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Ecrits politiques
Sade Donatien Alphonse François de ; Lever Maurice
OMNIA
13,18 €
Épuisé
EAN :9782841004577
Ces textes du marquis de Sade (1740-1814) sur la Révolution sont l'histoire de la Révolution elle-même, de ses prémices à travers le mouvement des Lumières jusqu'à ses débordements. Dès 1788, Sade prévoyait la grande fracture de la société française, rêvant avec les utopistes d'une société idéale. À la lecture de ces textes écrits dans l'action, le déroulement historique révolutionnaire et ses contradictions sont exposés de l'intérieur. On peut dire aussi qu'en un unique et mythique personnage, le marquis de Sade, c'est tout l'épisode révolutionnaire qui défile. À sa façon, Sade est la Révolution. Ce volume rassemble les écrits politiques du divin Marquis: "Tamoé ou l'utopie" dans Aline et Valcour, "Français, encore un effort pour être républicain", et bien d'autres opuscules et discours. L'édition est présentée et annotée par Maurice Lever (1936-2006), spécialiste de Sade, de Beaumarchais et de toute la littérature érotique du XVIIIe siècle.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Dialogue entre un prêtre et un moribond - Les Cent Vingt Journées de Sodome ou L'École du Libertinage - Aline et Valcour ou Le Roman philosophique. Précédé de Sade philosophe par Jean Deprun.
Un roman essentiel du marquis de Sade, qui lui valut d'être jeté en prison ! L'Histoire de Juliette, ou les Prospérités du vice, un des plus rares romans de Sade, suivit de peu Justine ou les Malheurs de la vertu. La publication de ces deux ouvrages valut au Divin Marquis (1740-1814) son arrestation sur ordre de Napoléon et son incarcération sans procès à l'asile de Charenton durant les treize dernières années de sa vie. Entre narration, dialogues philosophiques et scènes de coïts très violentes, Sade confirme avec Juliette son talent à exhiber la part la plus immonde des hommes tout en abordant des réflexions précieuses sur la société. Juliette, au contraire de sa larmoyante soeur Justine qui n'obtient que des injustices pour prix de sa vertu, est une nymphomane amorale dont les entreprises lui valent le succès et le bonheur. Sade confirme dans ces pages qu'il était un auteur inexorablement et absolument libre : c'est de cette subversion qui l'emporte sur l'obscénité qu'il dut payer le prix tout au long de sa vie... L'Histoire de Juliette " est assurément le roman le plus significatif, le plus réussi de Sade. Dans les précédents, les femmes n'y sont que des figurantes passives, tandis que dans celui-là on trouve une galerie de libertines implacables qui tiennent tête à des libertins fabuleux. [... ] On ne peut aller plus loin dans l'horreur sexuelle qu'il ne l'a fait en pensée. La performance de l'écrivain fascine même lorsqu'on désapprouve son libertinage destructeur ". Sarane Alexandrian, Histoire de la littérature érotique, Seghers, 1989.
Eh bien! monsieur, dit-elle à Courval, croyez-vous maintenant qu'il puisse exister au monde une criminelle plus affreuse que la misérable Florville?... Reconnais-moi, Senneval, reconnais à la fois ta soeur, celle que tu as séduite à Nancy, la meurtrière de ton fils, l'épouse de ton père, et l'infâme créature qui a traîné ta mère à l'échafaud... Oui, messieurs. voilà mes crimes; sur lequel de vous que je jette les yeux, je n'aperçois qu'un objet d'horreur; ou je vois mon amant dans mon frère, ou je vois mon époux dans l'auteur de mes jours; et si c'est sur moi que se portent mes regards, je n'aperçois plus que le monstre exécrable qui poignarda son fils et fit mourir sa mère. Croyez-vous que le ciel puisse avoir assez de tourments pour moi, ou supposez-vous que je puisse survivre un instant aux fléaux qui tourmentent mon coeur?... Non, il me reste encore un crime à commettre: celui-là les vengera tous.
C'est maintenant, ami lecteur, qu'il faut disposer ton coeur et ton esprit au récit le plus impur qui ait jamais été fait depuis que le monde existe, le pareil livre ne se rencontrant ni chez les anciens ni chez les modernes. Imagine-toi que toute jouissance honnête ou prescrite par cette bête dont tu parles sans cesse et que tu appelles nature, que ces jouissances, dis-je, seront expressément exclues de ce recueil et que, lorsque tu les rencontreras par aventure, ce ne sera jamais qu'autant qu'elles seront accompagnées de quelque crime ou colorées de quelque infamie..."
