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La Papesse du Diable
Ruynes Pierre de ; Sylvius Jehan
OMBRES
9,09 €
Épuisé
EAN :9782841421404
Excellent exemple de l'érotisme surréaliste d'avant-guerre La Papesse du Diable (1931) semble dû à la collaboration d'Ernest Gengenbach (Jehan Sylvius) et de Robert Desnos (Pierre de Ruynes)." - Sarane Alexandrian. Dans ce "roman de mystère, de magie et d'amour", on assiste à l'entrée dans Paris de "la Maîtresse de l'Asie, l'Archimagesse maintenant Reine du Monde", à la tête de ses hordes barbares qui viennent de conquérir l'Europe. Thème cher aux surréalistes, la grande Prêtresse du Diable est en fait Isis, la femme, la mystérieuse, l'archétypale. Paris est bouleversé sur l'ordre de l'Archimagesse ; les rues sont débaptisées (le boulevard Saint-Michel devenant le boulevard du Mouvement-Dada, la place de la Concorde la place de la Psychanalyse, etc.) Victoire du Mal absolu sur les forces bénéfiques : le grand Androgyne trône à Notre-Dame. Le pape prisonnier est crucifié : "Le ventre poussé en avant par une petite poutre que l'on avait glissée entre la croix et le bas du dos laissait voir le sexe du pontife dressé au milieu d'une touffe de crins gris." Et l'Archimagesse contemple ce spectacle tout en se faisant caresser par sa blonde "esclave d'amour" Nadia. Supplices, tortures, dans lesquels on ne sait plus distinguer la douleur de la joie, se rencontrent à chaque instant afin de donner une impression de continuelles outrances ; les vapeurs d'opium confèrent un surcroît de raffinement et d'exotisme à la cruauté des scènes. L'histoire se termine par la fin du monde dans une dernière orgie généralisée : "L'on s'accouplait à l'aventure. Partout des pleurs, des râles, des écroulements de tableaux et d'objets culturels, des crissements de soie. Des chiens venus on ne sait d'où couvraient les femmes en haletant. Un adolescent, les bras en croix, gémissait lentement, à demi étouffé sous quatre femmes. Trois hommes dans un coin s'étreignaient en miaulant comme des chats. Des jeunes filles enlacées se tordaient sur un divan..." L'Archimagesse meurt écrasée par un météorite en faisant l'amour avec un soldat de sa garde.
Six ans plus tôt : Harmony est une jeune orpheline qui, parce qu'elle présentait des symptômes de dégénérescence neuronale, a été intégrée dans le programme de recherche du docteur Torres. Aujourd'hui saine et sauve, l'incroyable talent qu'elle a développé, la télékinésie, intéresse en revanche beaucoup une société militaire privée. Cette dernière évince rapidement William Torres du programme. Son objectif est clair : monter un camp d'entraînement afin de développer, pour son propre profit, les aptitudes d'Harmony ainsi que celles d'autres enfants potentiellement concernés. Cette organisation arrivera-t-elle à faire de ces enfants des machines de guerre ? Mais surtout, William laissera-t-il Harmony courir un tel danger ? La suite de la prometteuse série de Mathieu Reynès dénoue peu à peu les mystères du premier tome. Intrigues de pouvoir, secrets d'État et aptitudes extraordinaires, le tout est servi à merveille par un dessin dynamique, moderne et d'une grande précision. Une saga addictive !
Un thriller tentaculaire conçu pour se déployer en six volets:* Six albums, six protagonistes, six points de vue autour d'une histoire commune.* Un thriller qui se lit, s'interprète et se comprend comme une énigme à six clés.* Homogénéité graphique entre tous les albums, grâce au travail en studio.* Dessin semi-réaliste belge ou le style « Gazzotti ».* 6 albums en 2011 formant une histoire complète.* Chacun est libre de choisir l'ordre de lecture des 6 albumsL'Humanité est sous contrôle. Aux quatre coins du monde, six individus sont confrontés à une découverte scientifique d'une portée phénoménale. Sans le savoir, ils détiennent dorénavant notre liberté entre leurs mains.Pour produire cette série, le réalisateur Pierre- Paul Renders a rassemblé autour de lui un studio, comme pour les nouvelles séries TV américaines, ou à la grande époque du Journal de Spirou. C'est une équipe de neuf personnes qui a travaillé ensemble, entre la Belgique, la France, l'Espagne et l'Italie, grâce à la magie du net: un créateur scénariste (Pierre-Paul Renders), un scénariste (Denis Lapière), un dessinateur directeur artistique (Mathieu Reynès), quatre dessinateurs (Benjamin Benéteau, Luca Erbetta, Efa, Emil Zuga), une coloriste (Albertine Ralenti) et son assistant. Ensemble, ils offrent aux fans de série franco-belge un formidable thriller de 360 pages.
Aux quatre coins du monde, six individus sont confrontés à une découverte scientifique d'une portée phénoménale. Sans le savoir, ils détiennent dorénavant notre liberté entre leurs mains.
Une fin de saison 1 explosive! Le secret des « Alter Ego » n?a pas encore éclaté au grand jour, mais ce n?est plus qu?une question d?heures. Camille et Miep sont prêtes à divulguer sur les réseaux mondiaux les preuves qu?elles ont accumulées. Mais c?est sans compter sur le pouvoir financier et logistique dont dispose Urasawa qui est désormais lié, que cela lui plaise ou non, aux pouvoirs de la première puissance du monde, les USA?
