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Le Désert de nous-mêmes. Le tournant intellectuel et créatif de l'intelligence artificielle
Sadin Eric
ECHAPPEE
19,00 €
En stock
EAN :9782373091762
Le lancement de ChatGPT, fin 2022, a inauguré le tournant intellectuel et créatif de l?intelligence artificielle. Désormais, il est demandé à des systèmes de prendre le relais de nos facultés les plus fondamentales ? en premier lieu celle de produire du langage et des symboles. Comment ne pas saisir l?ampleur des conséquences sociales, culturelles et civilisationnelles induites ? Celles-ci sont principalement de trois ordres. Premièrement, il est mis entre les mains de tous des technologies générant un pseudo-langage, car mathématisé, statistique et standardisé, appelé à devenir hégémonique. Deuxièmement, on ne connaîtra plus la nature ou l?origine d?une image. Émerge une ère de l?indistinction généralisée porteuse de nombreux périls alors que ranc?ur et défiance grandissent. Troisièmement, des dispositifs vont réaliser plus rapidement et de manière prétendument plus efficace que nous un nombre croissant de tâches à haute compétence cognitive. De ce fait, un ouragan va s?abattre sur les métiers de service et de la culture. Nous vivons un moment d?une extrême gravité, voyant l?automatisation, à terme intégrale, du cours du monde ne cesser de s?étendre. Or, il ne s?agit nullement d?un projet de société démocratiquement décidé, mais du résultat des vues d?ingénieurs et de l?ambition sans limites de l?empire de la tech. Ce livre procède à une analyse minutieuse des caractéristiques des IA génératives ainsi que de la rupture anthropologique à l??uvre. Il revêt également une valeur de manifeste, appelant à défendre sans concession l?exercice des facultés qui nous définissent. Faute de quoi, nous appartiendrons bientôt à une humanité absente à elle-même.Table des matières : Sommaire Introduction Le processus de dénaturation .................9 I. Le thanatologos 1. Un antilangage... 43 2. Le capitalisme linguistique : une gouvernementalité par le verbe.......... 53 3. L?oubli ? criminel ? des trois piliers de l?éducation ........ 65 II. Un monde de chimères 1. L?image sans contact .............. 83 2. L?ère de l?indistinction généralisée ........... 93 3. La (nouvelle) crise de la culture .........101 III. Vers l?automatisation intégrale du travail Un crime contre l?homo faber 1. Novlangue managériale et avènement d?un capitalisme asomatique ... 121 2. « L?homme s?efface, comme à la limite de la mer un visage de sable »..... 131 3. Le « Je et le Tu » ou la société comme liens d?interdépendance ...... 147 IV. L?Anhumanité 1. TechAnhumaine et condition antianthropologique .... 159 2. le pouvoir total ......... 171 3. Les temps de la bêtise générale .......183 V. Dénoncer la fabrique des représentations 1. Le fondamentalisme de l?IA et ses cinq piliers .................... 195 2. La grande illusion de la régulation ...............213 3. Un contresommet à Paris ........... 223 Conclusion Notre conscience en actes ........... 239 Notes ......... 251
La Silicon Valley incarne l'insolente réussite de notre époque. Ce territoire est aujourd'hui le lieu d'une frénésie innovatrice qui entend redéfinir de part en part nos existences à des fins privées, tout en déclarant oeuvrer au bien de l'humanité. Mais c'est aussi et avant tout un esprit, en passe de coloniser le monde, qui entend tirer profit du moindre de nos gestes, une véritable industrie de la vie. Ce livre, qui montre comment un capitalisme d'un nouveau type s'instaure -le technolibéralisme -, est le deuxième volet d'une trilogie devenue la référence sur la compréhension de la nouvelle condition humaine à l'ère numérique. Il fait suite à La Vie algorithmique et précède L'Intelligence artificielle ou l'enjeu du siècle.
