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Ecrits sur Ferdinand Hodler
Russ Willy ; Poirot Anne-Sophie
NOTARI
16,00 €
Épuisé
EAN :9782940617173
Willy Russ-Young (1877-1956), héritier de la chocolaterie Suchard à Neuchâtel, découvre l'oeuvre de Ferdinand Hodler (1853-1918) en 1896. C'est pour lui une véritable révélation. Il n'aura dès lors de cesse de rassembler une immense collection afin de créer sa propre "Galerie Hodler" . A partir de 1911, et à l'occasion de la commande de son portrait à Hodler, s'ouvre une nouvelle période durant laquelle Russ passe progressivement du statut de collectionneur dévoué à celui d'ami proche du peintre. L'admiration sans borne qu'il porte à l'artiste transparaît sur chacune des pages de ses Souvenirs sur Ferdinand Hodler, publiés par Russ en 1945, mais aujourd'hui difficiles d'accès. Réunis dans le présent ouvrage, ces souvenirs charmants, d'une surprenante vivacité, ainsi que des extraits à la dimension plus intime tirés du journal de Willy Russ, permettent d'entrer au plus près de la relation amicale qui unissait l'artiste à son collectionneur.
Le Nouvel abrégé de philosophie s'est imposé comme le livre compagnon idéal pour mieux suivre en philo et affronter avec un maximum de sécurité les épreuves du Bac. Au-delà, sa précision et sa richesse en font le plus précieux des mémentos pour celui qui se lance dans des études de philosophie. Cette quatrième édition, refondue en fonction des nouveaux programmes, enrichit encore l'ouvrage, tout en en préservant les qualités reconnues : présentation synthétique des connaissances de base, clarification des concepts et des jeux de notions, clés pour une lecture profitable des grands textes, socle général pour mieux bâtir ses dissertations.
Le " Nouvel abrégé de philosophie " est un outil indispensable à la pratique de la philosophie. Cette troisième édition, mise à jour, développe tous les thèmes du baccalauréat sur un mode condensé et concentré, tout en restant précis et rigoureux. Cet instrument, destiné en priorité aux élèves des classes Terminales, veut leur fournir les connaissances nécessaires. Son objectif est d'apporter des clarifications de concepts et de thèmes, clarifications permettant de mieux comprendre les grands textes de philosophie expliqués durant l'année, mais aussi de mieux bâtir les dissertations. En bref, on trouvera dans le Nouvel abrégé : les thèmes philosophiques du baccalauréat, des textes de référence et des citations et des sujets types donnés au baccalauréat.
Résumé : Ce parcours de l'Antiquité à nos jours réussit le tour de force d'offrir un panorama assez complet de l'histoire de la philosophie depuis Platon. L'originalité de Jacqueline Russ est de considérer les idées à partir de leur contexte historique d'énonciation. Si elle établit un certain nombre de filiations perceptibles dans le temps, elle n'en délaisse jamais le contexte spécifique et essaie de retrouver la fraîcheur, la surprise de l'apparition des concepts dans leur nouveauté. Elle s'appuie tout au long de son parcours sur le binôme constitué par un individu, un penseur particulier et la situation historique dans laquelle il conçoit sa philosophie. Dans le jeu de va-et-vient entre passé et présent, Jacqueline Russ s'interroge aussi pour savoir en quoi cette longue histoire des idées depuis l'Antiquité peut être pour notre présent un riche gisement de sens. Le fil d'Ariane choisi par l'auteur est ici l'évolution de la "raison occidentale".
LES COUREURS DE MARLY Il était une fois Cupidon, un dieu enfant très mignon avec ses ailes dans le dos et son arc. Il était aussi très coquin et tirait des flèches magiques sur les hommes et les dieux. Certaines rendaient amoureux tandis que les autres faisaient fuir ceux ou celles qui la recevaient. Un jour, Apollon, le dieu du soleil, se moqua de lui et Cupidon n'eut qu'une idée en tête, se venger... Un conte inspiré des coureurs de Marly conservés au Louvre.
