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Sodome. Exergue à la philosophie du droit
SALA-MOLINS LOUIS
ALBIN MICHEL
19,05 €
Épuisé
EAN :9782226056245
La philosophie a beau parler du droit : elle ne sait le faire qu'en la langue de la théologie et en bricolant des raisons, des principes, des postulats, des dogmes dont la Raison n'a que faire. Intarissable sur le droit, sur la loi, elle radote quand on lui demande d'où la loi tire sa splendeur, le droit sa rigueur, l'une et l'autre leurs outrances. Dans la splendeur et la sévérité du martyre de Sodome, Jérôme et Augustin virent "la préfiguration de Noël" , "l'aube de la loi nouvelle" . "Le feu du ciel sur Sodome, voilà notre modèle" , avouera plus tard l'Inquisition romaine. En nos saisons devenues rationnelles, droit et loi en sont toujours au langage menaçant des deux anges, cette nuit-là : "Ce sera à l'aube et ce sera terrible" . Cléricale, théologienne, divine, la vérité du droit brûle aujourd'hui la Raison comme Jahvé brûla Sodome, pétrifie l'entendement comme Jahvé pétrifia la femme de Lot. Comment faire une place à la Raison humaine dans le droit ? Il suffirait d'entreprendre de tout bouleverser pour en déloger Jahvé. Aussi simple que cela. Louis Sala-Molins est professeur de philosophie politique à la Sorbonne. Ses recherches portent les théories de la loi et les aberrations du droit.
Avant que Versailles ne se couvre de honte en promulguant le Code Noir de l'esclavage, deux capucins de rien du tout, un Espagnol et un Français, risquent tout pour dire le droit de toujours et marteler qu'il exige réparation. Auprès de leurs victimes et de leurs descendances. Scandaleusement éblouissant.
Résumé : Publié pour la première fois en 1987 dans la collection Pratiques théoriques, cet ouvrage replace le Code Noir dans sa filiation théologique, philosophique et juridique. Il le confronte aux réalités de l'esclavage et à la critique philosophique de son temps, dont il marque cruellement les limites. Par loi, la France a qualifié en 2001 traite et esclavage de " crime contre l'humanité ". Crime imprescriptible donc. Mais choisissant explicitement d'ignorer ce qu'" imprescriptibilité " veut dire, le législateur a refusé de répondre à trois questions : que doit-on réparer, qui doit réparer et comment réparer ?
Résumé : Promulgué par Louis XIV en 1685, aggravé dès 1742, le Code Noir réglementa l'esclavage des Noirs aux Antilles et aux Mascareignes, en Louisiane et à la Guyane, et ne fut définitivement aboli qu'en 1848. Le voici réédité intégralement, replacé dans sa filiation théologique, philosophique et juridique, confronté aux réalités historiques de l'esclavage et à la critique philosophique - de Montesquieu et Rousseau aux révolutionnaires de 1789 - dont il marque cruellement les limites. Le Code Noir règle la part française du génocide le plus glacé de la modernité. Génocide que la France intelligente choisissait depuis longtemps, et jusqu'à hier soir, d'ignorer pour ne pas même devoir peiner à l'oublier. Aujourd'hui, par une disposition légale votée en 2001, la France qualifie le couple traite-esclavage de " crime contre l'humanité ", s'impose une obligation morale de mémoire et élude le devoir juridique de réparation. Elle lèse ainsi la Loi, dont la lettre, tout comme l'esprit, dit " imprescriptibilité " lorsqu'elle dit " crime contre l'humanité ". LOUIS SALA-MOLINS
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".