Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La coopération au développement en France 1997-2004. Réforme et modernisation de l'Etat
Sadoulet David
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782296022881
La réforme de la politique de coopération au développement mise en oeuvre en 1998 par le gouvernement de Lionel Jospin apparaît comme un tournant essentiel. Elle semblait nécessaire dans ce secteur confronté à de très nombreuses critiques (complexité institutionnelle, néocolonialisme, inefficacité, affaires). Mais comment le changement a-t-il pu se construire malgré les freins opposés par tous ceux qui pouvaient souhaiter le statu quo, à commencer par les administrations concernées ? L'étude présentée dans cet ouvrage donne un éclairage original sur le long chemin de la "modernisation de l'Etat", entre résistances des organisations, communication politique, inertie de l'action publique, schémas culturels préétablis ou contraintes budgétaires. Le processus de réforme apparaît, in fine, largement indéterminé. Mais il a, malgré tout, débouché sur un profond changement du paysage institutionnel de la politique de coopération, laissant une place centrale à un acteur jusque-là de second plan : l'Agence française de développement.
Pour le centenaire de sa naissance, Georges Bernanos reste victime d'un prjug : son uvre romanesque demeure marque comme catholique , et beaucoup de lecteurs hsitent pntrer dans un sanctuaire qu'ils croient peu accessible au profane. ce prjug correspond une lacune critique : s'ils ont donn lieu d'abord des exgses d'inspiration chrtienne, puis des tudes d'ensemble runissant la vie et l'uvre sous un mme clairage, enfin, plus rcemment, des analyses thmatiques ou stylistiques, les romans bernanosiens n'ont pas encore inspir de recherche narratologique d'ampleur notable. Le mrite de ce livre est de remdier la fois ce prjug et cette lacune. travers le prisme de la temporalit narrative, il claire la singularit d'une uvre situe au carrefour de la tradition du roman raliste du XIXe sicle et des entreprises les plus novatrices du XXe. Par la rigueur d'une mthode qui n'hsite pas user de tableaux et de mesures quantitatives, il contribue aussi montrer que la formalisation peut rendre des services considrables l'analyse textuelle, lui permettant d'accder une meilleure comprhension de l'auteur lui-mme, travers l'exploration prcise et systmatique du monde fictif qu'il a cr.
Ce livre est un témoignage éclairant d'une recherche passionnante sur l'une des questions majeures de notre temps : le lien entre matière et esprit, entre corps et esprit, entre cerveau et conscience. L'auteur commence par nous rappeler les grandes lignes de ce que nous savons aujourd'hui de l'apparition et du développement des capacités cognitives de l'animal et de l'homme tout au long de l'évolution, avec un souci pédagogique certain. Du cerveau des animaux à la conscience humaine, nous voici embarqués dans la prodigieuse aventure du vivant et de l'esprit ! Cette évolution conduit l'auteur à préciser la nature des relations entre matière et esprit, bien au-delà des visions dualistes largement obsolètes. La notion maintenant classique "d'émergence" est ainsi mise en évidence et commentée. La question de l'évolution entre hasard et projet, qui a déjà fait couler beaucoup d'encre, est bien sûr abordée à partir des nouveautés apportées par les neurosciences. Au coeur d'une question hautement conflictuelle entre matérialistes et spiritualistes, voilà l'occasion que saisit l'auteur pour exprimer son positionnement, bien argumenté et souvent audacieux. D'une certaine manière, il exprime, à sa façon, une vision de la responsabilité de l'homme dans la création, qui rejoint en partie celle de Teilhard de Chardin. Cette clarté de présentation d'un panorama bien documenté des sciences cognitives aujourd'hui nous permet de ne pas nous enliser dans le dédale des controverses scientifiques. Au contraire, nous avons l'esprit en éveil pour accueillir les nouveautés des recherches d'aujourd'hui sur le cerveau humain et ses prodigieuses capacités.
Résumé : Résultat d'une recherche conduite à l'écart des modes, l'ouvrage s'adresse en premier lieu aux sémioticiens et aux littéraires concernés par les questions de théorie de la littérature autant que par les problèmes de l'interprétation des discours. Une série d'études consacrées à des textes de la littérature française des XIXe et XXe siècles (Stendhal, Nerval, Rimbaud, Proust, Reverdy, Saint-John Perse, Char) permettent de se familiariser avec les modèles et les concepts nécessaires à l'élaboration de protocoles de lecture. L'interprétation des textes littéraires, on le sait, exige le concours de l'ensemble des disciplines constitutives des sciences du langage sémiotique pragmatique, linguistique, sémantique, rhétorique, esthétique... Lieu de leur intégration, elle apparaît aussi comme celui d'une mise à l'épreuve de leurs modèles. La parole littéraire invite à revisiter et à reformuler un certain nombre de concepts : " figure ", " texte ", " clôture du texte ", " discours ", " métaphore ", " dialogisme ", " champ littéraire ", " littérarité ", " autoréférentialité ". Il en introduit de nouveaux " variable discursive ", " structure discursive ", " syntagme sériel ", " saisies du sens ", " stratégies de cohérence "..., qui témoignent d'une approche inédite des problèmes du sens, du discours et de la littérature.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.