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Des yeux pour entendre. Voyage au pays des sourds
Sacks Oliver
SEUIL
24,00 €
Épuisé
EAN :9782020115841
Les livres précédents d'Oliver Sacks nous ont montré l'originalité de sa démarche : aborder des maladies ou des affections comme autant de "mondes" particuliers, autant de modes d'existence et de conscience spécifiques. C'est à un voyage dans le monde des sourds qu'il nous convie cette fois-ci, en nous racontant, tout d'abord l'histoire de ce monde. La difficulté pour les sourds d'entrer dans le langage les a longtemps fait considérer comme intellectuellement inférieurs - jusqu'au jour où l'abbé de l'Epée, au XVIIIe siècle, à Paris, les écouta, c'est-à-dire observa la langue des signes qu'ils pratiquaient déjà entre eux et, à partir d'elle, mit au point un système gestuel de communication. L'accès des sourds à la culture et à la dignité s'est donc fait en France - les noms de Condillac, Desloges, Massieu, Sicard, laurent Clerc en témoignent. Puis cette histoire s'est poursuivie dans le monde entier, jusqu'à la fondation de Gallaudet, aux Etats-Unis, la première université réservée aux sourds. Mais ce livre est plus qu'une histoire. Il montre également ce que la surdité peut nous apprendre à tous, sourds ou entendants, sur notre condition d'êtres parlants. Car le langage est plus que sa simple expression vocale ; comme l'a montré Chomsky, il repose sur des "structures profondes" innées, qui peuvent s'actualiser chez les sourds comme chez les entendants. Ce que les sourds donnent ainsi à voir, à qui les écoute, c'est bel et bien une autre façon, aussi riche que celle des entendants, de pratiquer le langage - une autre manière d'être humain.
Oliver Sacks décrit dans ce livre les affections les plus bizarres, celles qui atteignent un homme non seulement dans son corps, mais dans sa personnalité la plus intime et dans l'image qu'il a de lui-même. Il nous fait pénétrer dans un royaume fantastique, peuplé de créatures étranges: un marin qui, ayant perdu le sens de la continuité du temps, vit prisonnier d'un instant perpétuel; une vieille dame qui caricature dans la rue les expressions des passants, jusqu'à les rendre grotesques et terribles; un homme qui se prend pour un chien et renifle l'odeur du monde; deux jumeaux arriérés mentaux, capables de calculs numériques prodigieux, qui vivent dans des paysages de chiffres; ce musicien qui, ayant perdu la capacité de reconnaître les objets, prend pour un chapeau la tête de sa femme, et bien d'autres... Tentatives aussi pour poser les jalons d'une médecine nouvelle, plus complète, qui, traitant le corps, ne refuserait pas de s'occuper de l'esprit, et même de l'âme...
Quelle est la nature de la migraine ? Quelle est son origine ? A quelle catégorie de troubles appartient-elle ? Et comment peut-on la traiter ? Telles sont les questions auxquelles Oliver Sacks répond. C'est un livre de médecin, puisque l'auteur y décrit les circonstances d'apparition d'une migraine et les formes qu'elle peut revêtir. Mais à partir de son expérience, il montre que la migraine, pour être comprise et traitée dans sa totalité, doit être aussi considérée comme un événement d'ordre affectif : il s'agit donc de savoir à quoi elle sert. La migraine apparaît, d'une part, comme la "descendante" complexe d'une lignée lointaine de réactions psychophysiologiques présentes chez l'animal ; mais c'est, d'autre part, une réaction humaine qui peut être utilisée, par le psychisme, à titre de symptôme, c'est-à-dire à des fins radicalement différentes de sa fonction première. La migraine a un cycle, comme le sommeil dont elle est, pour ainsi dire, une "caricature morbide" . Elle est parente d'autres troubles que Sacks appelle les "équivalents migraineux" , et qui peuvent prendre sa place et jouer son rôle si, sans s'interroger sur sa fonction, on cherche simplement à la supprimer : constatation qui amène à élaborer une thérapeutique tout autre.
Né à Londres, Oliver Sacks exerce la neurologie à New York, est professeur à l'Albert Einstein College of Medicine et à l'université de New York (N.Y.U.). Il est notamment l'auteur de L'Éveil (Seuil, 1987) et L'Homme qui prenait sa femme pour un chapeau (Seuil, 1988).
Résumé : Au cours d'une excursion en Norvège, Oliver Sacks fait une chute : rupture des tendons du quadriceps, un des muscles de la cuisse. Il est recueilli dans la montagne par des chasseurs, hospitalisé, soumis à des examens médicaux, opéré, mais... il ne parvient pas à recouvrer l'usage de sa jambe. Elle ne veut plus bouger, il ne la sent plus, la voit comme un corps mort, incongrûment rattaché à son corps. Médicalement, la machine est réparée ; pourtant, si Oliver Sacks a retrouvé son intégrité corporelle, le voici confronté à un phénomène étrangement inquiétant : l'amputation d'une partie de l'image du corps. Un tel phénomène semble ne plus relever de la médecine classique : mais de quoi alors relève-t-il ? Sacks décrit la détresse dans laquelle il s'enfonce, dont la traversée sera pour lui une expérience essentielle, et finalement régénératrice. C'est par la musique qu'il pourra retrouver l'image de cette jambe perdue. Peut-être parce que l'image de soi est elle-même tissée de rythmes, et que cette harmonisation a quelque chose de musical. C'est une des nombreuses pistes qu'ouvre ce livre, où le Dr Sacks poursuit sa réflexion originale et profonde sur ce qu'on pourrait appeler les affections du " soi ", et sur la médecine que de telles affections requièrent - Oliver Sacks, dont Louriia disait qu'il avait abordé une nouvelle région...
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.