Nous vivons dans un monde sous surveillance: plus personne n'oserait en douter. Mais quelle forme prennent aujourd'hui les nouveaux dispositifs de contrôle et en quoi sont-ils différents des pratiques du siècle dernier? Comment modifient-ils notre rapport au monde et aux autres? Vont-ils jusqu'à menacer le droit à la vie privée? Telles sont les questions abordées dans ce livre, qui reprend ainsi un débat ancien sous un jour totalement nouveau. Car il ne s'agit plus seulement d'assurer une surveillance ciblée pour déceler les comportements déviants et les punir, mais de prévenir toute dérive en instaurant un traçage permanent et généralisé. Il ne s'agit plus d'observer l'espace public, mais de pénétrer les espaces privés pour accumuler des données sur chaque individu, considéré sinon comme un terroriste en puissance, du moins comme une cible marketing, ou un voisin à espionner. S'organise ainsi un scannage ininterrompu des actes et des désirs, abolissant la frontière entre surveillant et surveillé, entre monde physique et monde virtuel. Au moyen de procédés que nous relayons ou alimentons à notre insu - vidéosurveillance, géolocalisation, bases de données, biométrie, puces RFID, logiciels d'analyse comportementale un Big Brother désincarné, dont nous sommes à la fois victimes et complices, opère désormais en chacun de nous. Mêlant l'enquête à la réflexion, cet essai explore avec une acuité remarquable les multiples enjeux de la surveillance contemporaine, et incite chacun à réagir face au danger d'une nouvelle servitude volontaire.
Les technologies numériques imposent un mode de rationalité fondé sur la définition chiffrée de toute situation et sur une maîtrise indéfiniment accrue du cours des choses. Une connaissance sans cesse approfondie s'instaure, orientant les décisions individuelles et collectives au prisme d'algorithmes visant les plus hautes optimisation, fluidification et sécurisation des existences et des sociétés. Ce livre, qui examine la quantification et la marchandisation intégrales de la vie, est le premier volet d'une trilogie devenue la référence sur la compréhension de la nouvelle condition humaine à l'ère numérique. Suivront La Silicolonisation du monde et L'Intelligence artificielle ou l'enjeu du siècle.
Résumé : Protestations, manifestations, émeutes, grèves ; crispation, défiance, dénonciations : depuis quelques années, la colère monte, les peuples ne cessent de rejeter l'autorité et paraissent de moins en moins gouvernables. Jamais le climat n'a été si tendu, laissant nombre de commentateurs dans la sidération. Comment en sommes-nous arrivés là ? Quels éléments et circonstances ont fait naitre et entendre une telle rage, démultipliée sur les réseaux sociaux ? Les raisons de la révolte sont connues et liées aux dérives du libéralisme élu comme seul modèle politique (aggravations des inégalités, dégradations des conditions de travail, recul des services publics, mises à jour de scandales politiques...). Mais la violence avec laquelle elle se manifeste à présent est inédite car exprimée par un sujet nouveau : l'individu tyran. Né avec les progrès technologiques récents, l'apparition d'internet, du smartphone et les bouleversements induits par la révolution numérique (applications donnant le sentiment que le monde est à nos pieds, réseaux sociaux où ma parole vaut celle de tous, mon image magnifiée...), c'est un être ultra connecté, replié sur sa subjectivité, conforté dans l'idée qu'il est le centre du monde, qu'il peut tout savoir, tout faire, et voyant dans l'outillage technologique moderne l'arme qui lui permettra de peser sur le cours des choses. C'est le I de Iphone, le You de Youtube. Jamais combinaison n'aura été plus explosive : les crises économiques renforcent l'impression d'être dépossédé, la technologie celle d'être tout-puissant. L'écart entre les deux ne cesse de se creuser et devient de plus en plus intolérable. Les conséquences sont délétères : délitement du lien social, de la confiance, du politique ; montée du communautarisme, du complotisme, de la violence... Plane la menace d'un "totalitarisme de la multitude". Dans cet essai brillant, mené tambour battant, Eric Sadin livre une analyse neuve et tragiquement juste de l'effondrement de notre monde commun à travers une mise en perspective historique, politique, sociale, économique et technique unique. Mais il le fait pour mieux repenser les termes d'un contrat social capable de nous tenir, à nouveau, ensemble
Ce travail, amorcé en 2008 par l'Observatoire de l'évolution, est une contribution à la refondation du politique à laquelle les humains sont nécessairement tenus pour préserver une vie sur Terre non machinale et éviter de se retrouver ensevelis sous un champ de ruines sociales. En premier lieu, il s'agit de comprendre la raison et la force de ce qui arrive, puis le moyen d'y faire face. L'hypothèse est que la société industrielle, en tant que société de masse, n'est pas réformable. La voie d'une réhabilitation du politique se trouve donc en partie dans une détermination à vivre autrement qu'en suivant les injonctions de la puissance dominante, et dans le renoncement aux anciennes formes de l'engagement. Ce qui suppose d'inventer de nouvelles modalités de vie, sans attendre un changement social généralisé. Une vie humaine désirable a besoin de s'ancrer dans des territoires habitables. Ce n'est qu'à partir de là qu'il devient possible de formuler les questions existentielles fondamentales. C'est par l'invention d'une nouvelle condition paysanne que l'humain sera en mesure d'oeuvrer à satisfaire ses besoins essentiels et pourra tenter de rétablir un tissu de relations harmonieuses avec ce qui l'entoure. La composition du manifeste laisse entendre une multitude de voix réunies par l'Observatoire de l'évolution, lieu informel animé par Jean Druon. Ce dernier aspire à renouer avec une vie paysanne envisagée comme une voie d'émancipation. Il a cofondé le projet des Terres communes de la Fontié (Tarn) auquel il participe. Il est auteur-producteur de films documentaires parmi lesquels Un siècle de progrès sans merci (2000), Alerte à Babylone (2005) et Le Passage du Nord-Ouest (2014).
