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L'invention de la sociologie noire aux Etats-Unis d'Amérique. Essai en sociologie de la connaissance
Saint-Arnaud Pierre
SYLLEPSE
45,00 €
Épuisé
EAN :9782847970678
La sociologie étatsunienne n'existe pas au singulier. Deux grands savoirs s'y côtoient. Le plus ancien est anglo-saxon. Né peu après la Guerre civile, il détiendra une position hégémonique jusqu'à la révolution culturelle de la décennie 1960. L'autre savoir éclôt à la fin du XIXe siècle. Édifié par des Noirs, il prend appui sur des prémisses idéologiques fort différentes de celles qui inspirent la mainstream sociology anglo-saxonne. Le présent essai reconstitue cette fascinante aventure de l'esprit critique selon une méthode qui croise les apports de l'histoire des idées, de la sociologie de la connaissance et de l'épistémologie. Il dévoile les mécanismes de marginalisation les plus criants auxquels ont dû s'attaquer les premiers sociologues de couleur pour tenter d'accéder à l'autonomie scientifique, notamment William E.B. Du Bois, Edward Franklin Frazier, Charles Spurgeon Johnson, Horace Roscoe Cayton, J.G. St.Clair Drake et Oliver Cromwell Cox. L'ouvrage montre que ces intellectuels ont été scientifiquement inventifs et provocants dans un contexte sociohistorique qui a beaucoup fait pour réduire leur héritage spécifique - leur génome culturel - à de l'insignifiance voire à de la nullité totale par comparaison au patrimoine blanc.
Résumé : Voici un ouvrage novateur qui définit le concept d'éthique de la santé en y intégrant trois grands axes : 1) les serments et les codes ; 2) la bioéthique; et 3) l'éthique du caring. Les repères théoriques qui y sont présentés sont communs à toutes les professions de la santé. Toutefois, ce livre est conçu pour les infirmières, car il applique les connaissances théoriques et méthodologiques de l'éthique de la santé aux contextes de la pratique infirmière, tant en pratique clinique, qu'en santé communautaire ou en santé publique. Les enjeux, problèmes et dilemmes éthiques propres à la profession infirmière, notamment ceux qui sont liés à l'avancement des sciences et à la rareté des ressources, y sont explicités, en tenant compte du quotidien de la pratique, tant au chevet qu'en gestion. Sur la base de fondements théoriques et empiriques clairs, des outils fournissent des repères visant à analyser et à résoudre les problèmes éthiques, en tenant compte des faits empiriques pertinents, des résultats probants, des normes légales et déontologiques, des lignes directrices, et des grands principes promus par certaines théories éthiques classiques, la bioéthique et l'éthique du caring. Des modèles de processus décisionnels, de même qu'un recueil de cas de difficultés graduées apportent, aux professeurs et enseignants de tous niveaux, un appui pédagogique respectueux du degré d'apprentissage, quel que soit le lieu d'enseignement en cause : milieux de pratique, cégeps ou universités. L'ouvrage vise une intégration de l'éthique dans les pratiques infirmières. Ce faisant, il incite à une pratique réflexive et à la mise en place de milieux de travail qui, en respectant les principes et normes éthiques, préviendront ou tout au moins diminueront les problèmes et dilemmes éthiques qui, pour plusieurs, sont source de malaises, voire de détresse morale.
Terret Thierry ; Arnaud Pierre ; Saint-Martin Jean
Résumé : Début novembre 2000, les " 9e Carrefours d'histoire du sport " avaient pour thème " Le Sport et les Français pendant l'Occupation ". Le lecteur trouvera, en deux tomes, l'intégralité ou presque des communications après expertise. C'est le premier ouvrage collectif sur le sport pendant cette période de notre histoire nationale, qui a réuni plus de 120 participants. Les sports et les sportifs ont-ils échappé à l'oppression allemande que ce soit en zone libre ou occupée ? D'une façon générale, ont-ils été au-dessus des tensions, clivages et conflits politiques et idéologiques pendant cette période ? Si pour certains le sport a connu son " âge d'or " sous Vichy il convient sans doute d'apporter de sérieuses nuances, même si d'une façon générale les pratiques sportives des Français, de tous niveaux, pratiquants et spectateurs, ont perduré en dépit des restrictions en tout genre et des difficultés de la vie quotidienne. Pour autant... le sport a-t-il été un agent de propagande du gouvernement de Vichy sous Borotra et sous Pascot ? Le lecteur trouvera sa réponse.
