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Prémices
Sa-Carneiro Mario de
DIFFERENCE
18,55 €
Épuisé
EAN :9782729109172
J'ai vingt-deux ans", écrit Mario de Sa-Carneiro, "et je ne crois en rien ; je regarde autour de moi et ne vois rien pour quoi vivre..." Il vient d'achever son premier recueil de nouvelles, et il lui reste quatre ans à vivre. Prérnices est un nom sans discrimination, absolu, répété avec une rage aveugle, un entêtement inébranlable. Quand on l'a lu, il ne reste rien. Le mariage n'est qu'une "sottise", l'amour un passe-temps assez répugnant, la procréation un crime, et ce nihilisme se termine par un éloge dithyrambique des suicidés. Paru en 1912, ce livre "étrange, bizarre" - selon un article de O Seculo - contient tous les signes qui constituent l'essence de la pensée contemporaine : la vie dépourvue de sens, la transcendance impossible, l'homme considéré comme une contradiction insoluble. Mais surtout il est le premier chef-d'oeuvre du "météore" des lettres portugaises, celui que Fernando Pessoa considérait comme le plus doué des écrivains de sa génération.
La bonté est le fondement majeur de la philosophie et de l'action politique du dalaï-lama. Une valeur universelle qui transcende les particularités culturelles. Au fil des textes et des entretiens rassemblés dans cet ouvrage, le dalaï-lama dévoile les différentes facettes de sa conception de la bonté : questions métaphysiques, politiques, considérations pratiques...
Génie dans l'art, Sá-Carneiro n'a eu, en cette vie, ni joie ni bonheur. Seul l'art, qu'il fit ou sentit, lui apporta des instants de trouble consolation. Ainsi sont ceux que les Dieux ont prédestinés à leur appartenir. Ils ne sont ni chéris par l'amour, ni visités par l'espérance, ni accueillis par la gloire. Soit ils meurent jeunes, soit ils se survivent à eux-mêmes, hôtes de l'incompréhension ou de l'indifférence. Celui-ci est mort jeune, parce que les Dieux l'ont beaucoup aimé. Mais pour Sá-Carneiro, génie non seulement de l'art, mais de l'innovation en art, il a dû subir, outre l'indifférence qui entoure les génies, la dérision qui poursuit les novateurs, prophètes" Fernando Pessoa
La Confession de Lúcio - Lúcio Vaz, poète de vingt-trois ans, emprisonné pour un crime qu'il n'a pas commis - demeure d'une extrême modernité. Lors d'une soirée à Paris, chez une étrange Américaine où l'entraîne son ami Gervásio Vila-Nova, il rencontre Ricardo et sa femme Marta. Ami de Ricardo, amant de Marta, Lúcio va se perdre dans une passion destructrice : "A travers sa jouissance, maintenant, c'était comme si, en baisers monstrueux, je possédais aussi tous les corps qui passaient sur le sien." La disparition mystérieuse de Ricardo et de Marta fera conclure au crime passionnel... mais Marta et Ricardo ont-ils une autre existence que fantasmatique ? "Confession sulfureuse, écrivait Michel Nuridsany dans Le Figaro Littéraire, très étonnante dans son raffinement, la complexité de ce qui est mis en oeuvre dans ce jeu des masques et des miroirs où les passions interdites se servent d'étranges détours pour parvenir peut-être à s'assouvir."
Les principaux maîtres d'oeuvre de la revue Orpheu sont Fernando Pessoa, Mário de Sá-Carneiro et José de Almada Negreiros. Cette première traduction française de l'ensemble des trois numéros de la mythique revue portugaise (deux publiés en 1915, le troisième resté à l'état d'épreuves) permet d'évaluer à leur juste mesure le poids de ces écrivains de premier plan et de percevoir l'importance de la génération qu'ils représentent. Leurs textes, accompagnés par des textes des brésiliens Ronald de Carvalho et Eduardo Guimaraens, et des portugais Raul Leal, Angelo de Lima et alii, forment un ensemble d'une grande cohérence. Les passionnés de Pessoa et de Sá-Carneiro trouveront ici de quoi nourrir leur connaissance de ces auteurs, en découvrant le terreau fertile dans lequel leurs premiers textes ont pu germer et éclore. Ce témoignage exhaustif concernant ceux que Pessoa appela juste avant de mourir "Ceux d'Orpheu" constitue un apport essentiel pour la compréhension à la fois de la singularité du modernisme portugais et de ses relations avec l'ensemble des modernismes européens. Fernando Pessoa à Cortes-Rodrigues, le 4 avril 1915 à Lisbone : "Nous sommes le sujet des conversations du moment dans tout Lisbonne ; je vous le dis sans exagérer. Le scandale est énorme. On nous montre du doigt dans la rue et tout le monde - même ceux qui ne s'intéressent pas à la littérature - parlent d'Orpheu."
