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L'école 10
Saidi Ismaël ; Gravas Aurélie
BORD DE L EAU
15,00 €
Épuisé
EAN :9782390150008
L?école 10 pourrait être celle du Petit Nicolas. Courts récits, innocence de l?enfance et jeux de garçons. Tel est l?univers d?Ismaël, Belge d?origine marocaine. Entre Dédé, Monsieur Bourdon, la jolie Cindy (" Je n?ai pas peur d?elle mais tu ne trouves pas qu?elle est jolie ? ") et " Madame ", que le petit garçon considère comme sa grand? mère, Ismaël Saidi raconte son enfance dans une école Black, Beur, Belge. Le père Noël est-il raciste ? Les lapins morts sont-ils musulmans ? Le mouton que papa a ramené à la maison est-il son ami ? Doit-on aller aux toilettes lorsqu?on est amoureux de Magdalena ? Voilà les grandes questions que le petit garçon se pose à travers de courtes histoires délicieuses, où la place de l?éducation et de la religion sont abordées avec tendresse et facétie.
Longtemps ignorée, la mémoire de la colonisation et de l'immigration refait surface. Sans s'ériger en procureurs ni en juges de l'histoire, les auteurs nous expliquent pourquoi la France a tardé à reconnaître ces mémoires particulières et pourquoi certains événements sont demeurés marginaux à l'histoire nationale. Leurs écrits témoignent d'une profonde réflexion et d'une volonté d'intégrer l'histoire des étrangers dans celle de la France.
Résumé : Au mauvais endroit, au mauvais moment, Samir succombe aux tirs SAIDI d'un terroriste. Arrivé à la porte du jardin d'Eden, il apprend que l'amour de sa vie, Valérie, se trouve en enfer après avoir commis un attentat pour venger sa mort. Samir renonce au paradis et entreprend un voyage à travers la géhenne pour sauver sa bien-aimée. Dernier volet de la trilogie initiée avec Djihad, Eden nous propose une virée en enfer qui n'est pas sans rappeler le mythe d'Orphée et Eurydice. Sans jamais renoncer à l'humour, Ismaël Saidi aborde des sujets sensibles tels que la haine de l'autre, l'intolérance religieuse, la vengeance... mais aussi la rédemption et l'amour. Il ouvre ainsi la voie à un dialogue nécessaire autour de la radicalisation.
Résumé : Ismaël Saidi est un musulman de la seconde génération. Aujourd'hui auteur et metteur en scène, il a décidé de raconter, sans tabou, et avec énormément d'humour, sa vie de petit garcon marocain. Véritable ouverture vers la communauté musulmane, ode à la joie et à l'humour, Ismaël raconte avec une verve incroyable ce qu'a été sa vie, les découvertes de sa difference et les découvertes de tout ce qu'il partage avec les autres. Ce livre est un mode d'emploi qui, au-delà de l'humour, lutte contre l'islamophobie, le rejet et met les points sur les i d'une communauté qui a tendance à ne pas communiquer et à considérer qu'en dehors du cercle familial, on ne parle pas ! Un témoignage très intéressant pour l'analyse en classe.
A Jérusalem-Est, le ton monte dans la demeure de Shahid. Expulsé par décision de justice de la maison qui l'a vu naître, il doit remettre les clés à Delphine, jeune Juive débarquée de Montréal, qui en revendique la propriété. Entre eux, le dialogue est impossible. Mais tandis qu'ils laissent éclater leur colère, une éclipse solaire cause un étrange incident : les ancêtres des deux jeunes gens, Ruth et Abou Quasim, prennent possession de leurs corps... Shahid et Delphine sont contraints d'écouter, à travers les voix de leurs grands-parents, les espoirs et les souffrances de deux peuples qui n'en forment qu'un. Avec Jérusalem, Ismaël Saidi nous rappelle que seules la compassion et la reconnaissance de l'autre permettront de sortir d'une logique de vengeance dévastatrice... Dossier pédagogique 4e - Individu et société : confrontation de valeurs ? 3e - Agir dans la cité : individu et pouvoir.
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.
Comment expliquer qu'un mode d'organisation capitaliste - fondé sur un principe d'accumulation continue - autorise la perpétuation d'activités qui obéissent à une autre logique et paraissent lui poser des limites ? Pour résoudre cette énigme, l'ouvrage évalue les clés de lecture disponibles et formule de nouvelles propositions. Pour nombre d'auteurs, le capitalisme procède de forces économiques naturelles et autonomes, accompagnées ou canalisées dans un second temps par quelques politiques publiques. Il se heurte parfois à une résistance - que le terme serve à désigner une force d'obstruction passive ou une capacité de mobilisation. L'ouvrage invite à inverser la perspective et à considérer plutôt les rapports de force politiques qui débouchent sur la représentation d'un ordre économique naturel et qui expliquent le développement du capitalisme. Il examine sur ce mode les activités des entrepreneurs, mais aussi les affrontements entre chercheurs et les luttes qui ont cours au sein des administrations publiques. Dans leur ensemble et par leur articulation, différents champs composent ainsi les structures politiques de l'accumulation. Dans certains cas et sous certaines conditions, des activités non capitalistes s'en trouvent dans le temps confortées : de multiples agents les perçoivent comme extérieures à l'ordre économique naturel ; ils anticipent leur disparition et se persuadent qu'il suffit de laisser la nature accomplir son oeuvre. Nul ne travaille à leur élimination ni ne pousse à l'organisation d'un mouvement qui en prendrait la défense. Pour mesurer la portée de ses propositions, l'auteur retient l'exemple de l'agriculture en Roumanie : il s'efforce d'expliquer la coexistence sur ce terrain de grandes exploitations capitalistes et de petites propriétés qui entretiennent des pratiques d'autoconsommation, sans prêter à la moindre forme d'accumulation. Au-delà de ce cas d'étude, l'ouvrage affiche une visée pédagogique et offre une présentation actualisée des théories du capitalisme. Il pose par ailleurs les bases d'un nouveau programme de recherche en économie politique.
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.
Tantôt décrié, tantôt encensé, le revenu de base apparaît comme l'une des principales utopies d'un XXIe siècle où la fin de la croissance économique, les mutations du travail et les transformations de la société nous obligent à réviser nos logiciels de pensée. Loin de n'être qu'un phénomène de mode, le revenu de base s'inscrit dans une tradition historique ancienne qui prend sa source dans la Révolution française. Une ligne de force est ainsi repérable sur deux siècles, qui alterne lueurs et éclipses, pour proposer des solutions aux défis de nos sociétés, successivement : la question agraire, la révolution industrielle et la société postindustrielle. Timothée Duverger suit ainsi la piste du droit au revenu et se concentre en particulier sur les trois grandes démocraties libérales, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il croise tour à tour le radicalisme britannique, le socialisme utopique au XIXe siècle, les propositions de crédit social puis de dividende social dans l'entre-deux-guerres en Grande-Bretagne, le débat sur l'impôt négatif dans les Etats-Unis des années 1970, l'essor d'un mouvement européen autour de l'allocation universelle dans les années 1980, l'émergence contemporaine du débat en France, avant de terminer ce voyage par un tour du monde des expérimentations. A l'issue de cette exploration, une conclusion s'impose : le revenu de base, quels que soient sa forme, le moment ou le lieu où il est conçu, interroge toujours nos sociétés démocratiques et l'autonomie de l'individu dans une reconfiguration permanente des rapports entre l'économie et la société. Le revenu de base se présente bien comme l'une des utopies à expérimenter pour ouvrir une brèche vers le nouveau monde qui tarde à naître.