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Lire Les mots et les choses de Michel Foucault
Sabot Philippe
PUF
15,50 €
Épuisé
EAN :9782130516866
C'est le premier manuel qui rend accessible aux étudiants le maître livre de Michel Foucault et montre comment "fonctionne" sa pensée de l'histoire. "Foucault, que ses travaux antérieurs avaient contribué à identifier comme un historien de la psychologie et de la médecine, apparaissait ainsi soudain sur le devant de la scène philosophique comme le chantre de cette forme de pensée nouvelle [un manifeste du structuralisme contre les tenants d'un certain humanisme] dont il proposait un premier bilan en même temps qu'il en dégageait les perspectives d'avenir." Mais selon l'auteur, l'ensemble des débats et polémiques ayant accompagné cette publication a contribué à brouiller les enjeux produisant une méconnaissance de l'ouvrage. D'où la nécessité de revenir sur ce livre aussi dérangeant que déroutant.
« Sujets du désir constitue ma thèse de 1984, revue en 1985-1986 pour la publication. J'avais consacré ce travail au concept de désir, en me concentrant sur la Phénoménologie de l'esprit de Hegel et sur quelques-unes des principales réappropriations de ce thème dans la philosophie française du vingtième siècle. () Cet ouvrage ne constitue ni une analyse exhaustive de l'hégélianisme français, ni un travail d'histoire intellectuelle.Il s'agit d'une enquête critique portant sur la relation récurrente entre désir et reconnaissance. » (J. Butler, préface à la 2e édition)
Quels rapports la philosophie entretient-elle avec la littérature? Cette question n'est certes pas neuve, mais elle paraît s'imposer, tout particulièrement en France, comme un thème majeur de la pensée contemporaine. En partant ainsi du constat que les productions littéraires constituent, pour la philosophie, des objets de réflexion privilégiés, il convient de se demander selon quels types de préoccupation les philosophes s'y rapportent et, corrélativement, quel bénéfice leur discipline peut légitimement attendre d'une approche philosophiquement instruite des textes littéraires: Ces deux aspects du problème sont ici analysés conjointement à partir de l'étude critique et de la confrontation de quelques positions philosophiques déterminées comme celles de Jacques Derrida, Gilles Deleuze, Paul Ricoeur, Vincent Descombes, Alain Badiou ou Michel Foucault.
La pensée de Ludwig Feuerbach (1804-1872) occupe une position originale dans le champ de la réflexion philosophique. Son intérêt a souvent été ramené au rôle qu'elle a pu jouer dans la formation intellectuelle du " jeune Marx ". Il convient cependant d'envisager les Héritages de Feuerbach de manière plus large en prenant en considération aussi bien les conditions d'élaboration de sa pensée que les conditions de sa postérité, donc de ses divers usages philosophiques (parfois inattendus ou implicites). Tel est l'objectif du présent ouvrage qui, à travers une série d'études inédites, met en perspective l'oeuvre de Feuerbach et lui restitue ainsi sa puissance de rayonnement. Dans un premier temps, se trouve élucidé le rapport problématique, mais constitutif, de la philosophie de Feuerbach à l'hégélianisme et, à travers lui, à la tradition de l'idéalisme allemand. D'autres études s'attachent à montrer comment Marx et Nietzsche ont pu à la fois exploiter la fonction critique de cette philosophie et en éprouver les insuffisances théoriques et pratiques. Pourtant, l'importance de la pensée de Feuerbach ne se mesure pas seulement à l'influence directe qu'elle a pu exercer sur ses contemporains mais également aux espaces de convergence que cette pensée s'est montrée capable de dessiner au-delà d'elle-même, et qui constituent à proprement parler son actualité. Cette actualité se dessine notamment dans les travaux de Blumenberg, de Sartre ou de Debord qui, par les interprétations qu'ils proposent de la pensée feuerbachienne, en renouvellent la fécondité et la pertinence pour notre temps.
Le texte que nous présentons ici dans une nouvelle traduction est extrait de l'introduction de L'Essence du christianisme (1841). Pour Feuerbach, définir " l'essence de la religion en général ", c'est d'abord analyser le principe constitutif de l'illusion religieuse en tant que celle-ci est inhérente à la structure même de la conscience, saisie dans son mouvement spontané. En mettant en valeur l'autoaliénation de la conscience religieuse, captive de ses propres représentations et d'un rapport au monde coupé de toute réflexion, Feuerbach indique alors la nécessité d'une critique philosophique de religion qui ne vise pas purement et simplement à nier les contenus de la conscience religieuse, mais qui cherche au contraire à rendre compte des conditions de possibilité de cette conscience religieuse pour en relever la part de vérité. Il entend ainsi affirmer le sens anthropologique de la religion, que la théologie aussi bien que la spéculation métaphysique cherchent à recouvrir de leurs concepts ou de leurs dogmes. Le but ultime de ces analyses consiste alors à réapproprier à l'homme lui-même ces attributs dont il s'est dépossédé pour les placer en un Dieu imaginaire, à travers lequel il a méconnu sa propre essence.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.