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Et si les SDF n'étaient pas des exclus ? Essai ethnologique pour une définition positive
Rullac Stéphane
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782747578868
Cet ouvrage postule que les Sans Domicile Fixe (SDF) appartiennent à l'environnement culturel qui les entoure même s'ils se distinguent par des modes de vie spécifiques. Ainsi, il ne s'agit pas de " tribaliser " les sans-logis mais de caractériser une composante de notre culture contemporaine qui participe à sa diversité, à la fois dans ses pratiques, dans son éventuelle cohérence groupale, mais aussi dans les relations qu'elle entretient avec son environnement. Ce questionnement est déterminant pour évaluer en quoi les SDF parisiens demeurent un groupe d'acteurs sociaux rationnels inclus dans la société et en capacité d'opérer des choix en inventant un mode de vie " hors piste " qui n'est enseigné par aucune école de la République. Cette enquête menée à Paris, dans les équipes mobiles d'aide du SAMU Social et dans le 14ème arrondissement, tente de définir positivement ceux qui sont trop souvent (dé) considérés en fonction de ce qu'ils ne partagent plus. En utilisant la méthode de l'observation participante et en questionnant systématiquement la part de subjectivité dans les nombreuses rencontres qui nourrissent cette réflexion, l'auteur propose de mieux cerner les enjeux d'une interaction, parfois douloureuse et toujours complexe, qui enracine incontestablement les plus pauvres d'entre nous dans nos sociétés d'abondance.
Trois textes pour saisir d'un point de vue anthropologique des enjeux nichés au coeur de la construction de la catégorie sociojuridique des SDF, à travers la constitution des dispositifs d'assistance qui leur sont dédiés. L'acronyme SDF donne une impression de modernité et de maîtrise face aux éternelles formes les plus extrêmes de la grande pauvreté urbaine. Il constitue l'outil cognitif pour construire l'ensemble des normes et des dispositifs qui fleurissent depuis 1992, destinés à ces nouveaux usagers du travail social. Pourtant, bien loin de constituer un groupe culturel homogène, ces populations sont assignées dans une catégorie construite de toute pièce, dans une négociation étroite entre leurs besoins et ceux du corps social. Cette trilogie se situe au coeur d'une ethnographie des maraudes du SAMU Social, d'une ethnologie des stratégies de résidentialisation de l'espace public dans un quartier parisien et d'une anthropologie documentaire concernant l'abrogation des délits de vagabondage et de mendicité à partir de 1992. Ces trois recherches distinctes (2004, 2006, 2008), permettent de mieux de mieux resituer la constitution actuelle d'un service public de l'hébergement et du logement pour les SDF, à travers le prisme de ses prémices.
Rullac Stéphane ; Pougnaud Odile ; Ropers Philippe
Résumé : Le programme du DEES s'organise en quatre domaines de compétences. Cet ouvrage permet de préparer le DC1 : Accompagnement social et éducatif spécialisé. Un ouvrage complet pour réussir sa formation : - La recherche d'une typologie des publics ; - La psychologie ; - L'acteur dans son environnement socio-culturel ; - Les éléments de pédagogie de l'éducation spécialisée ; - La méthodologie de l'épreuve de certification : oral sur un dossier de pratiques professionnelles (DPP) et les évaluations de stage.
Alors, le travail social est-il de gauche ? La question reste ouverte, plus que jamais d'actualité pour tous : professionnels, politiques, étudiants, formateurs, et pour les usagers (même les pauvres ne sont pas forcément de gauche...). Ici, quelques approches théoriques et pragmatiques se frottent à cette difficile question, pour tenter d'aller au-delà des fausses consciences, des dichotomies un peu rapides. Pris dans un projet d'émancipation, le travail social est condamné à s'installer entre une " bonne conscience de gauche " et une subordination de ses missions aux pouvoirs dominants d'où ils tirent ses subsides et sa légitimité. La fonction politique du travail social n'est-elle pas justement de nourrir ce débat démocratique ?
Le travail social possède une légitimité historiquement forgée dans les actions qui s'adressent aux personnes les plus vulnérables. Pourtant, un débat assez ancien consiste à questionner la nature et les moyens de la production théorique permettant de penser ces pratiques. Plus que jamais, cette profession est aujourd'hui traversée par cet intérêt renouvelé, qui fait couler beaucoup d'encre et génère de vifs débats. Au-delà de simples enjeux théoriques, entre spécialistes, la nature scientifique du travail social se pose aujourd'hui institutionnellement à travers la réorganisation de l'appareil de formation, dans le cadre européen, qui vise explicitement une universitarisation des diplômes, dans une convergence théorie-pratique. Ce processus européen percute les divers équilibres nationaux qui étaient susceptibles de disqualifier la formation professionnelle par rapport aux disciplines théoriques représentant la référence épistémologique. C'est notamment le cas en France. Aujourd'hui, l'opportunité de développer un doctorat, des centres de recherche, des revues scientifiques ou encore des institutions de type Hautes Écoles est clairement posée et débattue dans notre pays. Cette institutionnalisation questionne une nouvelle fois, mais dans une forme d'urgence, la cohérence du savoir professionnel produit aujourd'hui et demain. Cet ouvrage tente d'instruire rigoureusement l'hypothèse d'une scientifisation du travail social. Il peut accompagner les chercheurs, les formateurs, les étudiants ainsi que les responsables associatifs et décideurs de l'action sociale souhaitant participer à la réflexion sur les enjeux posés par la nature du savoir des travailleurs sociaux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.