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L'AMENAGEMENT DU LITTORAL DE GUINEE (1945-1995). Mémoires de Mangroves, des mémoires de développemen
Ruë Olivier
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782738469649
Le développement échouerait-il par défaut de mémoire ? Olivier Ruë le montre par une étude historique, naturaliste et socio-économique de l'une des plus longues séries de grands aménagements réalisés en Afrique. L'auteur démontre que la répétition des faillites des interventions repose, en dépit des changements politiques, sur la permanence de défauts de mémoire, de différentiels de perception et de cloisonnements des connaissances, des savoirs et des expériences. Des travers hérités de la colonisation, dont les conséquences sont les échecs agro-économiques des interventions, la démobilisation des acteurs, la déresponsabilisation des décideurs et la dégradation de l'environnement. Une présentation de l'état actuel des ressources littorales conduit à préciser les menaces qui pèsent sur elles et à définir les enjeux de leur valorisation. Aussi, l'auteur propose-t-il aux décideurs d'engager un travail d'analyse des mémoires du développement, mais aussi des modes de capitalisation, d'élaboration, de transmission et de communication politique de l'information dont le gel bloque depuis tant d'années les évolutions techniques, socio-économiques et politiques. Leur diffusion constitue le levier de la réappropriation de l'initiative du développement par les acteurs locaux. La préservation de l'environnement et la valorisation des ressources sont conditionnées par l'épanouissement social. Elles reposent ensemble sur la réconciliation du savoir et du pouvoir. L'enjeu est de passer d'un développement durable à un développement " désirable " par les populations, et d'une politique de coopération à une politique de médiation. Les leçons que l'on tire de cette expérience s'appliquent aux politiques menées au sud comme au nord.
Un hommage à l'?uvre d'Emmanuel Levinas avait été organisé à la Sorbonne, peu après la mort du philosophe, certaines communications ont été publiées dans un numéro de la revue Rue Descartes. Celles-ci déclinent, selon un modèle propre à chaque auteur, un moment de ce que Levinas appelle "l'altérité d'autrui". Deux directions caractéristiques de la pensée de Levinas sont privilégiées, l'une encline à l'exégèse et à l'étude du Talmud, dérangeant la souveraineté de la raison, l'autre, la philosophie, permettant d'accéder à une réflexion partagée sur la vérité. Présentés par Danielle Cohen-Levinas, les textes sont signés par Miguel Abensour, Pierre Bouretz, Catherine Chalier, Simon Critchley, Marc de Launay, MarieLouise Mallet, Jean-Luc Marion, Stéphane Mosès, Silvana Rabinovich, Jacques Rolland, Shmuel Trigano. Le lecteur trouvera également dans la collection Quadrige, Le tempe et l autre, ouvrage regroupant quatre conférences d'Emmanuel Levinas faites au Collège de philosophie.
Le théâtre des collèges jésuites constitue l'une des formes les plus mal connues et les plus passionnantes de l'engouement pour l'art dramatique qu'a connue l'Europe des siècles classiques. Le Cyrus du P. de La Rue, un proche de Pierre Corneille, a été représenté en 1679 au Collège de Clermont, actuel lycée Louis-le-Grand à Paris. Membre de l'équipe qui oeuvre alors pour l'instruction du dauphin, fils de Louis XIV, ce jésuite hautement cultivé et fin latiniste produit là un chef-d'oeuvre de la tragédie historique destiné à des représentations organisées dans le cadre de l'enseignement ouvert, pionnier et brillant de la Compagnie de Jésus, qui recrute les enfants de l'élite sociale dans la France de Louis XIV. Traduit :pour la première fois en français, introduit, annoté et expliqué minutieusement, ce texte ouvre la porte au lecteur moderne sur un univers pédagogique, intellectuel et culturel qui allie à l'exotisme d'un passé oublié l'actualité brûlante des formes et des moyens offerts à l'éducation et à la formation des jeunes lettrés.
La loi des séries, hasard ou fatalité ? Fréquemment invoquée, cette loi... en est-elle vraiment une ? Les événements, souvent dramatiques, qu'on lui impute sont-ils réellement le signe de la persécution du destin ? Et si tout cela n'était que pures coïncidences ? Comment les mathématiques peuvent-ils nous aider à déterminer si le hasard est venu mettre son grain de sel ? . . Elise Janvresse et Thierry de la Rue sont tous deux chercheurs au Laboratoire Raphaël Salem (CNRS), à l'Université de Rouen.
A Tokyo, dans un Japon empreint de traditions et aux prémices de la seconde guerre mondiale, deux enfants, Nikko et Hanako, se rêvent un destin commun sous les cerisiers en fleurs.Le conflit mondial bouleverse leurs projets et les projette dans les aléas d'une vie qu'ils n'auraient jamais pu anticiper. Dans l'enfer des bombardements de Tokyo, ils sont séparés, chacun gardant en son coeur le souvenir de l'autre. A travers de brefs instants du quotidien, le lecteur accompagne - tout au long de leur vie - deux personnages d'une grande sensibilité.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.