Un enfant de marbre ? Les mots vont insuffler couleur, chaleur et vie à ce marbre glacé, en faire le matériau d'une architecture baroque, se déployant dans des espaces et des temporalités étagés, intriqués, où s'entremêlent lieux de plaisir et de douleur, certains déjà évoqués dans les précédents livres de l'auteur, mais saisis cette fois-ci dans une nouvelle perspective : la narration du vécu le plus intime prend la forme d'une enquête, ou plutôt d'une quête qui débouche sur le fantastique - un fantastique qui a néanmoins l'aspect de l'évidence.Mohamed Leftah est né en 1946 à Settat, au Maroc. Informaticien, il exerce le métier de journaliste littéraire durant six ans au Maroc, puis pendant quatre ans au Caire, ville où il réside toujours. La Différence a publié de lui : Demoiselles de Numidie, dans la collection Minos, Au bonheur des limbes, Une fleur dans la nuit, Ambre ou les Métamorphoses de l'amour et Un martyr de notre temps.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.
Abdellatif Laâbi est un écrivain imprévisible. On dirait que sa devise est de ne pas être là où le lecteur l'attend. Le présent ouvrage en est la parfaite illustration. S'agit-il d'un livre de mémoires, d'un journal intime, d'une relation de voyages, d'un récit avec un dosage ingénieux d'autobiographie et de fiction de soi? A moins qu'il ne s'apparente au genre des confessions, dans le sillage de saint Augustin et de Rousseau? Voilà autant de vraies-fausses pistes où Laâbi, le sourire en coin, engage le lecteur. Son souci? Faire en sorte que ce dernier mette ses pas dans les siens, devienne témoin et partie prenante de la nouvelle aventure littéraire et humaine qu'il lui propose. Imprévu, de l'aveu de l'auteur, ce livre interroge avec un humour parfois ravageur nos modes de perception, de lecture, et nos questionnements. Traversée fulgurante des saisons de la vie, quête spirituelle, témoignage à vif, il nous replonge (chose cette fois prévisible venant de Laâbi) dans les convulsions de notre époque et ses combats salutaires.
Rabindranath Thakur dit Tagore (1861-1941). Né à Calcutta dans une famille de lettrés opposés au système des castes, Tagore devient célèbre à seize ans en rédigeant une oeuvre qu'il fait passer pour celle d'un poète indien du XVIIe siècle. Il écrit aussi la première nouvelle en langue bengalie. Après des études de droit en Angleterre, il revient au Bengale en 1880. Infatigable voyageur, engagé en faveur de l'indépendance de l'Inde et d'un changement de la condition des femmes, il reçoit en 1913 le prix Nobel de Littérature qui assoit durablement son oeuvre parmi les plus importantes de la littérature mondiale. Ayant touché à tous les genres (poésie, romans, théâtre, musique et même peinture) c'est néanmoins sa poésie qui fit l'admiration de André Gide, Maurice Maeterlinck, Pierre Jean Jouve, Henri Bergson, Thomas Mann, Bernard Shaw et de beaucoup d'autres. La poésie est la première parole. Mythes, épopées, oracles, voix des mystères et des mystiques, puis de l'amour, de l'indignation, de la révolte, de l'espoir ou de l'humour, de la vie quotidienne et de la solitude. Introuvables ou retraduites, classiques ou contemporaines, familières ou méconnues, ce sont ces voix innombrables que la collection Orphée souhaite faire entendre parce que plus que jamais elles sont nôtres.