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Habiter, traces & trajets
Berlottier Sereine ; Liron Jérémy
LES INAPERCUS
17,00 €
Épuisé
EAN :9782954126081
Habiter, ce sont cinq textes très différents, pour explorer, par les voies du poème et de la prose, des manières d'habiter, d'investir l'espace, de le rêver, de le penser et de s'en souvenir. "Lieu favorable" trame des souvenirs, les images ténues, crépusculaires parfois, venues de l'enfance. On y devine une vieille ferme, une "maison de paille" disparue, des silhouettes enfantines. Dans "l'annonce", une quête impossible déploie ses questions, dans l'énergie d'un inventaire sans fin, celui d'un lieu où l'on pourrait vivre. Les "144 fragments pour habiter" s'ouvrent comme une rêverie accompagnée, tissée de micro-récits, de lectures, de voix citées, traces & trajets, pour explorer ce qu'habiter engage. "Ailleurs" offre le portrait d'une maison perdue dans les arbres, en écho à l'impossible quête qui fut celle de H.D. Thoreau et "la cabane", poème qui clôt le livre, suggère l'horizon pacifié d'une forme souple, légère, amicale : la cabane où respirer, jouer avec les formes, défaire, reprendre et continuer. En écho, l'ouverture des façades et des paysages de Jérémy Liron, l'intensité de leur couleur, relance et déplace les points de vue. De césures en reprises, l'obstination du regard approfondit l'enquête. Dans l'espace du livre, habiter ne s'invente pas seul.
Durant presque quatre ans Sereine Berlottier a tenu le journal d une longue attente, pudique, violente, désespérée et patiente. Comment être femme en désir d enfant, et surtout être écrivain de toutes ces années?« Tu ne sais pas si tu sauras garder longtemps vivante cette question en toi, ou s il te faudra un jour la prendre, l atteindre, la décrocher, la bercer, lui fermer les yeux doucement et l enterrer au pied d un arbre, noisetier ou prunier, près d une vieille ruine aux pierres épaisses, aux caves noires. »
C'est l'histoire d'un visage qui devient. Une naissance, sa traversée. Son aventure de pensée, de langage et de corps. Quatre saisons, en regardant les ciels et ce que le temps fait à nos questions. Le nid, ainsi cousu de l'air qui traverse, car tout ne sera pas dit.
Un homme marche une nuit, dans les rues de Paris. Cet homme, c'est Ghérasim Luca, le poète roumain proche des surréalistes, connu pour ses lectures à voix haute de poèmes, connu également pour « une nuit de mars 1994, s'être jeté dans la Seine ». C'est le mystère de cet homme qui fascine, quelques années plus tard, une jeune femme, la narratrice. Elle cherche à mettre ses pas dans les siens, tente de reconstituer ce destin tragique à partir des textes et des lettres laissés par Luca et trouve une raison de vivre dans l'enquête, dans cette écriture du souffle. Sereine Berlottier nous offre un premier roman bouleversant, juste et poétique. Elle fait entendre une voix à nulle autre pareille, fragile et déterminée, une voix qui se joue des conventions narratives et du poids des textes passés pour inventer ce qui fait le propre des grands écrivains : le style.
Kreidl Margret ; Mathieu François ; Quintane Natha
Je traverse en courant un long couloir bien éclairé. Soudain je me retrouve devant une porte. Sur la plaque il est écrit CHAMBRE D'AMIS. La porte s'ouvre. La pièce est très petite, elle n'a pas de fenêtre. Les murs sont blancs, fraîchement repeints. Un homme aux longs cheveux noirs est assis sur le lit. Il m'appelle. Kouvitt didouditt. Je ne le comprends pas. Judith, viens avec moi. Je suis devant lui. Il passe les deux mains sous ma jupe. Il rit. Quelle espèce d'oiseau es-tu ? Il me plume. Ca fait mal. Deux soeurs, la forêt, la neige, la folie et le sexe : tout pour un poème long confessionnel. Tout pour saper et resaper le poème long confessionnel. Ruiner de ruines belles le poème long confessionnel. Toute la latitude nécessaire pour que Margret Kreidl exerce ce à quoi elle excelle : un saccage organisé. Nathalie Quintane
Les Oiseaux favorables, les bons augures, ceux qu'attend la personne qui est " elle " dans ce livre. Elle, sa solitude interminable, la fuite des désirs, les histoires imaginaires ou virtuelles, l'écoulement naturel et inexorable de la vie, voilà ce que Stéphane Bouquet déploie dans sa prose très pure, qui rejoint la recherche d'apaisement de son personnage. Amaury da Cunha offre à cet univers ses photographies allusives et intimes, tout en nuances et clairs-obscurs, comme autant d'énigmatiques espaces en suspens. Les images, parfois en diptyques, sont des constructions lacunaires qui invitent le lecteur à imaginer l'instant d'après.
Les jours redoutables désignent une période considérée comme particulièrement propice au repentir, alors même que l'humanité est en instance de jugement devant Dieu. Christophe Manon alterne ici prose et poèmes fragmentés, découpés par sa prosodie, où ces chants égrènent moments de joie éphémères, plaisirs, défaites, en un Mémento Mori délicatement sombre mais résolument épris de la vie, si courte et vulnérable. Les photographies de Frédéric D. Oberland prêtent leur grain sensuel comme une invitation au voyage. Il capture étreintes et paysages comme de mystérieuses épiphanies, lumineuses et contrastées, qui célèbrent la rencontre et la fraternité.
Résumé : Avec ses semblables, Dito perpétue la tradition de l'ouio dans l'entreterre. Dans ce pays rude, le jeune homme, habile à nouer les filets destinés à la récolte des olives, se sent à l'étroit et voudrait aller voir ailleurs. Suite au décès d'une aïeule, il saisit l'occasion de quitter son village, sa famille et met son talent à disposition dans un nouvel univers, en bord de Méditerranée. De pays en paysage, on accompagne son parcours depuis les alpes jusqu'à la mer. Que trouvera-t-il dans cette nouvelle vie ?