Alors que le Japon fascine plus que jamais à notre époque, le regard porté sur lui par les anciens voyageurs est empreint d'un charme incomparable. C'est le cas de cette encyclopédie de la vie quotidienne conçue par Félix Régamey (1844-1907), auteur de plusieurs livres consacrés au Japon et à sa civilisation. Outre une approche multiple de la culture japonaise sous toutes ses facettes, Le Japon pratique est agrémenté d'une centaine de dessins de l'auteur. Cet amide Verlaine et de Rimbaud avait aussi illustré les oeuvres d'Emile Guimet. Comme le note Jean-Paul Goujon dans sa préface : "Ce livre est en effet celui d'un passionné, qui a avidement observé tout ce qu'il avait pu voir lors de ses deux séjours au Japon et qui a pris soin d'apprendre la langue japonaise pour mieux comprendre cette civilisation." Ce guide plein de saveur n'a rien perdu de sa pertinence.
En 1930, Maeterlinck décide d'achever sa trilogie des insectes sociaux en composant La Vie des fourmis. Il les avait jusqu'alors négligées dans son observation de la vie animale, car il les croyait " antipathiques, ingrates et trop connues ". Il veut maintenant leur rendre justice. Toutefois, cette fois, Maeterlinck fonde son étude moins sur son expérience que sur les travaux de spécialistes. Ce qu'il apporte de nouveau, c'est un ordre, un parti pris, celui de considérer l'étude des fourmis comme une histoire ou plutôt comme une ethnologie d'espèces diverses. Là encore on retrouve son propos anthropomorphique. De ce volume, comme les précédents se dégage une philosophie de la vie, à la fois rationaliste et simple, fondée sur des observations justes, mais qui demeure subjective. Maeterlinck a su trouver des mots clairs et simples pour exprimer la complexité de ces sociétés de ces sociétés animales qui ne cessent de nous fasciner et continueront à le faire.
Inédites en français, ces deux conférences traitent de l'Europe, sujet qui a préoccupé Stefan Zweig une grande partie de sa vie et plus encore au cours de ses dix dernières années. Exilé en Angleterre dès 1934, témoin horrifié de l'annexion de l'Autriche par le Troisième Reich en mars 1938, installé au Brésil où sa seconde épouse et lui-même se donnent la mort le 22 février 1942, il vécut la destruction de la civilisation européenne comme une tragédie personnelle et son dernier chef-d'oeuvre Le Monde d'hier porte le sous-titre "souvenirs d'un Européen". Zweig plaide pour une unification de l'Europe qui passerait également par la culture et l'humanisme. Bien éloignée de la Realpolitik de notre époque eurosceptique, sa vision de l'organisation du continent dérangera ceux qui se moquent de l'idéalisme politique. Mais elle captivera ceux qui cherchent des voies nouvelles pour sortir de l'impasse au bout de laquelle le projet européen arrivera bientôt si rien n'est fait pour le sauver. Parce qu'ils étaient résolument inactuels au moment de leur conception, les appels de Zweig à un sursaut européen sont d'une actualité brûlante. La longue préface de Jacques Le Rider le rappelle avec force.
Premier volume de la trilogie sur les insectes sociaux, la Vie des abeilles a remporté un vif succès à sa parution en 1901. Maeterlinck a choisi de prolonger sa réflexion sur les grandes questions existentielles en prolongeant ses travaux sur le fonctionnement de la nature. Depuis longtemps, Maeterlinck pratiquait l'apiculture ; il avait été frappé par le fait que certains comportements et certaines réactions des insectes ne pouvait s'expliquer qu'en se référant à l'attitude des êtres humains. Il entreprit alors une étude systématique de l'activité de la ruche, élargit son information en consultant toutes les ?uvres qui en traitent. C'est donc à la fois ici un ouvrage de biologie animale qu'il nous offre, mais en même temps le fruit de ses réflexions sur le destin de l'abeille, et par comparaison, sur notre propre destinée. Maeterlinck insiste sur l'extraordinaire discipline, l'abnégation des ouvrières, leur dévouement, leur affection pour leur souveraine, leur foi, leur espérance qui ne se démentent jamais. Souvent il les compare aux hommes... La Vie des abeilles est un très beau livre, suggestif et plein de poésie. À une époque où l'existence même des abeilles est menacée, Maeterlinck nous aide à mieux les comprendre et donc à mieux les aimer.