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Le transfert et le désir de l'analyste
Safouan Moustapha
HERMANN
24,10 €
Épuisé
EAN :9791037008411
Que le transfert soit seulement l'ombre d'un amour passé qui se répète sur la personne du médecin et que le désir de ce dernier n'y soit pour rien ; qu'il renvoie au fantasme de l'analysant dont l'objet reste un x indéfini ; qu'il implique l'impasse parce qu'il est tout à la fois le moteur de l'analyse et celui de la résistance : telle fut la conviction de Freud, qui laissait le transfert impensable. Après Freud, dans une série d'études dont il est rendu compte ici exhaustivement, on a ainsi oscillé autour des thèmes pré-analytiques de l'identification de l'analysant à l'analyste (comprise soit comme idéal du moi, soit de surmoi, sort de moi sain). Repenser le transfert implique de l'analyser à travers les jeux autonomes du signifiant : il se porte sur une personne pour autant qu'elle masque l'objet perdu du fantasme, et ne peut se dénouer que parce que l'analyste est lui-même habité par un désir bien en place, c'est-à-dire débarrassé de tout vouloir-savoir. Telle est la structure du transfert ressaisie pas à pas par Jacques Lacan, la seule qui permette d'articuler transfert, résistance, liquidation. En somme, de rendre intelligible la psychanalyse.
Résumé : Les questions relatives à l'essence des choses et à leur définition tournent court. Il est préférable de leur substituer celles concernant leurs relations. " Qu'est-ce que l'inconscient ? " devient : quelles sont les relations de l'inconscient au signifiant, à la vérité, au savoir, aux lois universelles de la parole et, fast but not least, à l'objet de la pulsion telle que Freud l'articule dans sa métapsychologie ? Mais encore : en quoi ces relations nous renvoient à notre situation au sein du langage ? Quel est le sens qu'elles donnent à la division du sujet ? - et non pas du moi, ce dernier étant l'instance où s'investit le leurre de l'unité. Ces questions sont traitées dans cette réédition de La Parole ou la mort dont la première édition portait plus particulièrement sur les lois universelles de la parole, en tant qu'elles constituent les conditions de possibilité de la société humaine. Ce changement du centre de gravité du livre a entraîné des modifications substantielles ; il ne serait pas exagéré de parler d'un nouvel ouvrage.
Que peut-on dire de la psychanalyse, après en avoir fait sa principale activité pendant plus de soixante ans? Le but de ce livre est de répondre à cette question.Mémoire vivante du champ freudien, à cheval sur plusieurs langues et plusieurs cultures, Moustapha Safouan a commencé son analyse alors que Freud était mort quelques années auparavant et Lacan encore presque un inconnu.Il présente ici les éléments fondamentaux de la psychanalyse, et l'éclaircit en suivant les trois fils de ses avancées théoriques successives, de sa fonction thérapeutique singulière et de son histoire institutionnelle mouvementée.Une référence pour les spécialistes, qui servira tout aussi bien d'introduction pour les profanes ou les étudiants.«Il faut être profond dans l'art ou dans la science, pour en bien posséder les éléments. Les ouvrages classiques ne peuvent être bien faits, que par ceux qui ont blanchi sous le harnais. C'est le milieu et la fin qui éclaircissent les ténèbres du commencement.»Le neveu de Rameau, DiderotMoustapha Safouan est né en 1921, à Alexandrie. Analyste dès 1949, il a été parmi les premiers à suivre l'enseignement de Lacan. Ses nombreux ouvrages sont largement traduits et ses propres traductions de Freud, La Boétie et Shakespeare font référence dans le monde arabe. Dernier livre publié, La parole et la mort, essai sur la division du sujet, Seuil, 2010.
Résumé : La première affirmation de ce livre est que, loin de se confronter aux choses telles qu'elles sont en elles-mêmes, les êtres humains ont toujours vécu dans un monde déjà habité par le langage, donc culturellement institutionnalisé. Ajoutée aux effets du narcissisme et y remédiant, cette prise dans le langage subvertit si radicalement le statut biologique du sujet parlant qu'elle substitue au caractère naturel du lien entre le besoin et son objet, le concept d'un choix d'objet. Dans son ensemble, ce livre est le récit de la saga qui va de l'instauration de l'Oedipe comme initiation du particulier à l'universel jusqu'à sa dégradation comme complexe psycho-pathologique, sans oublier sa disparition même depuis la prise du pouvoir politique par le néo-libéralisme dans les pays anglophones au bénéfice d'une sexualité hédoniste dans une société de marché.
Résumé : Les effets subversifs du langage s'attestent dans notre recours au savoir, là où manque la connaissance qui lie instinctivement l'animal aux objets de son milieu naturel ainsi que dans la précarité du lien qui rattache le sujet parlant à la vie, au regard d'une passion hamlétique de l'être apparemment sans attribut ni frein. La première partie de ce livre propose une théorie de l'Oedipe comme un artifice qui remédie à ce défaut comme à celui de toute essence dont s'autoriserait la définition d'un rapport sexuel. La deuxième partie est une lecture de la tragédie grecque qui reconnaît le patron du théâtre, Dionysos, comme le dieu du désir, et dégage la question éthique qui sous-tend Oedipe Roi concernant le roc originaire - sur lequel le symptôme se forme alors que se brise le savoir dont se prévaut l'ordre politique. La dernière partie, qui traite du dépérissement de la famille au profit de l'Etat séculier au XIXe siècle, laisse entrevoir la fin de la civilisation "oedipienne", au sens de marquée par l'emprise des religions du salut.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?