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NOUS, JOURNALISTES
RUELLAN
PU GRENOBLE
21,30 €
Épuisé
EAN :9782706116803
Pourquoi les journalistes, depuis le début de l'organisation de leur groupe professionnel il y a cent trente ans, tiennent-ils des discours récurrents sur la nécessité de créer un tribunal d'honneur, un ordre professionnel ou encore récemment un conseil de presse? Et pourquoi leurs initiatives s'arrêtent-elles aux discours, pourquoi semblent-ils ne jamais pouvoir traduire ces appels à la déontologie par des actions et des institutions de régulation de la morale? Par un examen de ces discours, des contextes historiques durant lesquels ils ont été tenus, des organisations sociales qui les ont supportés, depuis les premières associations de journalistes et de directeurs de presse au XIXe siècle jusqu'aux initiatives les plus actuelles, en passant par les débats corporatistes de l'entre-deux-guerres, l'aventure des sociétés de rédacteurs et les remises en cause des années 1990, l'auteur livre une explication d'ensemble. Il montre que les discours déontologiques ont été construits pour régler les relations des journalistes avec leurs pairs, leurs patrons, leurs sources et leurs publics. Ils disent comment se comporter et, partant, définissent le journalisme tel que les journalistes le conçoivent, expriment leur identité et leur altérité par rapport à d'autres acteurs des médias et de la communication.
Résumé : Chercheur en pharmacologie, Paul consacre son existence à son travail de laboratoire. Ayant mis au point une substance censée stimuler la mémoire, il en fait l'essai sur lui-même. Dans son existence et celle des autres, c'est le début d'un bouleversement irréversible... Réalité fugitive et changeante, souvenirs incohérents : Paul va faire l'expérience d'un univers dérivant au gré de sa mémoire disloquée, un univers où toutes ses certitudes s'effacent peu à peu dans l'illusion et la démence. Pertinente réflexion sur le progrès scientifique et ses possibles dérives, Mémo évoque également, par son questionnement de la réalité et de la folie, les mondes schizophrènes de Philip K Dick, de Norman Spinrad ou de Christopher Priest.
A toi qui viens de trouver cet opuscule dans le nid d'un coucou légèrement givré, comment donner l'envie d'y plonger le bec, d'y picorer quelques pignons de dérision placide, quelques granulés de causticité ? L'hirondelle n'est pas le paon ou l'oiseau de paradis, elle ne crée pas le printemps et ne fait que l'accompagner, éclaircissant parfois d'une aile facétieuse les pesanteurs de l'horizon. Pour ce qui est de la dentelle, l'idée d'en faire est bien loin d'elle. L'hirondelle préfère donner dans la métaphore. Et surtout filer, tout simplement. Insaisissable, elle ne pointera pas le bout d'une rémige au long des scènes d'un recueil qui n'a, à l'instar de la dentelle, "ni trame, ni chaîne".
Les journalistes agacent. Touche-à-tout insaisissables, on ne sait guère ce qu'ils font, comment ils produisent, où ils se situent, à quelle catégorie les rapporter: ils semblent inclassables. Leur profession? Comment savoir où elle débute et où elle finit : on ne lui connaît aucune limite précise. Leur professionnalisme? Les discours véhéments sur la déontologie, la compétence technique, ou l'organisation du groupe, colmatent sans espoir une rare imprécision des procédures de production et un quasi-vide de structuration collective. Est-ce un défaut? Bien au contraire, répond l'auteur. Plongeant dans l'histoire du groupe pour en raconter les efforts d'organisation aux XIXe et XXe siècles, et observant de près leurs manières actuelles de travailler, l'auteur explique que les journalistes ont ceci de particulier qu'ils sont nés et se reproduisent dans un espace social et laborieux nécessairement imprécis. Le flou, qui imprègne leur réalité entière, n'est pas le signe d'un dysfonctionnement passager : il est constitutif, et productif. Le journalisme n'existe que par les espaces frontières qu'il dispute à de nombreux champs intellectuels : connaissance, art, spectacle, science, dont il emprunte et mélange les modes de production. Le professionnalisme du flou n'est pas une formule péjorative. Au contraire, elle exprime les caractères dynamiques, parce que fluides et métissés, d'une identité professionnelle hors du commun.
Commentaires Connaissez-vous la théorie de l'engagement ? Les techniques de l'amorçage, du pied-dans-la-porte, de la porte-au-nez ? Sans doute mais pas sous les termes savants que leur donne la psychologie sociale expérimentale. Vous avez déjà subi la tactique qui consiste à vous demander un peu pour vous réclamer plus ou, au contraire, à vous demander d'abord trop pour vous faire accepter ensuite une proposition plus modeste. Vous n'êtes peut-être pas dupes de la pratique des appâts commerciaux mais il existe des techniques de vente ou de management plus subtiles qu'il peut être utile de connaître pour pouvoir mieux les déjouer. Celles qui sont examinées ici sont fondées sur le fait, établi expérimentalement, qu'un individu en situation de libre choix se sent engagé par sa décision, même si lui sont révélés aussitôt des inconvénients, parfois non négligeables, qui avaient été dissimulés au moment de la délibération. Le Petit Traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens, un ouvrage pour manipuler ou pour démasquer les manipulateurs ? Le lecteur jugera de l'ambiguïté du propos. Il ne regrettera pas, quoi qu'il en soit, d'avoir pris connaissance des procédés et de la prétendue "science" de ceux qui pensent qu'en dehors des relations de pouvoir, la ruse est la seule façon d'obtenir quelque chose d'autrui. --Emilio Balturi --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.