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La demeure du don
Saadé Paul
ORIZONS
38,00 €
Épuisé
EAN :9782296088795
Les liens parents-enfants sont bien plus complexes qu'il n'y paraît. Ce sont des lignées et des noeuds d'où une dynamique qui permet d'avoir une place dans une transmission, un enracinement. Ce lien, "une partie liée" est le contraire de la "part entière". Il est la possibilité de l'altérite et du partage. L'émergence du sujet advenant s'inscrit dans une structure plus complexe que le couple enfant-mère. Autre chose est au-delà de la mère, qu'elle n'a pas, et qui fait signe, comme don. Dans cet espace se constitue la pense de l'être de parole. Comment rendre le don, signifiant du langage, effectif et le faire passer dans le réel ? La réalité psychique, dialectisée en mots, serait capable de transporter le réel en langage. L'économie du désir est mobilisée, le don est discerné du sacrifice et de l'oblation trompeuse. L'autorité parentale n'interdit pas seulement ; elle ne donne que si elle a accueilli, dans le fond des temps, des paroles de chair, des récits d'amour, des narrations historiques qui résonnent en écho aux appels de l'enfant et a sa demande entêtée d'une parole qui puisse dire sans expliquer.
Merveille essentielle est le Neuf qui élargit la vie ! Alors que les désirs humains, vus par le Moi idéal comme des réalités, sont des opérations de sortie de soi par "en-haut" , ils aboutissent à des déceptions par la rencontre du Réel. Retrouver la puissance de l'Enfance, comme catégorie non chronologique de la Naissance, ouvre à une donnée inépuisable de possibles interprétatifs devant le Transcendantal lui-même. Cet événementiel est de l'ordre de l'excès, un hors-sens qui étonne l'existence ancrée dans la chair historique et éprouvée "ici-bas" ! Au-delà du rêve et de l'extase, mais désirer davantage en tombant dans la voie royale. Une sortie du destin que l'on croyait écrit. L'ordre esthétique et l'ordre éthique ne sont que des passages de naissance. La Foi est un paradoxe. Celui-ci est seul en mesure de libérer le sujet postmoderne de la croyance comme de l'incroyance, et à l'amarrer à une autonomie qui n'encourage aucune servitude.
Cet ouvrage est animé par un dilemme : croire à la démocratie ou voir ses failles. Claude Saadé met en scène la pensée de iek en rappelant les dérives de la démocratie. La démocratie s'avère être la moins mauvaise garantie de la justice parmi les différents systèmes politiques, mais quelles sont les vraies causes de la violence ? Une prise de conscience est essentielle vu que nos libertés sont en danger. Une lecture qui est plus que jamais d'actualité.
Lacan est attentif au symptôme du sujet porté par une plainte. II a vu combien le symptôme peut être le cri de quelqu'un qui espère être entendu ; s'il veut être "guéri", il ne souhaite pas que ce soit au détriment de sa propre singularité. Lacan considère ainsi la guérison comme un bénéfice de surcroît ; il indique une manière de procéder de la psychanalyse en tant que tel. Lacan soutient que l'acte analytique ne peut pas se comprendre en ignorant la problématique chrétienne de la Grâce. II entend par là le surplus gracieux interdit à quelqu'un de se penser comme l'auteur du bien de l'autre. Paul de Tarse a donné place à ce qui nous advient ; et, surtout, à ce qui nous échappe. Non pas en l'excluant, ou en le niant. Ce qui vient du dehors de soi demeure le sujet de sa propre histoire : c'est le Don d'une Grâce insensée, point un objet en soi. Cet essai espère faire découvrir la richesse insoupçonnée de ce qui insiste, de ce qui ne cesse de venir, de laisser parler une vérité qui cherche à se dire.
Les systèmes démocratiques libéraux actuels s'avèrent défaillants. Il appartient donc à chacun de revoir et de rectifier sa conception. Claude Saadé reconsidère ici le concept de démocratie libérale à travers une étude comparative entre Slavoj Zizek et Francis Fukuyama et tente de proposer une nouvelle forme d'exercice politique ou de conscience politique pour un nouveau commencement. Reste à savoir si un changement est possible et si ce tournant émancipateur dépend plutôt de la nature humaine ou de la conscience politique. L'autrice propose une analyse qui appelle à une prise de conscience collective face aux défis auxquels nos sociétés sont confrontées, notamment en matière de gouvernance et de démocratie. Avec une approche multidisciplinaire, il s'agit de questionner les mécanismes du pouvoir et les conséquences de leurs dérives, offrant ainsi une lecture essentielle et toujours d'actualité.
Une jeune fille rencontre celui qu'elle appelle l'homme de sa vie. Ils habitent à Ashod, une ville portuaire sur la côte israélienne. Elle l'épouse et le suit en France, à Paris. Mais Charles, au fil du temps, s'est progressivement détaché de ses origines ; le message de Jésus le bouleverse et le sentiment d'être plus proche de la religion, va en lui plus profond. Ce récit émouvant trouve sa résonance sur la scène religieuse contemporaine.
Naïf et subjugué, le narrateur de La pierre à boire est un raporta au village ; le premier a s'être agrégé, venu d'ailleurs. Les lieux qu'il traverse lui procurent mille occasions d'attiser ses passions ordinaires pour les paysages décousus, les mégalithes, les fontaines et les créatures qui semblent les hanter. " Pays d'oïl, Pays d'oc ", c'est une curieuse façon de dire, aujourd'hui, mais ce rêveur de langage, saute-frontière, dit curieusement les choses ou les laisse dire par la mention des couleurs, les titres des livres, les découvertes d'anagrammes et de langues perdues. Les lieux-dits acheminent les récits, croit-il...
Si l'amour est un excès, il se donne à comprendre comme extase, décentrement ou aliénation. Jeté hors de soi, on n'est plus soi-même et à soi-même, car on cherche à être en l'aimé et pas seulement auprès de lui ; on désire être l'aimé au lieu de simplement lui appartenir. Le discours de l'amour a confié à la poésie le soin de décrire ces élancements. C'est pourquoi, en vue de la configuration des divers types de l'extase amoureuse (extase simple, union synthétique, transmanence, inter-immanence, engravement, hospitalité, incarcération...), l'auteur a convoqué des poètes de plusieurs aires culturelles, le tout étant placé sous l'égide de Shakespeare et de Louise Labé auxquels deux chapitres sont consacrés. Cet essai prolonge les recherches de l'auteur sur l'amour pur et la nodalisation.