Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le journalisme défendu. Modèles de l'action syndicale
Ruellan Denis ; Demers François
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753529045
Si le syndicalisme dans le journalisme donne aujourd'hui à voir un visage pluriel et éclaté, c'est là un des résultats d'une longue histoire qui a vu apparaître, et souvent subsister, des organisations distinctes porteuses de conceptions différentes de l'action revendicative. Cette discontinuité n'était qu'apparence. Sédimentées par le temps, formant progressivement des agrégats, se reliant les uns aux autres tout en recherchant les voix de leurs différences, les organisations syndicales et les formes de leur action ont tendu vers des stabilités, des modèles récurrents, des régularités. Pour les découvrir, cet ouvrage se penche sur cinq événements distincts : La création d'une association de journalistes chrétiens qui rapidement se transforme en syndicat en 1895 ; Une autre création, en 1918, d'une organisation aux options radicalement différentes, le Syndicat national des journalistes ; La tentative de mettre sur pied une union syndicale, à deux périodes, durant l'entre-deux-guerres et dans les années 1960 et 1970 ; L'invention d'une forme originale d'organisation, les Sociétés de rédacteurs, toujours dans la période de la fin des Trente Glorieuses ; L'usage d'une technologie sociale, introduite par la loi de 1935 (statut des journalistes), la Commission arbitrale chargée de régler certains conflits du travail. A partir de ces études, l'ouvrage identifie cinq régularités, cinq modalités majeures qui semblent contenir les conceptions de l'action syndicale des journalistes : la corporation (l'alliance des gens de métier sans distinction de condition), la profession (l'affirmation d'une identité spécifique de salariés du même métier), l'union (la coalition des forces laborieuses sans distinction de secteur ni d'emploi), la participation. (la gestion partagée d'un espace de production par les employeurs et les salariés), le paritarisme (la co-responsabilité de l'administration partielle d'enjeux sociaux et professionnels). Ces régularités constituent les cinq entrées de l'ouvrage.
Qu'est-ce qui conduit une journaliste à choisir la guerre comme terrain de travail ? Etre reportère de conflits armés, c'est à la fois s'engager, rejoindre un collectif professionnel (une "amitié dentifrice", disait Isabel Ellsen), mais aussi connaître l'ennui, voir la violence, risquer des blessures, un "jeu personnel avec la mort" témoignait Brigitte Friang. L'ouvrage se penche sur cette activité pour comprendre comment elle est vécue, quels bénéfices en sont tirés, quels dommages en découlent, comment les proches y contribuent. Il montre comment les situations de tension extrême construisent un attachement particulier au monde, un goût singulier. Il interroge aussi la place grandissante des journalistes femmes, le rôle des ressources de genre et des assignations dans cette transformation, les inégalités persistantes. Ce livre emprunte un chemin original pour répondre à ces questions. L'auteur propose d'abord quinze portraits subjectifs et exploratoires de femmes (Andrée Viollis, Gerda Taro, Oriana Fallaci, Christine Spengler, Catherine Jentile...) qui, depuis un siècle, ont couvert des conflits armés. Ensuite, à travers l'analyse des carrières et des entretiens avec une cinquantaine de journalistes, femmes et hommes, qui exercent ou ont exercé sur des terrains de conflit, ainsi qu'une dizaine de leurs proches, il interroge les circonstances et les intérêts pour un métier où désormais, dans la plus jeune génération, la parité des effectifs s'établit.
Une étude menée par l'Observatoire des Nouvelles Technologies d'Information et de Communication et des métiers de l'IUT de Langnion-Université Rennes 1, auprès de quatre grands titres de la presse quotidienne régionale (La Dépêche du Midi, Ouest-France, Sud-Ouest, la Voix du Nord) et du journal L'Equipe a permis de faire le point sur l'état actuel de l'utilisation des réseaux informatiques par les journalistes. Loin de montrer des journalistes en téléconférence entre deux séances de recherche d'informations sur le WEB, les auteurs de l'étude décrivent une réalité s'inscrivant plus directement dans une tradition faite de pratiques de terrain et de difficiles négociations catégorielles. Si en apparence rien ne semble avoir changé dans les salles de rédaction, toutes les conditions techniques sont à présent réunies pour que s'engage une mutation fondamentale du cycle de production et de diffusion de l'information. Jusqu'où l'identité des journalistes pourra-t-elle résister aux évolutions des groupes de presse et de leurs outils ?
Votre attention, s'il vous plaît : des pickpockets sont susceptibles, dans cette station. Veuillez veiller à les ménager. Merci de votre compréhension." Comédie en dix tableaux garantie sans un seul clou, Les pickpockets sont susceptibles est peuplée de personnages ordinaires, de quidams, Monsieur Tout le monde et ses semblables. Aucune tête ne dépasse, surtout pas celle d'un quelconque "clou du spectacle". Les anomalies qui meublent le quotidien se trouvent cependant pointées avec une rigoureuse élasticité, épinglées avec ce petit rien si précieux pour rester en bons termes avec la réalité : une phénoménale absence de sérieux.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.