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Inferno
Ruijters Marcel
HOOCHIE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782916049359
La Divine Comédie de Dante Alighieri - et en particulier sa première partie intitulée l'Enfer - a inspiré nombre d'artistes depuis le XIVe siècle, et tandis que Gustave Doré semblait lui avoir donné une forme illustrée définitive, Marcel Ruijters secoue cet académisme et revient aux racines iconographiques inspirées par ce grand texte - celles du Quattrocento de Giovanni di Paolo ou Bartolomeo di Fruosina - pour produire un livre résolument moderne : Inferno. Fidèle à sa conception d'un monde régi par les femmes - déjà exposée dans Sine qua none (L'an 2, 2005), Marcel Ruijters nous rapporte donc le périple de Danta conduite par Virgilia à travers les enfers. Et à l'instar de l'écrivain italien, Ruijters se sert de la structure infernale de son Inferno pour viser in fine les travers du monde contemporain : ici, l'hégémonie du capitalisme de ce début de XXIe siècle.
Ayant assimilé, des siècles durant, les croyances païennes des terres conquises par la chrétienté, l'Eglise se trouva dans l'obligation au XIIIe siècle de mettre bon ordre dans ses acquisitions et édicta la Légende dorée, catalogue canonique des saints, de leurs martyrs, leurs miracles, leurs extases. Néanmoins, il semblerait qu'une partie du matériau initial brut se soit colportée et naturellement transformée de bouches à oreilles et de par les siècles jusqu'à la plume de Marcel Ruijters, auteur néerlandais contemporain. Celui-ci redonne vie dans Les Bienheureuses à une petite quinzaine de figures féminines ayant acquis de haute lutte leur place au Paradis : la piété de Sainte Solange change le coeur des serpents qui rodent autour de son corps démembré, ceux-ci se fondront en elle pour lui fournir des prothèses bien pratiques dès lors qu'il s'agit de chasser les taupes du couvent ; Sainte Lydwine est poursuivie par le loup, et si la cabane qu'elle a construite de ses propres os ne suffit pas, peut-être que celle de sa consoeur, faite de bouse uniquement, saura éloigner la bête ? Fin connaisseur de la période médiévale et de sa représentation du monde, Marcel Ruijters nous livre, après Inferno, un recueil tendre et cruel de voies décidément impénétrables vers la sainteté. Un véritable livre d'heurts ! Avec son papier intérieur à frot grammage Vellum White blanc immaculé, et enchassé dans sa couverture percée en ogive et marquée en dorure à chaud sur papier de création Freelife Merida Burgondy, Les Bienheureuses offre un confort de lecture qui ferait oublier le plus rude des prie-dieu. Mais surtout, Les Bienheureuses est dans la droite ligne de notre catalogue : auteur de tempérament, fabrication originale et raffinée, ainsi qu'un contenu qui, nous l'espérons, ne manquera pas de participer à l'édification de votre âme.
Des nonnes médiévales pratiquent l'humour splastick, des stigmates apparaissent comme des bubons par temps de peste, les éléments météorologiques s'incarnent pour éventuellement servir de carburant à toute embarcation et pour que tout le monde comprenne bien, les rares textes sont en latin (la version de cuisine de préférence, mais rassurez-vous, un glossaire figure dans l'ouvrage). Alternant planches dessinées et cartes à gratter, Marcel Ruijters dépeint en 8 histoires un Moyen Age qu'on n'imaginait pas si comique. Posant les bases de cette écriture qui lui servit par la suite à composer les bien plus sérieux Inferno et Les Bienheureuses (publiés en 2013 et 2022 aux éditions The Hoochie Coochie), Sine Qua Non est un recueil que se doit de connaître tout amateur d'histoire médiévale. Publié initialement en 2005 aux éditions l'An 2, cette nouvelle édition de Sine Qua Non s'enrichit de deux textes (de son éditeur ainsi que de l'auteur lui-même) visant à souligner la pertinence du regard de Marcel Ruijers sur l'art médiéval et la façon dont cet art a nourri de tout temps les créateurs de bande dessinée.
Jheronimus Bosch, l'inventeur de diables visionnaire, le génie satirique, l'humble peintre artisan. Son oeuvre figure parmi les plus puissantes de la fin du Moyen Age, mais il est lui-même un artiste méconnu. Après des années de recherche, l'auteur s'est glissé dans son intimité, sa famille, et dévoile ses secrets de fabrication et ses sources d'inspiration : "Il y a de la comédie dans cette histoire... parce que leur vie était dure, les gens traitaient ce qui leur arrivait avec ironie." Marcel Ruijters
Au coeur des années 1970, Robert Varlez découvre les travaux chronophotographiques d'Eadweard Muybridge et extrapole à partir de ces motifs de nouvelles formes d'écriture en bande dessinée. Ces travaux courts sont alors publiés dans diverses revues littéraires (Minuit, 25, L'Oeil lisant, Rue Rêve, Aménophis) avant d'être enfin recueillis en 2013 dans le livre Séquences chez The Hoochie Coochie. Encouragé par cette réhabilitation tardive, Robert Varlez décide de ressortir de ses cartons un projet long déjà riche de soixante-quatre planches mais resté inachevé (titre de travail : Roman). Il dessine alors, quelques trente-cinq ans plus tard, une quinzaine de planches supplémentaires qui rendent ainsi possible la publication de HAahh !
Pré-publié dans l'inénarrable Dame Pipi Comix l'édition définitive de Victor Anthracite a tout du récit classique : une narration sans faille, un découpage rigoureux et des dialogues ciselés. Pourtant, les aspérités sont bien là et on commence déjà à parler d'un travail "anti-Hergéen" à propos de la série de Gérald Auclin. Car si le découpage et la narration empruntent beaucoup au Maître, les renversements sont quasi-constants : la ligne claire est brisée au lieu d'être lisse, le personnage est bien plus victime que héros, et le noir et blanc tranché des aplats ne laisse décidément pas de place à la couleur. Mais le coeur du sujet n'est pas là. Victor Anthracite parviendra-t-il à enrayer l'imminente pullulation de cafards orchestrée par un oligarque misanthrope ? Seule la lecture vous le dira...
Mackay Gregory ; Constantin Yoann ; Ducatez Gautie
C'est à nouveau les vacances pour Anders et ses amis. Cette fois-ci, direction le Mont Tremblant où les enfants vont faire de nouvelles rencontres, de formidables découvertes et vivre de trépidantes aventures.
Syrie, 303 après Jésus-Christ. Trois brigands réduits en esclavage fomentent une tentative d'évasion qu'ils déguisent en rébellion servile. C'est ainsi que commence une épopée burlesque à travers un Empire romain déliquescent. Dans un monde oscillant entre paganisme et chrétienté primitive, nos trois fuyards auront toutes les peines du monde à se tenir éloignés de la galère autant que de l'arène, des légions romaines autant que des hordes germaines.