Plus l'école et l'éducation sont présentées comme étant en crise, plus l'utopie numérique y multiplie les promesses Même s'il existe une grande variété de situations en matière d'équipements informatiques selon les niveaux et les établissements, l'idée que l'école telle qu'on la concevait jusqu'alors est obsolète et qu'elle doit innover, se réinventer, s'adapter à un monde contemporain ultraconnecté, a triomphé. Ainsi, dirigeants économiques, intellectuels et politiques ne cessent d'appeler enseignants et pédagogues à céder devant l'impératif d'un prétendu progrès technique abstrait, et à s'en remettre les yeux fermés aux apprentis sorciers de la Silicon Valley. Ces mutations profondes, aux conséquences désastreuses, s'opèrent à grande vitesse dans une sorte d'inconscience générale et d'hypnose collective. Rares sont celles et ceux qui osent s'exprimer publiquement pour remettre en cause ces orientations. Ce livre leur donne la parole et montre que les processus en cours ne sont ni "naturels" ni inéluctables. Enseignants, intellectuels, soignants, parents, syndicalistes... y développent une critique des soubassements théoriques et des arrière-plans économiques de la numérisation de l'éducation, de la petite enfance à l'université. Autant de contrepoints qui expriment un refus de se laisser gouverner par des technocrates et autres startupeurs qui entendent révolutionner nos vies.
Pourquoi les sociétés modernes ont-elles décidé de sacrifier les paysans ? Qui est responsable de ce processus qui semble irréversible ? Pour tenter de répondre à ces questions fondamentales, ce livre montre comment, depuis des décennies, en France comme ailleurs, le productivisme s'est étendu à l'ensemble des activités humaines. Avec pour conséquences : déracinement et marchandisation, exploitation du travail et des ressources naturelles, artificialisation et numérisation de la vie. L'époque est aujourd'hui aux fermes-usines et aux usines que l'on ferme ou délocalise, tandis que dominent, partout, finance et technoscience. Le sacrifice des paysans est l'un des éléments du processus global de transformation sociale dont il faut, au préalable, comprendre les causes. Ainsi, les auteurs analysent le mouvement historique au sein duquel s'est déployé le projet productiviste au cours des 70 dernières années, des "Trente Glorieuses aux Quarante Honteuses". Puis ils expliquent comment le long travail d'"ensauvagement des paysans" a mené à la destruction des sociétés paysannes et des cultures rurales. De ce véritable ethnocide, qui a empêché l'alternative au capitalisme dont une partie des paysans était porteuse, nous n'avons pas fini, tous, de payer le prix.
Cederström Carl ; Spicer André ; Jacquemoud Edouar
Vous êtes accro à la salle de sport ? Vous ne comptez plus les moutons mais vos calories pour vous endormir ? Vous vous sentez coupable de ne pas être suffisamment heureux, et ce malgré tous vos efforts ? Alors vous souffrez sûrement du syndrome du bien-être. Tel est le diagnostic établi par Carl Cederström et André Spicer. Ils montrent dans ce livre comment la recherche du bien-être optimal, loin de produire les effets bénéfiques vantés tous azimuts, provoque un sentiment de mal-être et participe du repli sur soi. Ils analysent de multiples cas symptomatiques, comme ceux des fanatiques de la santé en quête du régime alimentaire idéal, des employés qui débutent leur journée par un footing ou par une séance de fitness, des adeptes du quantified self qui mesurent ?gadgets et applications à l'appui? chacun de leurs faits et gestes, y compris les plus intimes... Dans ce monde inquiétant, la bonne santé devient un impératif moral, le désir de transformation de soi remplace la volonté de changement social, la culpabilisation des récalcitrants est un des grands axes des politiques publiques, et la pensée positive empêche tout véritable discours critique d'exister. Résolument à contre-courant, ce livre démonte avec une grande lucidité les fondements du culte du corps et de cette quête désespérée du bien-être et de la santé parfaite.
