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Et parier que dedans se donne aussi la beauté
Sacré James ; Calamusa Guy
AENCRAGES ET CO
15,00 €
Épuisé
EAN :9782354390938
Où il est question du corps, de l'écriture et de ce qu'il en est de la déchirure, ce qui lie le premier avec le second. Il est question de la façon dont on se place dans le monde, ce qui nous transporte, ce que voient nos yeux et ce qu'expriment notre bouche, nos mains. D'où part-on pour dire ce rapport aux choses ? Qu'est-ce qui est vrai, qu'est- ce qui ne perd pas sa substance ? Où est la force ? "Le plus beau poème n'est jamais Que le reste de quelque chose. " Quelle différence y a-t-il entre le chemin parcouru et l'objet abouti ? Il y a quelque chose de l'unification, d'une volonté d'absolu et d'honnêteté. On voudrait que le poème, la peinture disent tout : le balbutiement, l'avancée dans le noir, la recherche de beauté, et déjà ce miroir d'une vérité, du vivant, qui est partout. James Sacré tord le langage dans une volonté de montrer la recherche d'une esthétique poétique dépouillée, proche du gribouillage ", proche de ce brouillon où l'on rature, où l'on cherche ensuite à ne garder que l'essentiel. Ces choses qu'on a tendance à ne pas voir et où pourtant "se donne aussi la beauté".
Résumé : Je regarde des photos qui m'accompagnent. Retour A des endroits connus, croit-on, mais n'en reste Qu'un brasillement de couleurs dans la mémoire, et l'immense Mouvement du ciel qui fait aller ses bleus et ses nuées Comme une caresse exaspérée A tout ce paysage d'été sec et d'arbres pétrifiés. Des photos que les nuages N'y bougent plus. Leur couleur aussi pétrifiée. Quelque part un ?il méduse opère et c'est nulle part Entre le temps qui n'existe plus, et le paysage arrêté. Son ?il de pierre aveugle, Celui de l'appareil photo, ou l'?il d'encre Du poème arrêté.
Résumé : Choix de poèmes, la collection qui invite une voix importante de la poésie actuelle à composer librement son anthologie personnelle dans une traversée chronologique de son oeuvre.
Ayant vécu aux Etats-Unis de 1965 à 2000, James Sacré s'est servi de cartes postales achetées durant ses voyages, de photos datant de la fin du XIXe et de livres et journaux afin d'écrire les textes de Ne sont-elles qu'images muettes et regards qu'on ne comprend pas ? Il s'est aussi bien sûr appuyé sur beaucoup de rencontres et de conversations avec des femmes indiennes. Colette Deblé a réalisé ses lavis originaux d'après les photos qui ont inspiré James Sacré.
Résumé : poitevine ou américaine, mais tout autant jardin ou même espace urbain parisien. Cette saisie globale de l'espace se double d'une attention particulière au détail : l'oeil s'arrête sur le vert d'un pré ou " des coins de nature où l'autrefois se défait " ; ce peut être aussi un objet particulier, une " pomme troche " par exemple, qui va enclencher le processus de mémoire, l'évocation d'autres lieux, une réflexion sur le temps, ou le développement d'une résonance affective. Le poème de Sacré ne cesse d'établir des ponts, des relations dans l'espace et le temps : " un pied dans la Nouvelle Angleterre l'autre en Poitou ". Le plus souvent, le mouvement de l'écriture va du dehors vers le dedans, de la réalité vers son impact interne sur la sensibilité du poète, créant ainsi un jeu complexe d'échos. En somme, Sacré peut varier la forme tant qu'il veut puisqu'il reste dans la même unité tonale de langue, la sienne : " des phrases comme une musique plutôt que du sens ". La langue est poussée dans ses retranchements, ses limites, sans devenir obscure ou illisible. En cela, Sacré pourrait être un exemple de poète expérimental clair. S'il ne fait pas allégeance à une langue noble, ce n'est pas par désir de provocation gratuite mais parce que c'est une langue proche de celle qu'il parle et que parlent ceux dont il parle. Ceci posé, lisant, on mesure l'écart produit par l'élaboration du poème entre cette langue commune, sans grands mots, et la langue poétique finale, bien plus complexe dans ses plis et méandres que ne l'est le langage populaire ou paysan, tel qu'on l'entend ou l'imagine. Poésie incarnée. Elle accompagne la vie, la mort, les choses et leur cours, dans une forme de lyrisme personnel. Ce livre touche profondément le lecteur par la situation humaine qu'il évoque, la maladie et la mort d'un enfant, mais aussi par sa pudeur. " Antoine Emaz