C'est chouette de fêter son anniversaire! On reçoit des cadeaux, on mange du gâteau et on peut inviter ses amis. Malheureusement cela n'arrive qu'une fois par an. Pourquoi ne pas le fêter un peu plus souvent? On pourrait faire la fête tout le temps...
En donnant à notre colloque le titre Dali. Sur les traces d'Eros, nous souhaitons encourager une réflexion sur l'inscription de l'éros dans l'oeuvre dalinienne, que celle-ci soit écrite ou peinte. Comme le signala Sarane Alexandrian, le mot érotisme apparut très tard dans les écrits surréalistes. De même, l'acceptation sexuelle du mot orgasme fut très tardive: jusqu'au XIXème siècle, il désigne simplement "une grande colère". Autant de raisons de parler de "traces d'éros", plutôt que d'érotisme. Cela semble aussi convenir mieux à l'oeuvre de Salvador Dali qui a beaucoup parlé d'amour courtois. De plus, hormis ses dessins et "gribouillis" hâtifs en marge de ses manuscrits, ce qu'il nous présente, ce sont quelques gouttes, de discrètes érections et beaucoup de corps démembrés. L'état du Monstre du sex-appeal est à ce titre très significatif. L'érotisme, oui, ou ce qu'il en reste. Le choix du mot trace a, lui, des enjeux psychanalytiques. Dans sa préface à la Gradiva de Jensen/Freud (dont Dali a récrit l'histoire dans la première partie de La lie Secrète de Salvador Dali et figure à laquelle il dédie son autobiographie), J.B. Pontalis soutient que Freud est moins historien qu'archéologue: "La trace, plus que le cours des événements, l'intéresse car l'événement, pour lui, c'est la trace". Qualifier une trace d'événement implique que ladite "trace" n'est pas un fossile mort, ou une ruine immuable, mais qu'elle se manifeste davantage comme une force qui n'en finit pas d'exercer son action. Cette conception suppose que le sujet de l'érotisme est dynamique et se présente comme une question qui interpelle activement tant l'artiste sur lequel on s'interroge que le critique qui se penche sur cette question. La représentation du Narcisse penché sur lui même l'illustre. La main. fossilisée de la toile La Métamorphose de Narcisse est la condition de la surrection de la double-image. La main aussi "morte" semble-t-elle trouve l'énergie plastique de se déplier en un corps vivant plongé dans une contemplation intérieure métamorphique. En se penchant à son tour sur l'oeuvre de Dali, chaque conférencier est invité à réfléchir à la portée des traces d'éros dans son propre discours. L'érotisme en effet n'est pas nécessairement étranger au discours critique. Non pas seulement que traquer les traces de l'érotisme puisse être une quête excitante, cette excitation peut-être éclairante. L'excitation de la recherche ou l'excitation tout court. Ainsi, dans son récent livre Dali et moi, Catherine Millet propose que l'on tire profit de sa vie sexuelle comme ressource critique. Elle appliqua ce critère exploratoire dans La lie sexuelle de Catherine M. qui montre clairement ce que se partagent le sexe et l'espace. Que l'oeuvre de Dali l'ait incitée à répéter ce parti-pris n'a rien pour nous surprendre. Notre peintre et écrivain, dans son texte Le Phénomène de l'extase, ne nous a-t-il pas mis au pied du mur lorsqu'il déclara: Je demande au critique d'art: que pensez-vous de telle ou telle oeuvre au moment de l'extase? Et d'abord: mettez-vous en état d'extase pour me répondre. Que nous demande Dali? Pouvons-nous penser en extase? Et penser à Dali? La pensée sera convulsive ou ne sera pas? De quelle trace, l'extase (sexuelle, esthétique?) peut-elle marquer notre parole critique? Et le doit-elle?