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Les musiciens et le pouvoir en France. De Lully à Boulez
Saint-Pulgent Maryvonne de
GALLIMARD
35,00 €
Épuisé
EAN :9782070759453
Partant de l'extraordinaire carrière officielle de Pierre Boulez et de ses relations privilégiées avec les chefs d'Etat français, l'auteur s'interroge sur l'exceptionnalité de ce cas dans l'histoire musicale occidentale, hormis le précédent de Jean-Baptiste Lully, surintendant de la musique de Louis XIV et créateur de l'opéra français. Il montre que le rapport de Lully et Boulez au pouvoir et ses conséquences sur notre paysage musical ne sont pas des singularités, mais le fruit d'une exception française, due à la préférence nationale pour le mécénat d'Etat et les régimes politiques à exécutif fort, ainsi qu'à l'importance de la musique dans notre société, dont témoignent tant notre littérature qu'une très riche iconographie dessinée, gravée, peinte ou sculptée. Née sous la monarchie absolue, cette exception qui concerne aussi Rameau, Berlioz, Fauré et le groupe des Six perdure sous la Révolution, sous les monarchies du xn : siècle et au lot' siècle, avec des éclipses pendant les régimes parlementaires, le relais étant alors pris par d'autres lieux de pouvoir, académies et salons parisiens notamment. Cette parenthèse de quatre siècles paraît refermée aujourd'hui, la musique savante ayant cessé d'intéresser les dirigeants politiques alors que disparaissait Pierre Boulez, dont on célèbre le centenaire en 2025. Le livre raconte, en dix moments de notre histoire et vingt et un compositeurs, les péripéties de cette relation particulière entre un art très politique et un pouvoir se voulant apollonien.
Résumé : Commencée dans les enluminures franco-flamandes du XVe siècle, l'exceptionnelle fortune picturale de Notre-Dame de Paris a traversé le temps, les genres et les styles artistiques et s'est épanouie dans l'art moderne et les avant-gardes du XXe siècle, européennes et américaines. S'ils sont tous fascinés par l'audace de son architecture et par son inimitable silhouette accroupie en bord de Seine, les artistes sont aussi inspirés par son rôle historique et par la richesse de sa symbolique : ils y voient tour à tour une métaphore de la Chrétienté, du Pouvoir, de Paris, de la France et de la Liberté.
Le 3 février 1959, Charles de Gaulle, tout juste élu président de la République, crée un nouveau ministère, longtemps désiré: le ministère des Affaires culturelles, qu'il confie à l'"ami génial" André Malraux. Sa mission est de "rendre accessibles les ?uvres capitales de l'humanité, et d'abord de la France, au plus grand nombre possible de Français, d'assurer la plus vaste audience à notre patrimoine culturel, et de favoriser la création des ?uvres de l'art et de l'esprit qui l'enrichissent". Des années Malraux, marquées par la promotion des avant-gardes et d'ambitieux échanges culturels, à l'ère du tout numérique, où l'idéal de démocratisation culturelle s'affronte aux réalités du marché, c'est l'histoire de 50 ans de politique culturelle de la France que retrace Maryvonne de Saint Pulgent. Cinquante années de soutien à la création, de promotion des arts et du patrimoine, qui font du ministère de la Culture et de la Communication une référence de par le monde. Et de la Culture un grand service public. Biographie de l'auteur Maryvonne de Saint Pulgent, conseiller d'Etat, journaliste et musicienne, est présidente du comité d'histoire du ministère de la Culture depuis 2007. Elle a été directrice du Patrimoine au ministère de la Culture de 1993 à 1997. L'exercice de cette fonction a été l'occasion d'une réflexion sur la politique culturelle française, exposée dans Le Gouvernement de la culture (Gallimard, 1999). Elle est également présidente de l'Opéra comique, professeur associée à l'Université d'Aix-Marseille III (droit, économie, gestion). Elle prépare actuellement un essai sur les musiciens et le pouvoir en France.
Histoire des théâtres et théâtres historiques. La restauration de l'Opéra royal, Versailles. De la lumière à l'éclairage. L'Opéra-théâtre de Nancy. Le théâtre du Peuple, Bussang. L'équipement scénographique du Grand-Théâtre de Bordeaux. Restauration de la Salle du Conseil, Hôtel de Ville de Pernes-les-Fontaines, Vaucluse.
Conseiller d'État, éditorialiste au Point, premier prix de piano au Conservatoire et professeur de musicologie à la Sorbonne, enfin et surtout directeur du Patrimoine de 1993 à 1997, Maryvonne de Saint Pulgent était excellement armée et placée pour analyser l'ensemble des problèmes de la culture tels qu'en ont à juger l'État, les pouvoirs publics et le ministère. Son livre n'a rien d'un pamphlet ou d'un traité. C'est un essai, qui a le double mérite de voir les choses de l'extérieur et de l'intérieur et de joindre à une expérience personnelle une connaissance intime de tout ce qui s'est écrit sur le sujet, en France et à l'étranger, car la comparaison avec l'international n'est pas le moindre intérêt du livre. Après un chapitre général destiné à montrer les liens spécifiques que l'État entretient en France avec la culture à partir de François Ier, Maryvonne de Saint Pulgent se livre à un survol pénétrant de l'histoire du ministère de la Culture depuis Malraux. Elle y joint un chapitre très précis et original sur les mécanismes intérieurs de la bureaucratie culturelle, un autre sur le mécénat. Suit une série de chapitres traitant du fonctionnement des subventions, des pratiques du patrimoine et des grands travaux, des industries culturelles, de celles du livre, du cinéma et des médias, qui font du Gouvernement de la culture, sur ce sujet si controversé, la référence obligatoire.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.