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Censure, liberté et droit à la divergence
Sábato Ernesto ; Bourdier Thomas
RN
10,00 €
Épuisé
EAN :9791096562367
Dans ce court essai, Ernesto Sabato (qui fut rapporteur des crimes commis durant la dictature argentine de Videla), met en garde contre le dogmatisme et l'idéologie, qui, quels que soient les idéaux qu'ils servent, finissent toujours, avec leurs mensonges, leurs lieux communs et leur mauvaise foi, par brider la liberté d'expression et de création et à contribuer à l'instauration de régimes totalitaires. Il met particulièrement en garde contre l'idée même de chasse aux sorcières, et la pente glissante à laquelle elles mènent invariablement : destruction de tout et de tous, rejet en bloc de l'Histoire et des fondements de toute culture, règne du mensonge, de l'ignorance, de l'intolérance et de la violence, qui entretient un troublant parallèle avec la cancel culture d'aujourd'hui, qui n'en est, dans le monde occidental, que le dernier avatar contemporain. Des analyses éclairantes et percutantes, écrites avec sa fluidité et son élégance habituelles, pleines de bon sens, qui n'ont qu'un seul but : défendre la fragile personne humaine, libre et créatrice, face à ce qui veut l'asservir.
Juan Pablo Castel est artiste peintre et meurtrier. C'est son histoire qu'il va dépeindre depuis sa cellule. Un autoportrait tout en taches sombres, bardé par endroit de couleurs violentes, d'éclairs de lucidité, que ni sa conscience ni les faits ne peuvent contenir. Un autoportrait au fusain, noir et gris, avec du rouge. Ce rouge qui prendra bientôt plusieurs significations, au fil de son témoignage et de sa volonté de se comprendre : le rouge de la passion et le rouge du sang. Car, dès le départ, Juan Pablo Castel nous dévoile tout. Il est l'assassin de la femme qu'il continue à aimer, malgré la mort, plus que sa vie. Derrière un pseudo roman policier à l'intrigue dévoilée se cache un ouvrage à l'ambition téméraire : nous donner à voir toute la pensée de l'auteur, son humanisme, sa vision du monde moderne, son existentialisme. À la fois réflexion sur la solitude de l'artiste et sur l'incapacité de son personnage à communiquer, cet livre est aussi une touchante mise en écriture de la passion amoureuse, lucide et cruelle. Premier roman de l'écrivain argentin Ernesto Sábato, Le Tunnel fut salué à sa parution, en 1948, comme un ouvrage majeur par Albert Camus et Graham Greene.
Ce livre majeur de Sabato rend compte de la crise universelle qui allait venir en Occident. Son expérience de physicien, qui s'était soldée par une crise existentielle, le plaçait en effet aux premières loges pour remarquer que la science, création de l'homme, avait échappé à son contrôle et allait lentement l'asservir et le transformer en rouages d'une grande machinerie. Analyse profonde, érudite et existentielle de la technique et des moteurs que lui sont l'argent, la raison et le capitalisme, ancrée dans l'Histoire de l'Occident depuis la Renaissance, depuis Léonard, Alberti, Galilée et Bruno, ce texte est l'un des plus originaux et des plus forts à avoir été écrit contre le mythe du progrès, la mécanisation de la vie, la mathématisation du monde, l'abstraction de l'univers et ses conséquences existentielles ou esthétiques. S'appuyant sur Pascal, Dostoïevski, Berdiaeff ou encore les surréalistes, Sabato ne se contente pas de livrer un constat mais passe également en revue les rébellions de l'homme pour affirmer sa liberté et sa force créatrice et livre ainsi une réflexion lumineuse sur la crise de l'art au XXe siècle. Sabato nous le rappelle : il ne croit pas que la connaissance seule suffise à nous faire entrevoir l'absolu ; il garde foi en l'homme, il croit en l'instant, en ces petits moments fugaces durant lesquels nous sentons que la vie a un sens.