Récit de jeunesse de Jules Barbey d'Aurevilly (1808 - 1889), qui résume peut-être mieux que tout autre les caractéristiques et les mérites de l'art du narrateur. Publié en 1843, il se compose de cent cinquante petits chapitres épigrammiques ; bien que le récit soit plutôt long, il se ramène à un sujet très simple. La scène : les conversations et les réceptions du monde élégant parisien vers le milieu du XIXème siècle ; le personnage principal : Joséphine d'Alcy, jeune femme de vingt-sept-ans... Une charmante petite personne, au passé pas très clair, riche d'esprit et au fond sèche de coeur, résolue à se faire une situation dans la société. M. Baudoin d'Artinel s'éprend d'elle ; c'est un digne magistrat, resté veuf avec trois fils ; une sorte de beau ténébreux devient également amoureux d'elle : intelligent, sceptique et ardent, il a reçu le nom pittoresque d'Aloys de Synarose. Il fait impression sur la jeune femme qui, pourtant sans abandonner le vieillard, voudrait conquérir Aloys ; mais celui-ci devine le calcul et la mesquinerie de cette âme et réussit à vaincre la tentation. L'anneau qui est passé au doigt de Joséphine lors de son mariage avec le vieux magistrat, cérémonie à laquelle Aloys assiste, lui semble comme le légendaire anneau d'Annibal qui contenait un poison caché sous la pierre. Il s'agit ici d'un poison plus subtil, invisible, qui ne tue pas les hommes, mais l'amour. Sur le thème romantique, l'originalité de Barbey d'Aurevilly a modulé une quantité de brillantes variations, mordantes, ironiques, sentimentales, cyniques et poétiques avec un brio et un sens de la mesure qui ne se retrouvent dans aucune de ses autres oeuvres.
Voici donc quel est le sens du récit qui suit. De Quincey considère que jamais l'intelligence humaine ne s'éleva au point qu'elle atteignit en Emmanuel Kant. Et pourtant l'intelligence humaine, même à ce point, n'est pas divine. Non seulement elle est mortelle mais, chose affreuse, elle petit décroître, vieillir, se décrépir. Et petit-être De Quincey éprouve-t-il encore plus d'affection pour cette suprême lueur, au moment où elle vacille. il suit ses palpitations. Il note l'heure où Kant cessa de pouvoir créer des idées générales et ordonna faussement les faits de la nature. Il marque la minute où sa mémoire défaillit. Il Inscrit la seconde où sa faculté de reconnaissance s'éteignit. Et parallèlement Il peint les tableaux successifs de sa déchéance physique, jusqu'à l'agonie, jusqu'aux soubresauts du râle, jusqu'à la dernière étincelle de conscience, jusqu'au hoquet final."
Niels Lyhne va maintenant s'ouvrir devant vous, livre de splendeurs et de pénétrations. Plus on le lit, plus il apparaît que tout y est: du parfum le plus léger de la vie à la pleine saveur de ses fruits les plus lourds. Il n'est rien là qui ne soit compris, saisi, ressenti, et - à la résonance vibrante du souvenir - reconnu. Rien n'y est petit. Le moindre événement se déroule comme une destinée, et la destinée elle-même s'y déploie comme un tissu, ample et magnifique, dont chaque fil, conduit par une main infiniment douce, se trouve pris et maintenu par cent autres. Vous allez connaître le grand bonheur de lire ce livre pour la première fois. Vous irez, comme dans un rêve, d'étonnement en étonnement. Et je puis vous dire que, dans la suite, vous serez toujours à travers ces pages le même marcheur émerveillé, car elles ne sauraient jamais rien perdre du charme féerique, de la puissance miraculeuse de leur première rencontre. On en jouit chaque fois davantage. Elles vous rendent toujours plus reconnaissants, meilleurs, plus simples de regard, plus pénétrés de foi en la vie, et, dans la vie même, plus heureux et plus grands."
Le De Mulieribus claris, traité des femmes célèbres (1361-62), fait partie des oeuvres latines de la fin de la vie de Boccace, dont la diffusion et l'illustration ont été en leur temps supérieures à celles mêmes du Décaméron. Tout comme Pétrarque, avec qui il a contribué à fonder la littérature en toscan, l'auteur conçoit le projet d'une nouvelle culture humaniste ; il désire conquérir le public des lettrés, après avoir fait les délices de la bourgeoisie grâce à son Décaméron. L'ouvrage, qui se situe toujours dans la tradition médiévale des recueils d'exemples, comporte cent-six Vies de femmes réelles ou imaginaires, mêlant des destinées illustres à d'autres qui ne sont restées que par une anecdote obscure. La traduction du De Mulieribus dont nous présentons des extraits a été publiée à Lyon en 1551 chez Guillaume Rouillé, d'après la traduction italienne de L. A. Ridolfi. C'est cette version dont Brantôme recopie un passage dans son Recueil des Dames, pour rendre hommage au " beau livre " du " grand Boccaccio ". Seule peut-être cette langue du XVIe siècle, verte et rabelaisienne, était à même d'exprimer les ruptures de ton d'un texte protéiforme, tour à tour éloquent, gracieux ou grivois, et qui a inspiré des auteurs tels Christine de Pisan, Castiglione ou Chaucer.