Résumé : Comment l'Intelligence Artificielle va révolutionner l'éducation. Notre cerveau biologique est de plus en plus concurrencé par l'Intelligence Artificielle. Tous les métiers, même les plus complexes, seront touchés par ce tsunami technologique. La cohabitation entre les cerveaux humains et ceux de silicium pourrait conduire à des inégalités insupportables, voire à une guerre des intelligences. Comment l'enseignement doit-il évoluer dans un monde où l'Intelligence Artificielle sera surpuissante ? A quoi ressemblera le métier de professeur en 2050 ? Comment réagir face aux leaders de l'Intelligence Artificielle, américains et chinois, qui concurrenceront demain l'école ? Faut-il, comme le propose la Silicon Valley, implanter des circuits intégrés dans le cerveau de nos enfants pour éviter leur marginalisation face à l'Intelligence Artificielle ? Laurent Alexandre nous appelle à prendre conscience de ce changement de civilisation.
L'intelligence artificielle n'est pas en train d'arriver : elle est déjà là ! Elle est dans notre téléphone, dans nos montres connectées, dans nos voitures, dans nos choix culturels, professionnels ou sentimentaux. Or l'intelligence artificielle n'est pas une technologie comme les autres. Elle pose la question, en des termes redoutables, de la place de l'humain. Pourquoi ? Parce que, tout à coup, avec l'intelligence artificielle, la technologie apprend en continu de nos propres actions. Il est donc urgent de penser la place du travail humain face à ce nouveau continent technologique qui émerge. Et l'heure tourne pour créer un compagnonnage réfléchi avec l'intelligence artificielle, c'est-à-dire choisi en conscience plutôt que subi. Très illustré, très concret, proposant des grilles d'analyse et des tests, ce livre permet à chacun de comprendre ce qu'est l'intelligence artificielle et d'anticiper les changements qui pourraient survenir dans notre vie professionnelle.
Le monde est-il prêt pour la paix ? La paix mondiale est une utopie qui fait rêver tout le monde mais à laquelle personne ne croit. L'être humain est chargé d'émotions. Les barrières linguistiques exacerbent la crise dans les situations de négociation : qu'on entende des choses différentes par les mêmes mots ou qu'on parle de la même chose avec des mots différents. Dans cet ouvrage profondément personnel, Timo Honkela présente l'idée d'une Machine de paix qui aiderait l'humanité à créer un monde pacifique. La Machine de paix se fonde sur l'intelligence artificielle, l'apprentissage automatique et d'autres techniques appelées à se développer. Son objectif premier est d'accroître la compréhension entre les personnes, de calmer les tempêtes émotionnelles entres les communautés et de promouvoir la justice grâce à la technologie. L'intelligence artificielle n'est pas le mal radical et destructeur que nous décrit la science-fiction. Elle nous apporte au contraire l'espoir d'atteindre un état meilleur. Avec les machines de paix, l'humain pourra surmonter les limites de sa pensée consciente. Le temps des machines sages est proche.
Ayache Nicholas ; Damasio Alain ; Harari Yuval Noa
Elles décryptent les mammographies, observent les rétines, scrutent les cerveaux et comparent les symptômes pour prédire d'éventuelles maladies. Les IA sont entrées à l'hôpital et dans les labos, où médecins et chercheurs inventent la santé du XXIe siècle. Des prothèses aux implants en passant par les consultations en ligne et les patients numériques, ces avancées vertigineuses interrogent notre rapport au corps. Elles réveillent le fantasme de l'homme augmenté et le désir d'immortalité des transhumanistes. Grâce à l'éclairage des plus grands experts, cette enquête dresse un état de la recherche et des dernières innovations en matière d'intelligence artificielle. Comment préserver le secret médical dans un monde ultra-connecté ? Les médecins vont-ils disparaître ? Les robots sont-ils une réponse à l'isolement ? Les machines nous privent-elles de notre libre arbitre ?