Un soir de janvier 1973, Bruno aperçoit son créateur, l'écrivain Sabato, traversant la rue dans un état second, tourmenté par de sombres pensées. Mêlé à ses personnages, Sabato, auteur atypique qui refuse de publier ses livres, écrit des chroniques nourries de ses interrogations et de ses combats. Des salons littéraires aux séances d'occultisme, il parcourt un monde où règnent les ténèbres.Ernesto Sabato est né en Argentine en 1911 décédé en 2011. Son premier roman, Le Tunnel, fut salué par Albert Camus et Graham Greene. Viennent ensuite Héros et Tombes et L'Ange des ténèbres, qui constituent une trilogie romanesque. Figure majeure de la littérature hispanique, Sabato a reçu en 1984 le prix Cervantes pour l'ensemble de son ?uvre." Un des géants de la littérature argentine du XXe siècle, au côté de Jorge Luis Borges, Adolfo Bioy Casares et Julio Cortázar. "L'ExpressPrésentation d'Albert BensoussanTraduit de l'espagnol (Argentine) par Maurice Manly
Berry Wendell ; Dufoing Frédéric ; Bourdier Thomas
Résumé : Berry, lui-même paysan, défend l'idée que l'agriculture représente un développement culturel et dépend d'une discipline spirituelle. Contre l'agriculture industrielle, qui coupe l'agriculture de son contexte culturel, détruit son ancrage familial et crée une distance entre les citoyens et leur terre, Berry défend une agriculture à taille humaine, familiale et respectueuse de l'environnement et des consommateurs. Quoique ce livre n'ait pas "le destin heureux d'avoir été démenti" , ce classique, proche de Gorz ou Charbonneau, défend ceux qui luttent toujours dans leur vie quotidienne pour la préservation d'un monde respectueux de l'homme et de son environnement.
Ecrit au lendemain de la guerre à un moment où l'Etat devenait de plus en plus puissant en même temps qu'incritiquable, ce livre-somme est l'oeuvre politique majeure de Bernard Charbonneau. Ce livre impubliable à une époque obsédée par les horreurs du nazisme et le prestige du stalinisme a dû attendre 1987 pour être publié par un éditeur, date à partir de laquelle il est devenu un classique de la pensée anarchiste. Visionnaire, novateur, prophétique, écrit dans une langue vive et incisive au style personnel et élégant, cette oeuvre qui analyse l'Etat sous tous les angles est un réquisitoire implacable contre lui et ses inévitables excès, en ne perdant jamais de vue le concept central de toute la pensée de Charbonneau : la liberté de la personne. Epuisé et introuvable depuis de nombreuses années, en dépit de ses admirateurs, le voici réédité dans sa forme complète.
Les crises manifestes dans lesquelles nos sociétés se débattent remettent au premier plan les questions de morale et la possibilité de déterminer les principes d'une morale commune. Tout le monde commence à percevoir que le slogan "c'est mon droit", revendiqué par tout un chacun, nous mène droit dans un mur. Cet ouvrage propose en premier lieu de déterminer les fondements d'une morale commune qui pourrait valoir devant le tribunal de la raison. Il propose ensuite d'essayer de comprendre comment la morale se transmet et pour quelles raisons nous finissons le plus souvent par lui obéir, mobilisant pour ce faire les ressources de la psychanalyse, de la philosophie existentialiste sartrienne ou encore de la philosophie de Bergson. La troisième partie présente enfin une série "d'études de cas", c'est-à-dire des essais de morale appliquée.
L'Orwell essayiste a écrit de très nombreux essais, la plupart parus dans la presse de l'époque. Peu cependant traitent directement de la liberté d'expression et de pensée, thèmes chers s'il en est à l'auteur de La Ferme des Animaux et de 1984. Dans ce petit texte offensif, prononcé à l'occasion d'un événement en faveur de la liberté de la presse, Orwell s'insurge contre les discussions sur le sexe des anges quand elles ne sont pas de franches louanges envers le communisme soviétique et l'URSS. Il se livre ensuite à un plaidoyer prémonitoire et lucide sur la nature du totalitarisme et ses rapports avec la liberté d'expression, les écrivains et la littérature en tant que telle - la littérature avait en effet toujours été la passion d'Orwell, qui n'écrirait 1984 que quelques années plus tard. C'est dans ce texte qu'il faut lire la défense qu'en fait Orwell, dans des termes et au moyen d'analyses qui n'ont rien perdu de leur pertinence aujourd'hui.