils renvoient à des régimes démocratiques ou autoritaires. La diversité des terrains explorés témoigne de ce parti pris : diversité dans l'espace d'abord - des confins kurdes de l'Etat turc aux quartiers de Londres et Paris, d'Ho Chi Minh Ville aux agglomérations lyonnaise ou dunkerquoise, de l'Algérie coloniale jusqu'en Israël - ; diversité dans le temps ensuite, du XIXe siècle des entreprises coloniales françaises jusqu'aux politiques de rénovation urbaine du début du XXIe siècle. Quatre thématiques structurent le propos : celle du gouvernement des populations par leur répartition dans l'espace, celle des entreprises de catégorisation des groupes sociaux inhérentes aux objectifs de peuplement, celle des instruments inventés pour concrétiser ces objectifs et, enfin, celle des modalités de politisation et de dépolitisation de ces enjeux, à la fois omniprésents et souvent éludés ou euphémisés. Ces perspectives constituent autant de propositions, non exclusives les unes des autres, pour une analyse du peuplement comme politique(s).
Cultivez l'art de la concentration visuelle grâce à ces 50 coloriages mystères sur le thème des bébés animaux, composés d'une multitude de cases à colorer. A chaque numéro correspond une palette comprenant entre 6 et 15 couleurs.
Sala Céline ; Meunier Christophe ; Bartholmey Clai
Cet ouvrage entend donner des outils pour aborder les différents niveaux du cycle 1 qui ont pour mission majeure de transformer l'enfant en un élève. Cet ouvrage présente à la fois le public des 2-5 ans, leurs besoins et leurs aptitudes naturelles. Il dresse un tableau des principaux acteurs (parents, ATSEM...), des lieux (classe, coins, salle de motricité) et de leurs aménagements les plus pertinents. Enfin, il donne les clés et des exemples de programmations, de séquences, de séances et de mises en oeuvre pratiques pour enseigner en maternelle. L'ouvrage est découpé plusieurs temps : Organiser le temps (dossier 1), Lieux et acteurs de l'école (dossier 2), Programmer des séquences et construire des séances (dossier 3), Aider l'enfant à devenir élève (dossier 4), Mettre en oeuvre (dossiers 5 à 9 : qui reprennent les cinq grands domaines d'apprentissage de la maternelle). Plus de 35 outils indispensables pour aider à exercer en maternelle : - Chaque outil est traité de façon synthétique et imagée sur 2 ou 4 pages. - Chaque outil renvoie à des mises en oeuvre concrètes qui s'appuient sur une expérience de terrain des auteurs. - Des conseils méthodologiques, des remarques sur les contextes d'utilisation de ces outils, ainsi qu'un approfondissement des connaissances viennent compléter ces présentations.
Résumé : Un tueur en série hante les ruelles de San Francisco. Ses victimes de prédilection : des rédacteurs de rubriques astrologiques. De sociétés secrètes en crimes mystérieux, d'assassins monstrueux en ombres inquiétantes qui se faufilent dans la nuit, Richard Sala revisite avec délice le film d'horreur en noir et blanc - on pense à Tourneur, à Murnau. A Hitchcock aussi, puisque son héros, Broom, un homme bien ordinaire, se retrouve malgré lui impliqué dans un mystère qui s'épaissit de page en page.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour