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De l'autre côté du miroir. Comparaisons franco-américaines
Sabbagh Daniel ; Simonet Maud
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753573154
Que peuvent bien avoir de commun l'abstentionnisme électoral, les usages de l'arme aérienne et le processus de consécration de l'oeuvre de Jacques Derrida ? Rien, assurément, si ce n'est d'avoir donné lieu à une comparaison entre la France et les Etats-Unis. A en juger d'après le nombre et la variété de ses objets, la comparaison franco-américaine s'apparente même à une figure imposée, alors que sa raison d'être, le plus souvent, demeure dans l'ombre. Oui plus est, les travaux en question sont généralement menés en ordre dispersé. De l'autre côté du miroir vient donc pallier un manque, en proposant tout d'abord un panorama structuré des comparaisons entre les deux pays, qui porte aussi bien sur leurs modalités que sur les principaux résultats obtenus. La suite de l'ouvrage réunit une quinzaine de textes novateurs relevant de la sociologie et de la science politique, mais aussi de l'histoire, de la philosophie et du droit. Les thèmes abordés sont le rapport à l'altérité, les formes et frontières de l'Etat, les mobilisations politiques et les circulations transatlantiques. Par-delà les différences qui les séparent, les textes rassemblés démontrent par l'exemple qu'il est possible de comparer la France et les Etats-Unis sans verser dans un culturalisme réducteur ni se borner à illustrer les évidences du sens commun.
Pouvoirsn° 111 DISCRIMINATION POSITIVE Sommaire La tentation de l'opacité : le juge américain et l'Affirmative action dans l'enseignement supérieur Daniel Sabbagh Les échecs de l'intégration, un accroc au contrat social Jacqueline Costa-Lascoux Les politiques françaises de discrimination positive : trois spécifités Gwénaële Calvès L'invention républicaine. Eléments d'une herméneutique minoritaire Bruno Perreau Discrimination positive et principe d'égalité en droit français Anne Levade La parité ou le mythe d'une exception française Eléonore Lépinard et Laure Bereni La discrimination positive dans l'éducation : des ZEP à Sciences-Po Bernard Toulemonde La discrimination positive territoriale : de l'égalité des chances à la mixité urbaine Thomas Kirszbaum Pour les discriminations positives François Stasse La liberté insupportable Alain-Gérard Slama Chroniques Etude d'un parti politique français : l'UMP Abel Hermel Priorité au Sénat Robert Hanicotte Repères étrangers (1er avril-30 juin 2004) Pierre Astié, Dominique Breillat et Cécile Hiscock-Lageot Chronique constitutionnelle française (1er mai-30 juin 2004) Pierre Avril et Jean Gicquel Summaries
Destiné à tous ceux qui veulent apprendre à lire et à écrire le russe, ce livre permet de s'entraîner tout seul ou en classe et d'avancer pas à pas moyennant de nombreux exercices très ludiques. Ce livre d'exercices a également un réel intérêt pour ceux qui doivent se repérer dans le pays et maîtriser un minimum de la langue (savoir lire banque, poste, pharmacie, etc.). 48 exos variés et leurs corrigés pour apprendre à lire et à écrire en russe.
Résumé : Georges l'a pourtant cherché partout : sous sa couette, derrière son lit, au-dessus de l'armoire, derrière la porte, dans la cuisine et même dans le garage. Mais rien. Aujourd'hui, il n'est pas venu. Qui donc ? Eh bien, le Sommeil, pardi !
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.