Terret Thierry ; Saint-Martin Jean ; Arnaud Pierre
Début novembre 2000, les " 9e Carrefours d'histoire du sport " avaient pour thème " Le Sport et les Français pendant l'Occupation ". Le lecteur trouvera, en deux tomes, l'intégralité ou presque des communications après expertise. C'est le premier ouvrage collectif sur le sport pendant cette période de notre histoire nationale, qui a réuni plus de 120 participants. Les sports et les sportifs ont-ils échappé à l'oppression allemande que ce soit en zone libre ou occupée ? D'une façon générale, ont-ils été au-dessus des tensions, clivages et conflits politiques et idéologiques pendant cette période ? Si pour certains le sport a connu son " âge d'or " sous Vichy il convient sans doute d'apporter de sérieuses nuances, même si d'une façon générale les pratiques sportives des Français, de tous niveaux, pratiquants et spectateurs, ont perduré en dépit des restrictions en tout genre et des difficultés de la vie quotidienne. Pour autant... le sport a-t-il été un agent de propagande du gouvernement de Vichy sous Borotra et sous Pascot ? Le lecteur trouvera sa réponse.
Saint-Arnaud Pierre ; Turmel André ; Mercure Danie
Résumé : Ce livre porte sur l'émergence et le déclin du roman sociologique américain, spécialement sur le roman comme mode d'accès privilégié à la compréhension de la culture de cette société. D'emblée, une question surgit : quelles sont les différences entre le genre roman social - assez bien connu par ailleurs, Zola en France, Dickens en Angleterre, Steinbeck aux Etats-Unis, etc. - et le roman sociologique que l'auteur distingue du premier genre ? C'est durant une courte période, qui va du début des années 1930 jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, que ce genre s'affirme. Les auteurs ont parfois une formation sommaire en sociologie - d'abord et avant tout la sociologie urbaine qui prend forme au Département de sociologie de l'Université de Chicago - et ils ont souvent exercé le métier de journaliste d'enquête. Sous la bannière de l'espoir retrouvé et du changement social, ils voient dans la sociologie urbaine et ses méthodes le meilleur instrument scientifique pour mettre au jour une représentation rigoureuse de la réalité des ghettos ethniques de Chicago, de leurs normes et de leurs déviances particulières. Ce dernier livre de Pierre Saint-Arnaud s'inscrit dans la suite de ses ouvrages sur la société étatsunienne publiés dans la collection " Sociologie contemporaine " aux Presses de l'Université Laval.
En 2010, Lula quittait la présidence du Brésil avec 80% d'approbation et des indicateurs économiques au beau fixe. Moins d'une décennie plus tard, Dilma Rousseff qui lui a succédé est destituée par un coup d'Etat parlementaire et Lula est emprisonné à la suite d'un procès politique. Pire, l'élection présidentielle de 2018 a livré le pays à un militaire d'extrême droite. Que s'est-il donc passé? ? fabio luis barbosa dos santos tente d'y répondre en brossant le portrait des mandats du Parti des travailleurs à la tête du pays. Il montre la dérive d'un parti qui fut le centre de gravité des luttes sociales au début des années 1980 pour finir par devenir le "bras gauche" de l'ordre en vigueur au cours des années 2000. Essai sur l'histoire récente du Brésil, ce livre revient aussi sur l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro et scrute le chapitre brésilien du glissement mondial vers un néolibéralisme toujours plus violent, autoritaire et inégalitaire.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.
Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise. Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils ?? Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent. Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens. Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble. Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des "tutoriels" en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent ou encore de la macro-économie. Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne. L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.
Le Mexique de l'épopée révolutionnaire des compagnons d'Emiliano Zapata et de Pancho Villa, le Mexique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d'histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution, cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir. Pendant dix ans (1910-1920), les révolutionnaires Emiliano Zapata, Pancho Villa et des milliers de chefs régionaux se battent tout à la fois contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tente de prendre le pouvoir. Zapata et Villa sont restés dans la mémoire des humbles du Mexique comme des figures que l'on invoque à chaque fois que l'on proteste contre les possédants et contre les gouvernants. C'est ainsi que les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d'une "modernité" barbare qui ravage périodiquement le pays, ont brandi à leur tour la bannière du zapatisme. Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d'aujourd'hui et les aspirations de son peuple à travers l'épopée et la réalité d'une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays. Voici la seconde édition en français de ce livre qui n'a cessé, depuis sa parution au Mexique en 1971, d'être réédité aussi bien en espagnol qu'en anglais.