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Retrouvailles. Quand le passé se conjugue au présent
Sairigne G de
FAYARD
30,29 €
Épuisé
EAN :9782213594002
Les hasards de la vie ou de l'Histoire les avaient séparés d'un être, d'une famille, d'un lieu. Ou peut-être d'une partie d'eux-mêmes. Les hasards de la vie ou de l'Histoire, et parfois une volonté tenace, les remettent en présence de ce _ celui ? celle ? _ qu'ils avaient quitté, et tout va recommencer. Francis épouse de nouveau Hélène, quinze ans après leur premier mariage. Radslav, exilé plus de trente ans à Paris, se voit restituer par le gouvernement tchèque son fastueux château de Bohême. Victime d'une erreur de diagnostic qui lui promettait la mort à court terme, Jehan réapprend à vivre. Béatrice, des années aveugle, renoue, après une opération, avec la beauté du monde. Nina, Andrea et François exhument, grâce à la chirurgie esthétique, leur jeunesse enfuie. Yves, longtemps oublieux du Dieu de son enfance, quitte soudain tout pour Le suivre. Pourtant, si le décor est le même, les acteurs ont changé. Et la saison, et le sens du vent. " On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ", dit le philosophe antique. Cette nouvelle " vie comme avant ", il va falloir la réinventer. Une suite de récits plus inimaginables les uns que les autres émaillés par des rencontres avec des experts : l'historienne Hélène Carrère d'Encausse évoque la fringale de passé qui anime la Russie actuelle ; le psychanalyste Juan-David Nasio, le retour aux origines qu'entraîne la cure psychanalytique ; l'éthologue Boris Cyrulnik, les migrations animales ; le philosophe Michel Hulin, le thème de la réincarnation ; la germaniste Geneviève Roussel, le mythe du retour dans la littérature... Guillemette de Sairigné, journaliste, collabore à Madame Figaro, où elle conduit la rubrique " Grands Entretiens ". Elle est l'auteur de Tous les dragons de notre vie... , paru aux Editions Fayard en 1993.
Exilée du Caucase, mannequin chez Chanel, Leïla de Luart fut aussi une héroïne de la Seconde Guerre mondiale et une icône de la Légion étrangère. Pendant la guerre d?Espagne, elle invente et fait financer des ambulances à l'intérieur desquelles, pour la première fois, on pratique la chirurgie lourde en zone de combat. Cette approche nouvelle sauvera des milliers de blessés. Personnalité complexe, libre et transgressive, sa volonté de fer et son courage physique et moral n?eurent d?égal que sa beauté.
Fils adoptif de Gorki, héros de la Légion étrangère, ambassadeur de France, grand séducteur, Zinovi Pechkoff est une légende oubliée du XXe siècle. Zinovi n'a pas d'avenir dans la Russie tsariste, jusqu'au jour où il croise l'immense écrivain Gorki qui en fait son assistant et l'adopte. Yeshua Sverdlov devient Zinovi Pechkoff. En 1914, il s'engage en France dans la Légion étrangère, il est gravement blessé l'année suivante. En 1918, Pechkoff est au coeur de la guerre civile russe. Dans les années 1920, naturalisé français, il gagne son surnom de "Manchot magnifique" pendant la guerre du Rif et amorce une carrière diplomatique au Liban Sud. De Gaulle l'abonne aux missions délicates. Il part pour la Chine auprès de Chiang Kaï-Shek puis au Japon auprès de MacArthur. A partir d'archives inédites, Guillemette de Sairigné signe la première grande biographie de Zinovi Pechkoff.
Leïla Hagondokoff naît en 1898 en Kabardie, dans le Caucase, au sein d'une famille de neuf enfants. Son enfance se déroule dans une taïga glaciale en proie aux attaques des Chinois et à celle des bêtes sauvages. Son père est commandant en chef des forces impériales en Extrême-Orient. Leïla et ses soeurs apprennent très tôt à soigner les blessés. A 19 ans, elle épouse un officier, ancien page du Tsar dont elle a un fils. Pour fuir la Révolution, ils traversent la Russie et gagnent Shangai où elle subsiste. Divorcée, elle part pour la France. Très vite célèbre pour sa beauté, elle devient mannequin, ouvre sa maison de couture et rencontre un milliardaire américain qui établit un trust en sa faveur. Elle épouse Ladislas du Luart et sa deuxième vie va commencer. Quand arrive la guerre d'Espagne, Leïla invente et fait financer des ambulances à l'intérieur desquelles, pour la première fois, on pratique la chirurgie lourde en zone de combat. Cette approche nouvelle sauvera des milliers de blessés. A partir de 1936, à la tête de cette formation chirurgicale mobile, elle va sur tous les fronts: guerre d'Espagne, camps d'internement de Vichy en Algérie en 1941, campagnes de Tunisie, d'Italie, de France. En 1945, elle franchit le Rhin parmi les premières et défile à Paris le 14 Juillet. Elle crée un Centre militaire de détente à Alger pendant la guerre d'Algérie puis devient la marraine et la très généreuse donatrice d'un régiment de la Légion dont elle est l'icône. Cette femme à la beauté célèbre, à la volonté de fer, au grand courage physique, au fort caractère, d'une grande humanité, entretint jusqu'à sa mort sa légende et ses mystères.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.